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Danilo Gallinari tamponne les Celtics façon Larry Bird : 38 pions à 10/12 de loin, tout le monde aime la cuisine italienne

Hawks

La cuisine italienne.

source : NBA League Pass

C’est l’histoire d’Olivier Minne qui se réveille en maillot NFL dans le même lit que Shams Charania et Grégoire Ludig. Les trois bonshommes décident de s’en aller pêcher le carnassier dans une flaque d’eau devant la Gare du Nord – mais faute de matériel – ils perdent foi et décident d’aller acheter un brochet en boulangerie. Sur la route, les compères croisent Florent Pagny tuant un caïman pour s’en faire des moufles. Ce n’est qu’une dizaine de secondes après que Garou débarque en quatre anneaux et demande « J’me gare où ? ». Oui, à l’image du match, ces quatre lignes n’ont aucune logique.

D’une opposition entre deux équipes en méforme découle forcément une issue manichéenne. Tandis que l’une d’entre elles a l’occasion de se relancer, l’autre creuse en direction du noyau terrestre. Les Celtics restent sur deux revers consécutifs et se déplacent à Atlanta en quête d’un succès quasi-vital. Du côté des Hawks, Lloyd Pierce est – tout comme son équipe – critiqué et les Faucons peinent à régulariser leurs quelques belles performances. Tip-off’s done et Tony Snell donne le ton : l’ailier inscrit deux tirs primés et affiche désormais 21 trois points rentrés sur ses 29 derniers. Si Jayson Tatum commence plutôt bien avec un pull-up mi-distance, l’ailier All-Star se retrouve vite à côté de son sujet. Et vous connaissez le dicton : « Ne laisse jamais Atlanta serein sinon j’te fais pas de dessin. » Hop, Trae Young crame sa braise et fait la totale aux C’s : floaters, step-back derrière l’arc, tir du logo et même une remise en jeu sur le boule de Robert Williams. Manger 17 pions en un quart-temps de la part d’un meneur qui ressemble à une Chupa Chups tombée sur la moquette, c’est quasi-insultant. Boston est aux abois et Jeff Teague trouve le moment approprié pour contester l’envoi d’Aleksej Pokusevski en G League. Plein de bonne volonté, l’ancien d’Indiana attaque le cercle et c’est poing levé qu’il place un airball au lay-up : Poku libero, s’exclame-t-il. De l’autre côté, Danilo Gallinari quitte son siège chauffant et entre en jeu. Et c’est de loin le fait le plus important de la soirée, tant l’Italien va marquer la rencontre de son empreinte. Oui, l’ailier-fort pose un 7/7 du parking dans le deuxième quart-temps et textote les bouquins d’histoire. D’une pierre dix-huit coups, Atlanta est sur un run de 20-0 et comme si l’absence de respect n’était pas assez prononcée, voilà qu’un drôle d’Italien s’amuse à titiller le record de Klay Thompson (Atlanta 72 – 49 Boston).

L’eau du vestiaire était visiblement très fraiche pour les C’s, qui reviennent fort : sept points consécutifs et un come-back en vue. Seulement, Tony Snell se la joue dictateur et retire le droit à l’espoir des Celtics depuis le parking. S’ensuit un autre tir primé de John Collins, ainsi qu’une énième bombinette de Danilo Gallinari (8/9). C’est la foire au sauciflard à Atlanta et chacun s’essaie de loin sans même calculer la défense adverse. Le décalage d’adresse entre les deux équipes est criant, et il se ressent sur le score. Boston peine à trouver son rythme de croisière et tourne à moins de 20% de loin. À ce stade de la rencontre, on préfère revendiquer les verts… de chez Europe Écologie, qui font d’ailleurs 46% à Grenoble. M’enfin, la décision est d’ores et déjà rendue et tous les regards sont désormais rivés sur un Italien en passe d’écrire l’histoire : 10/11 de loin et sept minutes pour faire monter la température. C’était sans compter sur ce « insérer mot grossier » de Lloyd Pierce qui décide de sortir subitement Danilo Gallinari. T’as raison, le type envoie les pourcentages de toute une vie mais il affronte le Thunder de Darius Bazley dans deux jours, il doit se reposer. C’est donc larme à l’œil que nous observons Tacko Fall inscrire deux points dans un garbage time de Jeep Élite, avant que le rideau ne se ferme sur une magnifique soirée. Si Trae Young pose 33 points, 4 rebonds et 7 assists à 52% au tir dont 45% de loin, c’est bel et bien Danilo Gallinari l’homme du match. L’Italien rentre chez lui avec une feuille grisonnante dans la poche : 38 unités, 6 rebonds, 2 assists et 2 interceptions à 13/16 au tir dont 10/12 de Toscane. Bim, le voilà qu’il détient désormais le record de franchise du plus grand nombre de tirs primés sur une rencontre, et devient – derrière J.R. Smith (x2) et Donyell Marshall – le troisième joueur à inscrire au moins dix 3-points en sortie de banc. Una bella serata.

Se lever pour voir Danilo Gallinari planter dix tirs de la buvette, c’était inattendu mais assez plaisant. Au risque de nous faire râler parce qu’il n’a pas assez servi son pote, Trae Young sort lui aussi un match taille patron. Bref, les Hawks relèvent la tête tandis qu’à Boston, on compte désormais 15 victoires pour 17 défaites : début de saison rarissime pour la franchise historique. 

Stats Celtics - Hawks

1 Comment

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  1. IzNemSoGood

    25 février 2021 à 8 h 06 min at 8 h 06 min

    2 All Star pendant que Sabonis coupe des citrons

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