Suns

Thriller au finish décevant : les Suns viennent à bout de Milwaukee, l’important c’est les trois points

Devin Booker

Posé aux lancers.

source image : NBA League Pass

Au terme d’un vrai match de panier-ballon, il aura suffi d’un petit passage sur la ligne des lancers-francs pour que les Suns effacent les Bucks. D’une soufflette – donc – nous sentîmes cette même impression que lorsque après une soirée ciné elle t’appelle « mon pote ». Le scénario était-il de Weiss et Benioff ? Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Il en faut peu pour être heureux, mais beaucoup facilite forcément l’épanouissement. Une chose qu’Adam Silver a très bien compris, lui qui nous gratifie ce soir d’un somptueux Bucks – Suns. Le Fiserv Forum accueille Devin Booker et ses potes qui restent sur onze victoires en treize matchs. Les Arizoniens grattent le dos du Jazz et font serment de donner le maximum devant des Daims à la forme contrastée. Eh oui, les petits gars de Mike Budenholzer sortent tout juste d’une débâcle face à Memphis et ont à cœur de relancer une machine trop souvent enrayée. Chouette nouvelle, la rencontre est placée sous le signe de l’amour et de la santé puisque seul Abdel Nader est annoncé indisponible. Une situation rarissime au beau milieu d’une période pourtant vouée au load management. Allez, Monty Williams et le Bud se claquent une bise, et l’entre-deux est donné. Sans trop de surprise, les cadres assurent le spectacle en première mi-temps : Chris Paul et Devin Booker cumulent déjà 25 points, tandis que Giannis Antetokounmpo et Jrue Holiday en totalisent 32. Le Greek Freak est excellement bien rentré dans sa rencontre et donne beaucoup de boulot à un Deandre Ayton pour l’instant limité au rôle de rempart. Tiens, Cameron Payne s’approche de Donte DiVincenzo et lui demande si – on cite – « ce n’est pas trop fatiguant pour un coton-tige usagé d’enchaîner les matchs ». Une vanne réprimandée d’une salade de phalanges dans la mâchoire, puis les deux joueurs sont séparés. On apprécie le jeu des Suns sur pick-and-roll, Chris Paul profitant des écrans de son intérieur pour créer et désorienter la septième meilleure défense de NBA. Ceci étant, les vingt-quatre premières minutes n’aiguillent pas vers une potentielle tendance (Milwaukee Bucks 54 – 55 Phoenix Suns).

Bien que le meilleur des rênes soit Rudolph (quel générique incroyable), Khris Middleton est impressionnant de justesse. Le sniper du Wisconsin – à l’image de son équipe dans le troisième quart-temps – hausse son niveau de jeu offensif et fait démonstration de son fouetté clinique. Pat Connaughton s’invite à la fête avec trois gros tirs primés, mais ce sont bien Jrue Holiday et Giannis Antetokounmpo qui permettent aux Bucks de creuser l’écart. Un écart qui ne dure qu’un temps puisque les Suns réalisent douze dernières minutes de très haut-niveau. Parmi les Arizoniens, Mikal Bridges pose 5/7 du parking et confirme son excellente saison au sein du deuxième meilleur roster de la Ligue. On applaudit également l’entrée de Chris Paul dans le Top 5 des meilleurs passeurs de l’histoire, juste devant un dénommé Magic Johnson. À une minute du gong, Khris Middleton plante un 3-points importantissime (116-114) et oblige Devin Booker à sortir la grosse paire. Une contrainte qui n’en est pas une, et Mr. Jenner place un joli step-back entrée de raquette : overtime. Le début de la prolongation se fait dans la continuité du match, à savoir que les deux équipes ne parviennent pas à se départager. Mais à 25 secondes du terme, Mikal Bridges pose une bombe du parking. Le geste est grand, mais la réponse l’est davantage quand Khris Middleton savate les plans de Phoenix depuis les sept mètres. Les deux équipes sont à égalité et Devin Booker obtient trois lancers-francs au buzzer, sur une situation plus que litigieuse. Bien voyant qui peut justifier le coup de sifflet, m’enfin, Suns win.

Comment transformer l’un des thrillers de la saison en véritable daube. On ne reviendra pas sur la décision arbitrale – compliquée comme bonjour – mais plutôt sur la force de caractère dont ont fait preuve les Suns. Mine de rien, ça ressemblait à une belle affiche de Playoffs, et ils ont assuré dans le money time.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top