Wizards

Les Wizards continuent leur chantier printanier : victoire 133-132 face aux Pacers, parce que Russell Westbrook, parce que Bradley Beal

Please, NBA, merci de nous offrir un Pacers – Wizards pour le premier tour du play-in tournament. Trois matchs cette saison entre les deux franchises et trois All-Star Games, trois matchs faisant la part belle à l’attaque et aux exploits statistiques individuels, et le rêve désormais d’un quatrième avec l’astérisque du match couperet en plus. Bref, cette nuit encore ce fut absolument dingue, et comme un symbole c’est à un Russell Westbrook entré un peu plus tôt dans la légende que revint l’honneur de parapher ce match de foufous. Allez, récap, en sueur.

La boxscore de cette orgie statistique, c’est juste ici

Lors du premier round le 30 mars dernier, les Wizards l’avaient emporté une première fois (132-124), sans Bradley Beal, grâce notamment à 35 points, 14 rebonds et 21 passes de Russell Westbrook et ce malgré un 35/11/6 de Domantas Sabonis. Puis rebelote il y a à peine une semaine, avec une victoire offensive et aisée des Sorciers (154-141) grâce à un… 14/21/24 de qui vous savez et de grosses perfs de Bradley Beal et Daniel Gafford, malgré une nouvelle grosse saillie de Sabonis en face (32/19/9). Des chiffres, des chiffres et encore des chiffres, pas mal de transpi aussi, et loin de toute analyse défensive… un pur kif que de voir s’affronter deux équipes joueuses. Cette nuit ? Ce fut évidemment un remake des deux premiers duels, un match qui nous offrira d’ailleurs cinq minutes de rab car quand on aime on ne compte pas. Les héros de ce match ? On les compte sur les doigts d’une main normalement constituée. Honneur aux valeureux vaincus pour commencer, avec un duo tranchant et qui aura tout tenté. Le All-Star Domantas Sabonis tout d’abord, encore auteur d’un match stratosphérique avec 30 points, 13 rebonds, 13 passes et 3 steals, une gloutonnerie de plus pour Domas, festin représentant son douzième triple-double en carrière et déjà le huitième cette saison. A ses côtés ? Un homme revenu de tellement loin, et qui s’éclate aujourd’hui dans le rôle d’électron libre qui lui sied si bien. 35 points, 14 rebonds, 8 passes et 2 steals pour le pirate, pas mal de déchet au tir cependant (12/30) mais des responsabilités prises en l’absence de Malcolm Brogdon. Deux hommes en forme, deux formes en homme, mais deux leaders au final dépassés par la furia Wizards, elle aussi menée par deux hommes principalement, deux barbares du chiffre dont le travail fut également validé en fin de match par un troisième héros discret.

Comme vous l’aurez probablement deviné, on ne parlera dans ce paragraphe ni de Garrison Mathews ni de Chandler Hutchison, mais bien des deux mabouls que sont Bradley Beal et Russell Westbrook. Backcourt all-time d’un point de vue statistique et débuache d’énergie, backcourt auteur une nouvelle fois d’un match sen-sa-tion-nel. Bradley Beal tour d’abord, car on garde le last but not the least pour plus tard, vous allez vite comprendre. Bradley Beal donc, ce genre de mec à la lutte avec Stephen Curry pour être le meilleur scoreur de la Ligue, ce genre de mec qui terminera cette nuit son match avec… 50 points, ah ok, 50 points marqués avec 1) une garde ultra-rapprochée tout au long du match et 2) une cheville touchée en fin de match et l’obligation de sortir une première fois en cours de match avant de revenir se gaver en boitillant, puis finalement l’ordre intimé par la science de regarder la dernière possession du match et l’overtime assis sur le banc, avant de se voir, finalement, diagnostiquer une blessure aux ischios lors de son passage post-game chez le doc, en  ayant assisté avant cela avec des lunettes 3D au festival de son compère des lignes arrières. Et la transition est parfaite puisque c’est bien d’un festival dont on parle.

Souvenez-vous de cet incroyable jour nuit d’avril 2017, lors de laquelle Russell Westbrook posait un 50/16/10 face aux Nuggets, validant ainsi son 42ème triple-double de la saison (record all-time) tout en parachevant la soirée d’un game winner tout aussi historique que le chest-bump qui s’en suivait alors. Rajoutez cinq ans d’expérience et de sagesse à Russell Westbrook, xptdr, et vous obtenez donc la recette de cette nouvelle folie offerte par le Brodie. Mais cessons les balivernes et venons-en au fait. La ligne de stats ? Elle est ce qu’elle est, elle pue le Westbrook. 33 points, 19 rebonds, 15 passes, 1 steal et 2 contres, à 11/26 au tir dont 3/7 du parking et 8/9 aux lancers. Mais plus encore qu’une simple analyse de ces chiffres, c’est le pitch du match et le timing qui affolent. Car cette nuit Russell a encore performé mais il l’a fait le soir où il égalait Oscar Robertson tout en haut des livres d’histoire avec son 181ème triple-double en carrière, et un soir où, comme en 2017, il décida au final de signer en bas de la feuille. Shoot raté au bout des quatre quart-temps originels mais un contre clutchissime sur Caris LeVert à la toute dernière seconde de l’overtime, comme pour faire taire tous ces gens qui voudraient nous faire croire que seuls les chiffres intéressent ce grand malade.

Une victoire au bout de la nuit grâce à un duo une nouvelle fois phénoménal, un Daniel Gafford incroyable dans les tâches de l’ombre, des Pacers joueurs mais trop justes, et au final les Wizards qui grillent la politesse à Indiana en leur piquant la neuvième place de la Conférence Est. Vivement le play-in, vivement un… Wizards – Pacers au play-in, parce que la vie est décidément trop bien faite.

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