Hawks

Les Hawks étrillent Philly dans le money time : 103-100, 2-2, ployer le genou n’existe pas dans le langage géorgien

Hawks

Big Three, mais John Collins est parti se doucher.

source image : NBA League Pass

Un match maîtrisé de A à M pour Philly, la seconde période ayant été le terrain de jeu des Hawks. Si l’on s’est cru au Puy du Fou avec tous ces Faucons volants, Joel Embiid n’a rien proposé de concret pour mettre un terme à ce spectacle. Retour sur un match que l’on pourrait regretter longtemps en Pennsylvanie.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Survivre, recoller et s’affirmer, autant de notions qui vont devoir guider les Hawks dans ce match 4 face aux Sixers. L’objectif est de ne pas perdre pied tout en proposant un crawl si travaillé qu’il permet d’ambitionner une victoire au terme de cette série. Après avoir sorti la brouette lors du game 1 en Pennsylvanie, les Hawks de Trae Young restent désormais sur deux revers consécutifs et n’ont plus l’avantage du terrain. Ils ne le reprendront pas ce soir – quoi qu’il arrive – mais s’imposer devant son public est primordial pour éviter le naufrage. Rappelons qu’on ne verra plus De’Andre Hunter cette saison, lui qui avait bien call les fins de rencontre au Garden. C’est donc Kevin Huerter qui se glisse parmi les titulaires des Hawks, nous permettant de l’appeler le cinquième roux du carrosse. À jeux égaux, Danny Green est out à cause d’une élongation au mollet droit et pourrait ne revenir que lors d’éventuelles Finals. Le vaillant Furkan Korkmaz troque donc son siège chauffant pour une place dans le cinq, lui dont les 14 points vendredi soir ont tapé dans l’œil du Doc. Pas évident de prendre place au plus important des moments.

Le premier quart-temps ? À l’image d’un eurostep boiteux de Ben Simmons, du 0/4 au tir de Trae Young, du 0/5 de Joel Embiid et des timideries de Clint Capela sous l’arceau. C’est un tel massacre qu’Aaron Gordon et Kyle Kuzma passeraient pour des grands philosophes balle en main. Tout est approximatif mais le faux rythme pénalise davantage les Hawks dont le système offensif repose essentiellement sur la justesse de leurs actions. Il y a autant d’écart dans les tirs de John Collins qu’entre les Nets et les Celtics. A contrario, Philly s’y retrouve bien dans son barouf et use de son avantage de taille pour carreler la raquette. Le duo Ben Simmons – Seth Curry fait très mal à Atlanta car même si leur lien est indirect, l’Australien met de l’ordre à sa manière et Seth conclue sans trembler. La second unit de Philly envoie Joel Embiid souffler mais les Pennsylvaniens restent entre de bonnes mains : Dwight Howard – selon lui peu respecté lors de son passage à Atlanta – passe ses envies de vengeance sur l’arceau. Les Hawks s’en remettent alors à Bogdan Bogdanovic qui – même s’il a la main chaude – connaît ses limites dans le second quart-temps. On peut demander à un lieutenant de planter douze tirs, mais pas de prendre la place du calife. Eh oui, Trae Young se tient l’épaule droit et sa souffrance transparaît sur des floaters… trop courts. Des floaters trop courts de Trae Young ? C’est comme si Serge Ibaka commençait à régler ses embrouilles par le dialogue. La première période s’éteint donc sur un 17-3 de Philly, dont l’effet est celui d’une grande clé de douze dans les dents géorgiennes (Atlanta Hawks 49 – 62 Philadelphie Sixers).

Si Ben Simmons (first), Joel Embiid (first) et Matisse Thybulle (second) ont tous trois justifié leurs présences dans les All-NBA Defensive Teams en première mi-temps, la reprise met davantage en lumière les offensives d’Atlanta. Le Bogi des Balkans reprend sa prose lointaine, tandis que John Collins est bien moins délicat. L’ailier-fort débraguette et urine sur la poésie de son pote, lui qui juge plus adéquat de claquer deux énormes putbacks. L’avance de Philly dégraisse et pour stopper l’hémorragie, Ben Simmons ne trouve rien de mieux qu’une faute de camionneur en contre-attaque : l’Australien saborde John Collins mais s’excuse instantanément. On est passé à deux doigts d’un barfight d’anthologie, relou qu’il soit plutôt bon élève le Ben. Ceci étant, le momentum est clairement Géorgien et les Hawks reviennent à égalité. En salvateur des siens, Shake Milton sort d’une boité égarée depuis la mi-saison et cale une petite séquence à huit points : le banc de Philly danse, Danny Green twitte. Si Joel Embiid est en train de faire gonfler son double-double, son adresse nous file la colique (4/20 au terme). Contrairement à Trae Young – lui aussi maladroit – la lucidité du Camerounais est celle d’un nain à qui on propose des hormones de croissance en soirée. À deux minutes du terme, les Sixers mènent d’un point. La guerre de tranchées tourne à l’avantage des Sixers quand Furkan Korkmaz claque un gros tir primé depuis les sept mètres. Les Turcs sont dans la rue, mais rentrent vite pioncer lorsque John Collins répond du parking. Dans la continuité de sa prestation, Joel Embiid voit ses petits tirs au poste échouer contre l’arceau et – à 40 secondes de la fin – laisse l’opportunité aux Hawks de prendre la main. Sur un drive à fond les ballons, Trae Young obtient la faute et convertit ses deux lancers. Les petits gars de Pennsylvanie comptent sur leur dernière possession pour écourter la série, mais Joel Embiid envoie une passe approximative pour Ben Simmons qui ne peut contrôler le ballon : Hawks win. L’homme du match ? Faisons dans le concret : Trae Young termine la partie avec 25 points et 18 assists (Playoffs career high) à 31% au tir dont 3/11 depuis la buvette. Les pourcentages sont à jeter mais la manière avec laquelle il a réorganisé une équipe bordélique dans le premier quart-temps, force le respect. Et pour les statistiques de matheux, il devient le premier joueur depuis Tim Hardaway en 1991 à combiner à minima 25 points et 18 assists dans un match de Playoffs. Validé par le Ja, en tout cas.

Les Sixers manquent le coche et c’est bien dommage ! Pourtant maîtres de la rencontre à l’entracte, les gars de Philly se sont désintégrés devant le hustle de Hawks, poussés par une ambiance de feu. Nous y sommes, 2-2, balle au centre et église là où il faut dans le village… que demander de mieux ?

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top