Nets

Kyrie Irving a fait la totale aux Celtics : 40 points à 15/23 au tir, la victoire évidemment, la dose de kif fut in-cro-yable

Il y a les basketteurs, ceux qui jouent au ballon, et il y a les artistes, ceux qui ont fait de leur domaine de prédilection un art à part entière. Puis il y a les artistes avec un ballon, ceux qui font du basket un art à part entière. Kyrie Irving est de ceux-là, et cette nuit il a une nouvelle fois rappelé aux Celtics de quel genre de rendez-vous manqué les deux parties se sont rendues coupables entre 2017 et 2019.

Tout ça s’annonçait pas mal du tout et, très honnêtement, ça l’aura été quasiment de la minute 1 à la minute 48. Dans le rayon des satisfactions ? Commençons par Boston car il y en a tout de même quelques unes. Le retour de Marcus Smart tout d’abord, évidemment très vite responsabilisé et avec réussite, le revenant ayant bien souvent donné le ton en défense cette nuit tout en étant efficace en attaque (19 points, adroit de loin, des fautes provoquées). A noter également le match solide de Jayson Tatum, lors d’une soirée où son compère Jaylen Brown aura été mis sous les verrous par la défense de Brooklyn, alors que Kemba Walker nous envoyait sa part de rêve au premier quart avant de disparaitre progressivement pour se transformer au final en un Ish Smith du Massachusetts. On notera également la décision prise par Brad Stevens de démarrer le match avec deux vrais intérieurs, Daniel Theis et Tristan Thompson, ce qui aura posé son lot de problème aux Nets en début de match, notamment l’abattage de TT, cet homme aux si belles initiales. Un bel apport d’un Robert Williams III toujours aussi décontenançant (si puissant mais tellement perché parfois) et on a fait le tour pour les Celtics, qui auront finalement laissé passé leur chance devant la folie d’un homme, pas que, mais surtout.

Car si les raisons de sourire sont également nombreuses à Brooklyn (apport princier de Landry Shamet et Jeff Green, progrès timides mais progrès quand même de Nicolas Claxton, merveilleux pull-over de Blake Griffin et pantalon stylé pour KD), le catalyseur principal de ce match aura été – vous l’avez compris – ce diable de Kyrie Irving. Après un dimanche passé à tirer la gueule à Atlanta le génial meneur avait remis le mode MVP en marche et cette nuit rien ni personne n’aura su l’arrêter. De près, de loin et bien souvent dans les moments opportuns, l’ancien meneur de Boston avait décidé que cette soirée serait la sienne et après une première mi-temps déjà éclatante de sérénité et de talent c’est un festival de portes fermées que Kyrie aura offert aux C’s. Ca revient dans le match ? Gris trois, on ferme la porte. Jayson Tatum chauffe en fin de match ? Drive, faute, lancers, on ferme la porte. James Harden s’était chargé de mettre la poudre dans le canon au début du dernier quart mais à trois minutes du buzzer tout d’abord puis, surtout, une minute plus tard, Uncle Drew s’occupera de fermer la dernière des portes et de renvoyer les Celtics ressasser le passé un peu plus au nord.

Au final ? 40 pions pour l’artiste, à 15/23 au tir, à 5/8 du parking et 5/5 aux lancers, le tout en ne cramant quasiment que de la ficelle et en sautillant comme un petit rat d’opéra. Ce Kyrie là ? Qu’on se le dise il est merveilleux, et, très honnêtement, à 4h du matin… ça rend fragile.

La boxscore toute jolie, c’est par ici

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