One-on-One

Salut Fred VanVleet, comment ça va ? Au boulot, un gros contrat implique de grandes responsabilités

fred vanvleet raptors

Allô Monsieur le banquier, vous allez être content !

Source image : NBA League Pass

Etrange pause automno-hivernale oblige, TrashTalk se penche cette année sur… 74 profils individuels. Pourquoi 74 ? Oh, rien à voir avec la Haute-Savoie hein, malgré l’adoration de certains pour la Sainte-Raclette, mais plutôt car ces analyses nous emmèneront tranquillement vers la reprise. Car oui, on vous le confirme, cette sordide année 2020 touchera bientôt à sa fin, il était temps. Focus aujourd’hui sur Fred VanVleet qui vient (encore) de changer de dimension avec la signature de son nouveau contrat.

Il était l’un des, si ce n’est le premier, agents-libres les plus désirés de cette Free Agency 2020 mais les Raptors ont préféré être clairs : leur pépite dénichée à la sortie de la fac de Wichita State et sans passer par la Draft ne bougera pas d’un pouce ! Circulez, il n’y a rien à voir. Fred VanVleet a prolongé son séjour au Canada pour 85 millions de dollars sur quatre ans et peut désormais aborder la suite plus sereinement.

Champion de D-League en 2017 puis champion NBA en 2019 et enfin titulaire indiscutable des Raptors en 2020, l’ascension du cycliste ne pouvait que le mener à ce moment tant attendu. Considéré comme l’un des joueurs les plus sous-payés de la Ligue cette saison, il a rattrapé le temps perdu et va satisfaire son banquier avec la signature d’un contrat à plus de 20 patates l’année. Cette fois c’est sûr, ses enfants aux pouvoirs magiques sont à l’abris, de même que les deux ou trois générations suivantes. C’était l’objectif de ce natif de Rockford dans l’Illinois et cela montre à quel point il est devenu irremplaçable aux yeux de Masai Ujiri qui devra donc filer près de 80 millions de dollars cumulés à Pascal Siakam, Kyle Lowry et FVV cette saison. Forcément, ça en laisse moins pour les autres, mais ça correspond aussi assez bien à la réalité du parquet quand on s’intéresse un peu aux chiffres.

Source image : Basketball Reference

Pour sa première année en tant que starter indéboulonnable suite au départ de Danny Green, le combo guard s’est révélé un peu plus en attaque. Il a même battu son career-high le soir de la remise des bagues, histoire que ça soit bien clair dès le départ. En bref, une contract year de rêve pour le résultat du Croisons les entre Stephen Curry et Drake. En comblant parfaitement les manques lors des absences de Kyle Lowry et en augmentant toutes ses moyennes dans les grandes catégories statistiques, il s’est forgé un dossier de candidat au MIP toute l’année et a surtout aiguisé l’appétit de certaines franchises désespérées. Désolé aux Knicks et aux Pistons qui se sont immédiatement reconnus dans ces quelques mots mais ils ont quelques années de retard sur le projet de Toronto qui n’a donc pas hésité à filer les clés du camion et les thunes aux deux leaders des Raptors 905 champions de D-League il y a trois ans, prouvant ainsi leur nez fin en parvenant à ramener à la deuxième place de l’Est et jusqu’en demi-finale de Conférence une équipe menée par un All-Star de 34 balais et deux anciens no-names.

Si du point de vue de la moula FVV est tranquille, le plus dur commence maintenant sur les planches. Désormais, les soirs sans ne seront plus vraiment permis car Toronto compte sur lui pour assurer sa grosse quinzaine de points quotidienne ainsi qu’une poignée de passes décisives et des actions clutchs lorsque c’est nécessaire. Bienvenue dans une nouvelle dimension où le droit à l’erreur s’est amaigri et où les attentes vont monter crescendo concernant l’arrière de 26 ans. A l’approche de son prime, on peut s’attendre de lui à ce qu’il se stabilise à ce niveau déjà excellent en continuant de se révéler dans les matchs qui comptent le plus. Contre Boston, lors des derniers Playoffs, il a eu peu de choses à se reprocher, terminant notamment le Game 7 en tête du scoring chez les Dinos. Avec un Kyle Lowry vieillissant et en dernière année de contrat, l’étape suivante consistera à montrer la voie à ses coéquipiers pour se révéler être un parfait lieutenant de Pascal Siakam qui découvre à peine le rôle de franchise player, et même un petit peu plus si affinité.

  • Jauge de hype à son arrivée dans la Ligue : 0%
  • Jauge de hype actuelle : 60%
  • Jauge entrée au Hall of Fame : 2%
  • Celui qu’il aimerait devenir : Ben Wallace, la Draft c’est pour les autres
  • Celui qu’il espère ne pas devenir : Michael Rasmussen, le dopage c’est mal m’voyez

En signant l’un des plus gros deals de la Free Agency 2020, hors prolongation au max, Fred VanVleet n’est plus la bonne surprise qui peut apporter quand bon lui semble. Un gros contrat implique de grandes responsabilités et c’est maintenant sur la régularité que le Canadien d’adoption va être jugé.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top