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Russell Westbrook mène une orgie offensive face aux Pacers : 14 points, 21 rebonds et… 24 assists, l’irrationnel en personne

Russell Westbrook

Par contre, il jette un coup d’œil toutes les dix secondes à ses stats, ce grand narcissique.

source image : NBA League Pass

Que ses coups de jus sont appréciables. Lorsque Russell Westbrook gonfle les bibis, il revient à nos mémoires de jolies soirées sous les nuages de l’Oklahoma. Ce petit bonhomme est unique, parcouru de critiques et de louanges, un paradoxe si manichéen. Mais comme il le dit si bien – avec tant de convictions – « quand on parle de toi, c’est que tu les intéresses ».  Débrief.

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« Accélère, y’a du bovin derrière ! ». Quand vous précédez Taureaux et Dinos, mieux vaut ne pas regarder dans le rétro. C’est en tout cas la philosophie à laquelle Pacers et Wizards veulent se tenir : vaincre ou se rapprocher de la zone maudite. Un dilemme un poco hypocrito quand on sait qu’absolument personne ne voit Indiana en Playoffs. Il a beau sortir d’un joli mois d’avril, Edmond Sumner aura toujours le même blaze que le rival de Johnny dans Jean-Philippe. De l’autre côté, le tandem Bradley Beal – Russell Westbrook compense la rotation Alex Len – Robin Lopez. Tu prends Patrick Paroux comme pilier d’un film d’action et tu le doubles avec Fabien Barthez sur les cascades. Un constat qui se veut à contresens du début de rencontre puisque Alex Len claque 9 points en 4 minutes dans la raquette de l’Indiana. Bien que Domantas Sabonis ait lui aussi un bel impact offensif, la physionomie du match revêt instantanément les couleurs de la capitale. L’inimitable Russell Westbrook galope en laissant de grosses traces de gazole sur le parquet : 8 points, 12 rebonds et… 14 assists en première mi-temps ! La ligne statistique est ahurissante et nombreux sont les recordmans à sortir du pieu pour mater la seconde période, goutte sur le front. On passe quand même le bonjour au binôme Caris LeVert – Domantas Sabonis qui se démène pour pallier les manquements de leurs partenaires. Côté Wizards, l’orgie offensive n’est pas due qu’à l’attraction bodybuildé et les Bradley Beal, Rui Hachimura et autre Daniel Gafford entourent parfaitement la bête (Washington Wizards 80 – 64 Indiana Pacers).

Lors de son record devenu légende, Scott Skiles comptait lui aussi 14 caviars à l’entracte. Il portait également le numéro 4, comme Russell Westbrook. Ce soir, il est probablement assis devant son téléviseur, entouré de sa famille et priant pour ne pas perdre la seule chose qui fait encore parler de lui. On imagine très bien sa tante – pleine de mauvaise foi – lâcher des grands : « Non mais lui il force vraiment ses passes, toi c’était plus naturel Scotty chéri ». Mais le deuxième acte ne se résume pas à la seule course aux stats, et les Wizards cartonnent purement et simplement. La gâchette Davis Bertans est le bon ami d’un Russell Westbrook qui profite de lui pour grapiller ses assists. L’atout numéro uno du Marsupiaux reste Bradley Beal et son impeccable finition : l’homme au bandeau termine la joute avec 26 points, 5 rebonds et 6 assists. Sacré big up au samouraï du Capitole – Rui Hachimura – qui claque 27 points et 7 rebonds sur le museau de Doug McDermott. Le sophomore est un exemple de sérieux et progresse à fond les ballons, il s’agit désormais de ne plus le quitter des yeux. La suite du match ? Russell Westbrook voit son nombre d’assists rester en-dessous de la trentaine et se suffit de 14 points, 21 rebonds (career high) et 24 assists (career high égalé). Nul besoin de préciser pourquoi les Wizards battent le record de franchise en passes décisives sur une rencontre (47). Autre équation qui fait tourner la tête, Russ West valide son 178ème triple-double et ne se situe plus qu’à trois potentielles perfs d’Oscar Robertson. Les Pacers – quant à eux – perdent une bonne occasion de se taire et fragilisent une neuvième place plus que jamais convoitée par les Wizards. Les jours à venir s’annoncent historiques au sein de la Conférence Est. Genre ? Historiques.

Il demanderait les clés de notre baraque, on les lui filerait sans hésiter : Russell Westbrook est différent. Ce gars aime modifier la vision du basket-ball, quitte à déranger un conservatisme pro-nineties. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, un jour viendra il nous manquera. À tous.

1 Comment

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  1. Hydenz

    4 mai 2021 à 4 h 59 min at 4 h 59 min

    Super référence à rap contenders « genre historique »

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