Wizards

Bradley Beal et Russell Westbrook sensationnels face aux Nets : un match de malade, huit dernières secondes incroyables, et les Wizards qui sourient enfin

Euh, par où on commence ? Non mais franchement hein. Par la fin ? Allez, on va commencer par la fin, et très franchement, pour être honnête, on ne parlera pas trop du début car sinon on y sera encore demain. Allez, envoyez le récap de ce Wizards-Nets de fou malade, et désolé d’avance si on en oublie, pas facile d’écrire quand on a 23 de tension.

Petit aveu pour commencer : « on le savait ». On le savait, évidemment, en tout cas ceux qui suivent un minimum cette saison 2020-21. On savait que ce Wizards-Nets prendrait très vite des airs de All-Star Game, même si la plupart d’entre nous tablaient plutôt en début de soirée sur un 175-149 en faveur des joueurs de Steve Nash. Trop de talent pour les Nets malgré l’absence de James Harden cette nuit, trop le bordel à Washington malgré le prime malheureux de Bradley Beal, beaucoup trop bon mais beaucoup trop seul cette saison dans la capitale. Le début donc, mais rapidement on a dit. Comme prévu les Nets sont une armada offensive bien trop complexe à arrêter pour les hommes de Scott Brooks. 71-65 à la mi-temps, KD fait tourner le business, Joe Harris se prend pour Reggie Miller, tout va bien dans le plus logique des mondes. En face Russell Westbrook retrouve quelques sensations et on est content pour lui, mais Bradley Beal tire de plus en plus la gueule et boude pendant les temps-morts. Nous voici à deux doigts de l’abandon de poste pour le phénoménal arrière des Sorciers mais, spoiler, la vie lui offrira bientôt un peu de répit.

Allez, zou, on avait prévenu, on bascule dans le… money time. Parce qu’on n’a pas le temps, parce que notre esprit glisse ailleurs. Quelques minutes à jouer dans un match où le premier à 200 points a gagné, Bradley Beal s’est réveillé et envoie du rêve par tonneaux et Russell Westbrook nous sort la plus belle version de lui-même, agressif, adroit et intelligent sur – presque – tous les ballons qu’il touche. Malheureusement pour les Wizards, Jeff Green et Joe Harris jouent aux invités surprise et Kyrie Irving passe en mode clutch avec sept points consécutifs, les Nets mènent de neuf points à cinq minutes de la fugue de Bradley Beal du buzzer. Book et Beal ne lâchent rien mais Kevin Durant reste Kevin Durant et garde tout le monde à distance respectable, se rapprochant tranquillement de la barre des 40 pions, sans avoir l’air d’y toucher. Joe Harris redonne ensuite cinq points d’avance mais Rui Hachimura rentre son premier tir depuis 2009 et Russell Westbrook en contre-attaque ramènent le score à 141 partout. C’est bien simple, chaque tir tenté est un tir qui rentre, et chaque tir qui rentre équivaut pour nous à un utile changement de slip. 141 partout donc, puis 143-141 sur un tir de Kyrie Irving en tête de raquette, puis les Wizards vont affronter la défaite les yeux dans les yeux durant les trente secondes suivantes. Bradley Beal crosse KD et manque même de le faire tomber mais son tir fait gamelle, Russell Westbrook débranche son cerveau et envoie une rondelle de saucisson en début de possession, et en attendant les Nets empilent les lancers. Un pour Jeff Green, deux pour Kyrie, 146-141 Nets, il reste une dizaine de secondes mais on préfère vous prévenir : niveau slips mieux vaut en prévoir quelques uns d’avance.

On y va ? Allez.

Douze secondes à jouer, Bradley Beal remonte le ballon comme un fou et balance une prière à neuf mètres. Ficelle, 144-146, « et si ». Remise en jeu ligne de fond, Joe Harris s’en bat les steaks et balance une passe de merde à Kevin Durant qui se grattait le nez, Garrison Matthews (Qui ? Euh, bref on s’en fout) intercepte et sert en urgence Russell Westbrook qui pull-up et qui… score. 147-146 Wizards, le vent vient de tourner en quelques secondes à cause d’un énorme pet foireux des Nets mais attention, temps-mort Steve Nash et on sait que trop bien que ce match est fou, que ce match n’est peut-être pas terminé. Remis en jeu Kyrie Irving, Timothe Luwawu-Cabarrot qui se retrouve honteusement seul pour couper en pleine raquette, Rui Hachimura défend juste ce qu’il faut mais un peu tard et… TLC craque complet en loupant le power-shot de la gagne. Faute des Nets, deux lancers pour un Bradley Beal tellement fort qu’il n’arrivera même pas à louper le second, et victoire des Wizards 149-146 après un scénario digne d’un… Wizards-Nets. Les sourires sont présents côté Washington, côté Brooklyn aussi parce que clairement les mecs s’en foutent un peu, mais on a peut-être évité la fuite d’un homme ce soir chez les Wizards, alors que le MVP 2017 a refait une apparition furtive dans nos vies.

37 points pour Kevin Durant, 30 pour Joe Harris, 26 pour Kyrie Irving et 23 pour Jeff Green, carré magique d’un soir mais trop juste pour contrer l’insolente soirée du backcourt des Wizards. Bradley Beal termine son match avec 37 points dont 60 en deuxième mi-temps, à peu près, Russell Westbrook se rassure avec un match discret en 41/10/8 et avec de hauts pourcentages, mais les deux hommes valident surtout à eux deux… la fin de match la plus WTF de la saison. Il se passe toujours quelque chose avec les Wizards, maintenant vous le savez.

stats wizards nets 1er février 2021

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