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Anthony Edwards est déjà un grand bonhomme : 42 points et des ailes de Phoenix qui croustillent sous les dents

edwards

El crackito.

source image : NBA League Pass

T’es là, t’es tranquillement en train de rouler sur ton année de rookie, ton daron ne fait aucune sortie médiatique et tout se passe pour le mieux, quand soudain une espèce de gros nounours tout veineux débarque dans le rétro. C’est marrant, tu l’as déjà croisé au péage ce gars-là, mais il roulait bien moins vite. Débrief.

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« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu », lâche Jean D’Ormesson sur le plateau d’ESPN après la rencontre. Cet affrontement que l’on croyait déjà réglé avant même l’arrivée des Loups dans l’Arizona, s’est finalement soldé par une incroyable victoire des Timberwolves. Un peu comme si l’on buvait directement au pis d’une vache, et que c’est de l’ice tea qui sortait. Privé de D’Angelo Russell et Jordan McLaughlin, Chris Finch doit composer en présence d’un gros dilemme : jouer au basket-ball, ou faire plaisir à son président qui se pointe tous les soirs devant chez lui déguisé en conseiller Assedic et répétant « le tanking ou un sort ». Pour notre plus grand plaisir, l’homme en poste depuis maintenant un mois a choisi la première option. Allez, Ricky Rubio attache ses cheveux, et l’entre-deux est donné. Les premières douze minutes voient deux bonshommes se foutre sur la tronche : Karl-Anthony Towns use de son fessier et pose 12 points, tandis que Devin Booker chauffe les stands avec 16 friandises. Un peu à la bourre à cause du cours de la brique en bourse, Anthony Edwards rejoint rapidement ses homologues en inscrivant 20 pions avant l’entracte. Le rookie de la meute impressionne de par sa capacité à absorber les contacts, et termine avec aisance sur n’importe lequel de ses adversaires. Il est habituel de souligner les performances de l’ombre, afin de ne pas accorder toute la lumière aux seules étoiles. Ceci étant, le ballon ne voyage pour le moment qu’entre les mains de Chris Paul, Devin Booker, Deandre Ayton, Karl-Anthony Towns et Anthony Edwards (Suns 58 – 53 Timberwolves).

Le troisième quart-temps fait office de mirage à une éventuelle échappée belle des Suns. L’apport extérieur de Mikal Bridges soulage les cadres de Phoenix qui peuvent souffler et se reposer sur un excellent finisseur d’actions (4/7 de loin). Les Timberwolves ne sont pas loin de lâcher, mais tiennent bon grâce à leur secteur intérieur : Naz Reid et Juancho Hernangomez sortent les tutus et font démonstration de leurs palettes offensives. Le bougon espagnol va même se montrer importantissime dans les dernières douze minutes, m’enfin. Si Devin Booker est insolent de propreté, le système des Wolves se réduit désormais à « passez la balle à Towns ou Edwards et dégagez du parquet ». L’occasion d’apprendre que Josh Okogie joue et qu’il a même passé 22 minutes hors du banc. À trois minutes du terme, Karl-Anthony Towns plante un énorme tir depuis le cabinet et Monty Williams s’enfile une bouteille d’AstraZeneca, cul-sec. La déprime du velleda s’intensifie quand Anthony Edwards multiplie – avec succès – les attaques de cercle. Tiens, le môme provoque très facilement des fautes et n’est pas sans nous faire penser à LeBron sur quelques séquences. Allons bon, Juancho Hernangomez valide la victoire des Loups avec un dunk rageur : Timberwolves win. Attachez votre ceinture et préchauffez votre four à 270°, on va discuter statistiques. La surprise du match n’est autre qu’Anthony Edwards qui termine la rencontre à 42 points, 7 rebonds, 3 assists et 2 interceptions, à 48% au tir dont 31% du Far-West. Une ligne complètement ubuesque et excellement complétée par son pote : Karl-Anthony Towns lâche 41 proses, 10 rebonds et 8 assists à 5/7 de loin. Vous l’aurez compris, ces deux cinglés ont inscrit 83 des 123 points de Minnesota. Par ailleurs, Anthony Edwards devient le premier rookie de l’histoire des Wolves à taper les 40 unités. Un gamin de 19 piges fait donc passer inaperçu les 35 pions de Devin Booker, c’est fort.

Quelle performance de plombier-serrurier : planter 42 tanches lors de sa première année et défaire la deuxième équipe de la Conférence Ouest. Énorme big-up à Karl-Anthony Towns qui lâche lui aussi l’un de ses plus beaux matchs en carrière (record à 56). C’était définitivement, une nuit riche en surprises !

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