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Mike Conley cartonne en ce début de saison : les souvenirs de Memphis remontent, quelqu’un a dit qu’il était cramé ?

Mike n’est pas là pour rigoler en ce début de saison.

Source image : YouTube

Transféré du côté de Salt Lake City à l’été 2019, Mike Conley était arrivé chez les Mormons avec la ferme intention d’aider le Jazz à franchir un cap. Mais malgré les espoirs qui ont accompagné sa venue, la première campagne de l’ancien meneur des Grizzlies dans l’Utah fut plutôt compliquée. Cette saison ? L’histoire est bien différente car l’ami Mike ne connaît aucun retard à l’allumage. 

On se rappelle encore de la première semaine de Conley sous le maillot du Jazz en saison régulière l’an passé. Des débuts très difficiles, pour ne pas dire complètement foirés. 5 points à 1/16 au tir lors de son premier match officiel devant son nouveau public, 1 point seulement quelques jours plus tard sur le parquet des Suns avec un magnifique 0/7 au shoot, clairement il y avait erreur sur la marchandise, car Conley restait sur sa meilleure campagne statistique en carrière avec plus de 21 points et 6 passes de moyenne lors de sa dernière saison avec les Grizzlies en 2018-19. Pour un mec payé plus de 32 millions de dollars, ça faisait tache. En ce début de saison, Mike ne voulait pas revivre le même scénario. Ce qu’il voulait, c’était surfer sur la vague de la bulle. Car si le bilan d’ensemble fut décevant pour Conley au terme de sa première année à Salt Lake City, le meneur vétéran avait tout de même réussi à bien terminer sa saison sur le plan individuel, retrouvant un niveau plus proche de ses standards avant l’interruption de la régulière puis du côté de Disneyland, où le Jazz avait dû se débrouiller sans Bojan Bogdanovic. Un signe positif après les difficultés d’adaptation qu’il a connues des deux côtés du terrain, les trous d’air mais aussi les bobos. Et aujourd’hui, Mike Conley confirme tout ça en enchaînant les bonnes performances depuis la reprise des hostilités, pour le plus grand bonheur d’une équipe d’Utah ambitieuse dans la Conférence Ouest.

« L’année dernière fut difficile. J’ai traversé beaucoup de choses sur le plan personnel. Sur comme en dehors du terrain, c’était dur. »

– Mike Conley, via deseret.com

Six matchs joués, 20,3 points de moyenne, avec 4,3 rebonds, 5,0 passes décisives et 1,0 interception en prime, et des pourcentages très propres : 48,3% au tir, 45,8% du parking, 84,2% aux lancers francs. Elle n’est pas belle la ligne de stats ? Pour un joueur de 33 ans que certains disaient cramé, c’est correct. 33, c’est aussi le chiffre de son record au scoring sous le maillot du Jazz, qu’il vient d’établir face aux Clippers il y a quelques jours, plantant notamment sept tirs from downtown (record en carrière égalé) tout en y ajoutant sept caviars. Comme d’habitude en début de saison, la prudence est de mise concernant les performances individuelles mais le Jazz – qui a toujours cru en lui malgré les critiques – ne pouvait pas vraiment espérer mieux de sa part. Il a les jambes, la confiance est là, il est bien installé dans le collectif, et il contribue aux victoires de son équipe, Utah ayant remporté quatre de ses six premiers matchs.

« On voit à quel point il est à l’aise. Il a l’air bien sur le terrain, il lit bien le jeu au bon moment et il ne se précipite pas. Il fait son truc, et c’est le Mike Conley qu’on connaît tous. »

Les mots de Donovan Mitchell résument bien le début de saison de Mike. Un Donovan Mitchell sans doute bien content de voir son copain du backcourt assurer pendant que lui galère à trouver son rythme offensif. Car le meilleur marqueur du Jazz à l’heure de ces lignes, c’est bien Conley, Spida tournant « seulement » à 20,2 points par match avec un horrible 37,1% de réussite au tir.

Cela rend la production de Mike Conley encore plus importante, surtout que le Jazz vient d’entamer un long road-trip la nuit dernière du côté de San Antonio. Une première victoire, mais Utah possède encore six matchs de suite en déplacement au programme, dont deux back-to-backs. Le premier face aux deux équipes new-yorkaises, les Nets et les Knicks le 5 et 6 janvier, puis un autre pour conclure leur voyage à l’Est avec un match à Cleveland le 12 janvier suivi d’une rencontre à Washington le 13. Entre-temps, le Jazz affrontera également Milwaukee et Detroit. On verra si Conley peut tenir son excellent rythme actuel, en tout cas les Mormons ont de quoi être satisfaits de sa production.

Dans une année contractuelle, Mike Conley prouve qu’il n’est pas encore cramé, au contraire. Une bonne nouvelle pour le Jazz, qui aimerait bien gagner une voire plusieurs séries de Playoffs cette année. Si Utah veut franchir un cap en postseason, c’est ce Mike qu’il faudra aux Mormons. 

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