Pelicans

Les Pelicans partent à la cueillette du trèfle : une belle paire Brandon Ingram – Zion Williamson profite d’un Jayson Tatum esseulé

Zion Williamson

Ça a changé un 2000.

source : NBA League Pass

Quand on y pense, il est peut-être stratégique d’avoir cédé la Louisiane aux Britanniques si des types bâtis comme Zion sont venus réclamer leur dû. Non pas que l’on préférerait ouvrir la porte à nos voisins germaniques en 40, mais presque. M’enfin, les Celtics ont fait l’erreur d’héberger leurs amis de la Nouvelle-Orléans, une bien mauvaise inspiration. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Un affrontement placé sous la houlette de Don Raoul, le dieu de l’incertitude. Les Pelicans sont douzièmes de la Conférence Ouest mais restent sur trois victoires en quatre rencontres, dont deux succès de prestige contre Lakers et Nuggets. Hormis Lonzo Ball touché à la hanche, l’orchestre de Stan Van Gundy se déplace au complet dans le Massachussetts, en quête d’une continuité synonyme de Play-in. Leurs adversaires du soir ne sont autres que des Celtics aux couleurs ravivées : deux victoires consécutives et une démonstration de basket-ball dans le Wisconsin. Ceci étant, l’infirmerie verte manque de lits et Jaylen Brown, Romeo Langford, Tristan Thompson ainsi que Semi Ojeleye se partagent deux couettes pour quatre. Éclat de lumière dans ce marasme de bobos, Evan Fournier est qualifié pour disputer la rencontre et se place tranquillement sur le banc. Allez, le trio arbitral tape une brésilienne dans le rond central, et l’entre-deux est donné. Le premier quart-temps est marqué au fer rouge par la patte Jayson Tatum : l’ailier de Boston inscrit 16 points et fait démonstration de sa polyvalence en alternant tous type de tirs (fadeaways contestés, mi-distance en sortie d’écran, lay-ups à l’épaule et bombinettes de la tribune présidentielle). La réponse est collective et dans la longueur, puisque New Orleans développe de jolies relations intérieur-extérieur avec notamment la doublette Kira Lewis Jr. – Zion Williamson. Les Pelicans portent même un run de 10-0 à la glotte des Celtics, magnifiquement ponctué par un tir primé de Josh Hart. Puis, on aperçoit Vavane qui se lève en direction de la table de marque : ça y est, il va rentrer ! Quelques minutes plus tard, on range le kilt et les sabots quand le Maire de Charenton passe totalement à côté de sa première sous le maillot C’s. Visiblement un peu stressoche, Evan repart avec la note de frais pour les dégâts matériels (Celtics 55 – 64 Pelicans).

Au retour des vestiaires, les statistiques sont frappantes et doivent s’inverser si Boston veut espérer l’emporter : les Pelicans envoient 10/16 de loin, tandis que les Celtics – plutôt dépourvus de réussite – ont tenté deux fois plus de tirs à l’extérieur du périmètre, qu’en son intestin. Cependant, ces chiffres ne vont pas disparaitre sous de nouvelles résolutions des joueurs de Brad Stevens, du moins pas avant le money time. Alors qu’émerge la paire Brandon Ingram – Zion Williamson, les Celtics semblent désormais avares d’espoir et hésitent à envoyer la garbage squad faire son cirque habituel. C’était sans compter sur le run de 13-0 infligé par Boston en toute fin de rencontre : bien emmené par Jayson Tatum, le collectif vert joue son meilleur basket-ball et réalise un condensé de sa performance à Milwaukee samedi dernier. Les Pelicans ne mènent plus que de trois points à quarante secondes de la fin, mais profitent de la possession pour mettre les choses au clair. Oui, Brandon Ingram enclenche un drive de forain avant de lâcher son meilleur step-back en tête de raquette : Jayson Tatum n’a pas supporté le coup de frein et encaisse, Pelicans win. Le dernier nommé est pourtant l’individualité de cette partie avec 34 points, 9 rebonds, 5 assists et 2 interceptions à 48% au tir dont 56% de la buvette (5/9). Mais le terme ne trompe pas et la partition de soliste ne vaut rien devant le philarmonique de Louisiane : 53 points, 9 rebonds, 12 passes et 4 steals pour le duo Brandon Ingram – Zion Williamson. Deux jeunes tarés très correctement entourés par les talentueux Kira Lewis Jr, Josh Hart (15 points et 15 rebonds) et autre Nickeil Alexander-Walker. Les Celtics quant à eux, manquent la passe de trois et ne devront pas trop attendre pour relancer une machine classée septième à l’Est.

Les Pelicans sont mal classés mais les Pelicans sont bourrés de talent, un constat ô combien simpliste mais tellement vérifié. Difficile d’imaginer une qualification d’office en Playoffs – tant la concurrence veille – mais il n’est pas fou que d’exiger une place en Play-in pour les jeunes de Louisiane. Un peu plus de régularité, et ça ira tout seul.

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