One-on-One

Salut Evan Fournier, comment ça va ? Si on conseille aux fans du Magic de bien profiter de toi cette saison… on a bon ?

Evan Fournier

Une onzième place et un déménagement, voilà ce qu’on dirait si on était la voyante d’Evan Fournier.

Source image : YouTube

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers la reprise. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Dernier profil – déjà ! – et focus cette fois-ci sur Evan Fournier, parce qu’il le vaut bien et parce que c’est toujours bon de finir par un p’tit gars bien de chez nous.

Last but not the least, welcome to Charenton pour parler un peu de l’homme qui a eu la bonne idée de préfacer Le plus grand Livre de Basket de tous les temps (selon TrashTalk). Huit saisons dans la ligue déjà pour Evan Fournier, et une trajectoire inversement proportionnelle à la pousse de ses cheveux, ce qui veut dire, on s’est compris, que le niveau All-Star n’est plus très loin.

Lorsque Monsieur Evan Fournier débarque en NBA, on parle alors d’un gamin de 19 ans qui tourne à 14 points par match en Pro A, et qui cristallise une grande partie de l’attention en ce qui concerne la génération 92. Joffrey Lauvergne, Leo Westermann ou même Rudy Gobert montrent alors le bout de leur nez, pour ne citer qu’eux, mais c’est bien le tout jeune Vavane qui leade la joyeuse bande, et encore plus lorsqu’il est drafté en juin 2012 par les Nuggets. Débuter sa carrière aux côtés de JaVale McGee paye ton lifegoal, et au contact également de valeurs sûres comme Ty Lawson, Andre Miller, Danilo Gallinari, Corey Brewer, Andre Iguodala ou Kenneth Faried, Evan fait son trou tranquillement et connaitra d’ailleurs les Playoffs dès sa première saison en NBA. Spoiler, ce sera rapide, et huit ans plus tard ça n’a jamais été bien plus long d’ailleurs en ce qui concerne la postsesaon. Mais le plus important est ailleurs, en attendant on l’espère les grandes victoires du printemps. Car dès l’année 1, à partir de son arrivée à Orlando en 2014 et ce jusqu’il y a quelques mois, la progression est linéaire. 5, 8, 12, 15, 17, 18, ça c’est pour la moyenne de points qui monte qui monte, et hormis une saison 2019 plus « discrète » statistiquement mais plus aboutie collectivement, chaque année le Frenchie a su progresser tout en faisant progresser une franchise du Magic qui a su avec le temps se reposer sur son talent. Dans le même temps Evan connait une histoire compliquée avec l’Equipe de France, remportant la médaille de bronze lors des Mondiaux 2014 mais restant sur la touche lors des Jeux de Rio en 2016, alors qu’en 2019 il terminera parmi les meilleurs joueurs du Mondial 2019 malgré son immense déception à la suite de la défaite en demi face à Luis Scola et ses 112 ans.

Aujourd’hui ? Il n’est pas exagéré de dire qu’Evan Fournier fait partie des meilleurs joueurs de la Ligue. Un cran en dessous des superstars qui font la Une de vos jaquettes 2K, au dessus des role players lambdas qui fleurissent la NBA, juste au milieu quoi, milieu plus même, puisqu’on a l’impression par exemple qu’il ne lui manque plus grand chose pour… atteindre le niveau All-Star, ce qui constitue vous en conviendrez une bonne base pour juger du niveau et de la hype engendrée par un joueur en NBA. Valeur sûre à Orlando, franchise dans laquelle il honorera cette saison sa dernière année de contrat, Evan n’a plus grand chose à prouver d’un point de vue individuel (vrai shooteur, slasher, facilitateur, défenseur solide, clutch…) et c’est donc au niveau du palmarès collectif que l’on désire surtout voir son CV évoluer. A Orlando ? No disrespect mais au 30 novembre 2020 ça semble compliqué, étant donné la mue actuelle de la Conférence Est et le niveau global du roster du Magic. Une équipe articulée autour de deux indéboulonnables (Evan et Nikola Vucevic), alors que tout autour les Ross, Gordon, Isaac, Fultz ou Bamba paraissent soi trop justes soit trop blessés soit trop surcotés pour faire du Magic autre chose qu’un éternel candidat à cette magnifique course à la huitième place. On rappelle juste que les Wizards du revenant John Wall seront de retour cette année dans la course, que la Free Agency des Hawks est peut-être la plus solide de toute la Conférences Est, et les calculs sont alors très rapides : « eh, bon chance pour retourner en Playoffs cette année ». Une saison qui sera peut-être la dernière d’Evan en tant que sociétaire à temps complet de l’Amway Center, avec – peut-être – au bout du chemin l’orée d’une nouvelle aventure sous des cieux plus victorieux. En tant que première option sortant du banc d’une franchise qui joue le titre, en tant que nouveau visage sympa d’une équipe émergente, en tant que ce que vous voulez d’ailleurs tant qu’on a la chance de voir encore quelques saisons la gueule d’Evan claquer des game winners.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 40%
  • Jauge de hype actuelle : 60%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 100%, mais plutôt au HOF de Charenton
  • Celui qu’il aimerait devenir : l’égérie de Frank Provost
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Chandler Parsons, et c’est complètement gratuit

On tire donc un trait sur un mois de profils poncés comme les murs d’une chambre d’amis, parfait pour se mettre en appétit avant une saison qui rattaquera alors que la fumée de la précédente est encore présente dans le salon. Prêts ? Il vaudrait mieux, parce que ça va envoyer et très vite.

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