Mavericks

Dallas continue sa superbe remontée : le duo Luka Doncic – Jalen Brunson balaie les rues d’Orlando et coupe les oreilles de Mickey

Jalen Brunson

Gang.

source : NBA League Pass

Si le plus beau souvenir que nous ayons de l’été 98 est la Coupe du Monde, c’est parce que nous n’étions pas cachés sous le pieu des Doncic. Quoi de plus bénéfique depuis le big-bang que cette union entre deux Slovènes ? Luka n’a pas remporté ce match en solitaire et ses coéquipiers se sont appliqués à épauler leur boss, mais la présence du Wonderboy dans le jeu de Dallas est ce pourquoi nous aimons le basket-ball.

Les dynamiques sont différentes : Orlando reste sur trois défaites consécutives et reçoit des Mavericks qui eux, cumulent sept succès lors de leurs neuf dernières rencontres. La troupe du Vouch peine à rehausser son bilan et quitter – une fois pour toute – les bas-fonds de la Conférence Est. L’infirmerie des Floridiens est lieu de passage avec les absences de James Ennis III, Cole Anthony et Aaron Gordon alors que côté texan, le mauvais début de saison n’est plus qu’un lointain souvenir et tout le roster est à disposition de Rick Carlisle. L’entre-deux est valdingué et c’est Kristaps Porzingis qui inscrit le premier pull-up de la soirée. Les ballons passent majoritairement par le périmètre et c’est l’occasion de voir des giboulées de coudes entre Nikola Vucevic, Josh Richardson et autre Maxi Kleber. Mais notre animation de ce début de rencontre n’est autre que le mini-show Fournier : floaters, 3-points, et rendez-vous en terre connue sur la ligne des lancers. Le Français embrase le premier quart-temps et pose 12 points en ce seul couplet. Quant à Luka Doncic, le giga-Slovène se sent pour l’instant comme dodu dans Basic-Fit et commence par un vilain 0/6 au tir dont 0/4 du vestiaire. Les Floridiens prennent une légère avance mais imploré par les esprits des quelques milliers de fans posés sur leurs canapé, le réveil des Balkans vint à arriver. Luka Magic pose 10 pions en quelques minutes et entame – sans BTS au préalable – une masterclass de gestion. L’Europe s’empare alors de la rencontre quand à l’aube de l’entracte, Evan Fournier place un vrai coup d’accélérateur : 18 points, 4 rebonds et 2 assists à 66% au tir dont 60% de loin (3/5). Inutile de préciser l’ampleur de nos attentes en ce deuxième acte (Orlando 58 – 61 Dallas).

Dès la reprise, tous les couacs s’enchaînent pour Orlando. Evan Fournier inscrit un joli pull-up mais se voit contraint de retourner aux vestiaires suite à un mauvais coup, visiblement mal placé. S’ensuit l’étonnante séquence Jalen Brunson où le guard dynamite la défense de Mickey : imprenable jeu d’appuis et bombinettes façon David Holston, il finit par défaire son record de points en sortie de banc (24). Autre bon élément ce soir, Kristaps Porzingis y va de son double-double et – malgré une adresse en deçà de ses moyennes – pèse sur l’absence d’Aaron Gordon. À noter le retour d’Evan Fournier, visiblement soulagé de ses douleurs. Mais il est tard et l’écart commence à pointer le bout de son nez, le Magic ne reviendra pas : Mavs win. Luka Doncic laisse 33 points, 10 rebonds, 9 assists et se voit dérobé du triple-double par Maxi Kleber, auteur d’une honteuse vendange en contre-attaque. L’intérieur allemand le reconnaitra quelques secondes plus tard en conférence de presse, avant de terminer coupé par les Mavericks pour conduite inappropriée à l’épanouissement de son franchise player. La sentence est dure, mais juste. Trêve de badineries, Kleber repart même avec la fameuse ceinture offerte par Rick Carlisle au défenseur du match, et ce pour encourager ses pépères à se la coller des deux côtés du parquet. Quoi qu’il en soit, Dallas réussit son opération kidnapping en Floride et repart avec un bilan tout sourire de 17 succès pour 16 revers. Mais lune qui brille est dans la nuit et malgré les 29 points, 15 rebonds et 8 assists du Vouch, Orlando chute pour la quatrième fois consécutive. En imaginant que Malibu est en Floride, il y a donc alerte à Malibu.

Si la saison régulière est parfois indigeste et manque de vagues, cette rencontre était super plaisante. Oui, Orlando perd une partie de basket-ball en tirant à quasiment 50% de loin donc – à partir de ce moment-là – c’est que les deux équipes jouent correctement. Mais comme on dit en Slovénie : vazuç havlek, qui signifie aussi promotion sur les lardons au rayon bœuf. L’art de conclure sans idée d’ouverture.

Stats Mavericks - Magic

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