Wizards

Bradley Beal « choqué » par le trade de John Wall : fin de la route pour le backcourt préféré de tes rumeurs préférées

See you again

« It’s been a long day without you, my friend. »

Source image : Youtube

Après huit saisons dans la capitale, rythmées par des hauts, des bas, des joies, mais aussi des échecs, il est temps pour le duo de la Maison Blanche – Bradley Beal et John Wall – de tourner la page. Jean Mur est transféré chez les Rockets, et Bealou a pu exprimer sa tristesse de voir son pote quitter la maison. 

« C’était vraiment choquant et fou d’apprendre la nouvelle l’autre jour. Je comprends que c’est le business du basket-ball. […] Mais c’était une pilule difficile à avaler pour moi. »

Ces mots sont ceux d’un homme sous le coup de l’émotion. Hier, Bradley Beal s’est confié via ESPN à propos du blockbuster trade qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, voyant Russell Westbrook débarquer à Washington et John Wall faire le chemin inverse, direction Houston. Et s’il y en a un qui est particulièrement touché par ce transfert, c’est bien Bradley. S’il est également excité à l’idée d’évoluer avec Russ, l’arrière des Wizards vient surtout de perdre son acolyte de toujours, le meneur avec qui il a toujours joué depuis son arrivée dans la Grande Ligue. Un duo qui a fait parler, qui a suscité beaucoup d’attentes, de rumeurs, de bons comme de mauvais moments, mais qui aura quoi qu’il en soit marqué les dernières années du basket NBA.

Quand Bradley Beal a débarqué chez les Sorciers, à la troisième position de la Draft 2012, un meneur talentueux faisait déjà du bruit à Poudlard. Numéro 1 de la Draft 2010, Wall venait de démontrer pendant deux saisons qu’il avait tout pour devenir avec le temps l’un des meilleurs manieurs de ballon de toute la NBA, et les Wiz ne savaient pas qu’ils venaient de réunir pour la première fois le duo qui allait faire les beaux jours de la capitale pour les années suivantes : le mur et le pilier de la Maison Blanche. Pendant huit saisons ensemble (dont une et demie à l’infirmerie pour JW), la paire Beal/Wall est devenue l’un des backcourts les plus excitants de la Ligue, faisant ainsi cliquer un paquet de spectateurs sur une franchise qui peinait à redevenir attractive depuis la fin des années 2000 et l’époque Gilbert Arenas. Aucun doute pour les fans des Wiz, le meilleur duo d’arrières de NBA est bien à Washington et la capitale retrouve les Playoffs et les demi-finales de Conférence en 2014 ainsi qu’en 2015, où les Sorciers ne passent pas loin du Final Four (ahhh cette maudite blessure de Jean Mur face aux Hawks…). Rebelote en 2017, avec un John Wall au sommet de son art et un Bradley Beal en pleine progression après la signature d’un gros contrat. Les Wiz apparaissent cette année-là comme de véritables outsiders à l’Est mais sont finalement éliminés par les Celtics au Game 7. Cela ne s’est pas joué à grand-chose, on se rappelle encore du game winner épique de John Wall contre Boston à D.C., mais ça n’a donc pas suffi. Si proches et pourtant si loin.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Si les amoureux du basket se sont tant rongés les os en regardant l’évolution de ces Wizards, c’est parce que le talent individuel des deux stars a toujours sauté aux yeux. Si forts sur le front de l’attaque, si doués avec une balle en main, et accordant en plus de l’importance à la défense, Beal et Wall n’étaient pas faciles à jouer. Deux talents avec un ADN de franchise player dans la même équipe, ça ne faisait pas rire l’adversaire mais ça pouvait aussi provoquer des étincelles. Pendant leur aventure commune dans la capitale, de nombreuses rumeurs laissaient entendre que les deux stars avaient du mal à cohabiter. En 2016, Wall avait même déclaré que lui et Beal « ne s’aimaient pas » quand ils évoluaient ensemble sur le terrain. Mais au final, une vraie solidarité s’est installée entre les deux hommes, qui ont vécu énormément de choses ensemble tout en essayant de se pousser l’un l’autre. On se rappelle évidemment de cette anecdote de John Wall, qui racontait à Chris Miller de NBC Sports Washington à quel point Beal l’avait soutenu dans la période difficile du meneur liée au décès de sa mère. Souvent perçus comme des stars à l’ego surdimensionné, Beal et Wall se considèrent aujourd’hui comme des frères. Une relation fusionnelle que Beal tenait à rappeler :

« J’essaie de ne pas être émotif. C‘est dur parce que c’est un frère. Tu réalises que la relation était si forte, mais c’était tellement fou parce que beaucoup de gens ont essayé de nous séparer, de nous monter l’un contre l’autre. Et ça c’était toujours fou parce que quand nous nous réunissions pour en parler, c’était le contraire de ce que tout le monde racontait. »

Plein d’émotions pour Beal qui voit son copain partir pour de nouveaux horizons. Comme tous les supporters de D.C., il devait être excité à l’idée de reformer ce backcourt sur le terrain, deux ans après le dernier match ensemble. Mais c’est désormais terminé, avec dans le fond de la bouche un goût d’inachevé. Car ce duo très talentueux n’a jamais réussi à monter aussi haut qu’espéré, que ce soit à cause de blessures ou d’autres raisons. Par contre, les liens restent. 

Source Texte : ESPN / Twitter – Chris Miller

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