Sixers

Attack mode activé pour Ben Simmons, qui ne veut pas s’arrêter là : encore un peu et le mec va même tirer du parking

Ben Simmons

Il est chaud le Bennie !

Source image : NBA League Pass

Relativement discret en début de saison sur le plan offensif, Ben Simmons a passé la seconde depuis quelques matchs et surtout, il a profité de l’absence de Joel Embiid face à Utah lundi pour montrer qu’il pouvait également exploser à tout moment. Et si c’était ça le déclic ?

Quand on pense à Ben Simmons, on pense avant tout à ses qualités de playmaker, sa défense, sa polyvalence et ses capacités athlétiques. Par contre, le mot « agressivité » n’apparaît pas souvent, en tout cas pas assez. Sauf que lors du sommet entre le Jazz et les Sixers avant hier, ce terme était pour une fois sur toutes les lèvres en parlant de Simmons, auteur d’une énorme perf au scoring : 42 points à 15/26 au tir (record en carrière au nombre de points, de shoots marqués et de tirs tentés) et 12/13 aux lancers-francs, les chiffres parlent d’eux-mêmes et on rappelle que c’était face à la défense possédant la deuxième meilleure efficacité de toute la NBA. Dès les premières possessions du match, Bennie était en attack mode, bien décidé à punir le Jazz qui avait décidé de mettre le pivot Rudy Gobert sur lui en l’absence de Joel Embiid, remplacé par l’intérieur shooteur Mike Scott. Sur jeu placé comme en transition ou même en pick-and-roll, Simmons a enchaîné les pénétrations vers le cercle, que ce soit pour scorer ou pour ouvrir des opportunités pour ses potes (il a aussi terminé avec 12 caviars ainsi que 9 rebonds, tranquille). Les efforts du All-Star de Philadelphie n’ont certes pas suffi pour permettre aux Sixers de refroidir l’équipe la plus chaude de la NBA, le Jazz s’imposant finalement 134-123, mais la perf de Simmons a rappelé à tout le monde à quel point il pouvait être redoutable quand il décide de prendre les choses à son compte.

« Je travaille beaucoup sur mon mental depuis quelques semaines. Ce n’est pas facile de faire ça, de changer la manière avec laquelle vous jouez ou de faire certaines choses qui viennent naturellement pour certaines personnes. Mais j’ai l’impression que je commence à comprendre. Je score évidemment bien plus depuis cinq ou six matchs. Donc tant que je continue à faire ça, à rester concentrer et à travailler sur mon mental, je pense que c’est effrayant. »

– Ben Simmons, via The Athletic

Effrayant, c’est bien le mot. Car on connaît tous les énormes qualités de bonhomme. Parfois comparé à LeBron James, Ben Simmons ne possède toujours pas de shoot extérieur mais pour le reste, on a un sacré mélange entre talent, QI basket et capacités athlétiques, le genre de mélange qui peut provoquer énormément de dégâts quand Simmons choisit d’être particulièrement agressif. Comme il l’indique, depuis le 31 janvier, il prend bien plus de responsabilités avec des moyennes de 21,3 points en 13,4 tirs par match (ça fait 63,8% de réussite pour les matheux), tout ça en continuant à bien remplir les autres catégories statistiques comme il sait si bien le faire (8,1 rebonds, 8,3 passes, 1,9 interception). En guise de comparaison, avant le 31/01, Simmons n’avait atteint la barre des 20 pions qu’à une seule reprise en 18 matchs, en tentant dix tirs ou plus à seulement sept reprises. Ces stats montrent clairement le switch effectué par Simmons et la question qu’on se pose maintenant, c’est de savoir si ça va durer. Est-ce que ces éclairs d’agressivité peuvent devenir vraiment réguliers ? Est-ce que ce genre d’explosion est uniquement possible quand Joel Embiid est à l’infirmerie ? Est-ce que Simmons peut surpasser ses tendances habituelles, qui le poussent avant tout à faire jouer les autres ? Enfin, et c’est peut-être la question la plus importante de toutes, quel est le plafond des Sixers avec cette version-là de Ben ?

On aura la réponse à toutes ces interrogations durant le reste de la saison. Joel Embiid devrait revenir rapidement et on surveillera particulièrement la mentalité de Ben Simmons lors des matchs à venir. Mais si ce dernier décide vraiment de continuer sur sa grosse dynamique actuelle, on se dit que ça peut faire très mal pour la concurrence.

Source texte : The Athletic

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