Sixers

Joel Embiid tape son record en carrière et hurle au MVP : 50 points, 17 rebonds, 5 passes, 4 contres, un café, l’addition

Joel Embiid

Feel the MVP in the air
Allez, allez, allez
Levez les mains en l’air
Allez, allez, allez

source : NBA League Pass

On n’avait plus maté en direct une telle domination depuis Cyril Hanouna sur ses chroniqueurs. Le présentateur peut se permettre de verser des nouilles chaudes dans le slibard de Matthieu Delormeau, mais Joel Embiid fait mieux : le pivot met du pesto dans le coca et le recrache dans les gourdes des joueurs de Chicago. Résultat, les Bulls sont malades à en crever et envoient leurs doublures sur le parquet.

La domination est un processus en sciences sociales qui engendre une situation dans laquelle une identité sociale est en position d’imposer son autorité. Ce déséquilibre structurel peut s’exercer dans plusieurs milieux à savoir l’exercice professionnel, l’abus d’autorité et lors d’un rapport amoureux.

Ce soir, Joel Embiid a combiné les trois contextes et s’est amusé à poser son postérieur sur des taureaux maladroits. Les profs font l’appel et Lauri Markkanen, Otto Porter Jr, Shake Milton ainsi que Ben Simmons sont restés à l’infirmerie pour soigner les bobos. M’enfin, parlons des présents en classe et dès l’entame, le pivot camerounais joue à question-réponse contre Wendell Carter Jr. et pose 14 points dans le premier quart-temps. De son côté, l’intérieur des Bulls se limite à 10 unités et souffre face à celui qui pourrait physiquement être son daron. Les Sixers ne s’envolent pas au score mais semblent avantagés par la physionomie de la rencontre. En effet, les deux formations sont maladroites comme bonjour et la partie se joue exclusivement dans la peinture. Chicago s’appuie sur ses valeureux drivers (Coby White, Zach LaVine, Ryan Arcidiacono) pour agresser et garder la tête hors de l’eau. Cependant, Joel Embiid compte 25 points à l’entracte et fait étalage de ses moves : reverse bras-roulé, mi-distance de bulldozer et fadeaway étonnamment soyeux. En face, Wendell Carter Jr. inscrit d’ores et déjà son quinzième point, annonce d’une grosse feuille de match en fin de rencontre. Spoiler : l’intérieur ne marque pas du deuxième acte et se fait – durant tout le long – souiller par Joel (Sixers 58 – 53 Chicago).

Mais qui a filé du zébu à midi à Ryan Arcidiacono ? Sur une remise en jeu des Sixers, le meneur s’illustre et plonge comme un dératé pour voler le cuir, avant d’inscrire le panier avec la faute. Le banc de Chicago apprécie et mêmes les types en costard se lèvent pour féliciter celui qui vendrait sa chair pour un lancer-franc. Tomas Satoransky joue juste, mais c’est bien Zach LaVine qui se réveille en deuxième période et pousse pour rester au contact de Philly. Seulement voilà, Joel Embiid massacre le troisième quart-temps et aborde les dernières douze minutes avec 37 poires dans la sacoche. L’intérieur des Sixers est mis au repos quelques minutes avant le money time, et c’est Tobias Harris qui prend les choses en main : 22 points, 12 rebonds et 7 assists à 56% au tir, encore un bel apport du power guard. Céans, Dwight Howard excelle dans la suppléance du géant camerounais et flirte avec le double-double : 8 points et 10 rebonds en 13 minutes de jeu. Même si Zach LaVine place Danny Green sur le poster, envoie un énorme step-back du parking et assiste Thaddeus Young dans les derniers instants, c’est bien Joel Embiid qui call the game et dégaine après un dribble. Les Sixers confirment leur succès à Houston et l’intérieur brise son précédent career high avec 50 points, 17 rebonds, 5 assists, 4 contres et 1 interception à 65% au tir dont 50% de la buvette (1/2). Joel Embiid devient par ailleurs le premier Sixer depuis Wilt Chamberlain en 1968 à poser au moins 50 points, 15 rebonds et 5 assists dans une rencontre. À noter ce bienheureux 15/17 aux lancers-francs, qui vient briser la continuité avec la perf de Jamal Murray. En face, Zach LaVine crie aux 30 points mais oublie de régler la mire avec 32% au tir dont 20% derrière l’arc. Enfin bref, le futur MVP ne jouait pas en rouge ce soir.

Quelle fiesta-gringa ! Joel Embiid s’est amusé au milieu de taureaux qui se sont trop enfoncés le compas dans l’œil. L’intérieur dégomme son précédent career high et envoie un joli message à destination des votants pour le trophée de MVP. Que tout le monde lève les bras en l’air, ouvre son ordinateur et commande un maillot de Bibide.

Stats Bulls - Sixers

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