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Michael Jordan ne sait pas s’il aurait pu « survivre » à l’ère de Twitter : c’est fou la puissance que peut avoir un crying meme

Jordan crying 31 décembre

Ça laisse des traces.

Source image : memegen

On le sait, les réseaux sociaux sont partout. Et en tant que drogué de la balle orange, on sait aussi à quel point Twitter tient une place centrale, pour le meilleur comme pour le pire. On vit dans une ère qui présente ses propres défis, et un certain Michael Jordan est bien content d’être né au début des années 1960. On en connaît un qui a été traumatisé par un crying meme

Au sommet de son basket et de sa gloire dans les années 1990, MJ était évidemment au centre de toutes les attentions. Il était le visage de la NBA, le visage du sport US même, aux States comme partout dans le monde. Il était une marque, avec une image parfaitement travaillée. Il était une véritable rockstar que tout le monde s’arrachait, avec tout ce que ça pouvait impliquer en matière de pression et d’attentes. Il était scruté sans cesse, et des polémiques ont commencé à fuiter, certaines plus crédibles que d’autres. Le livre « The Jordan Rules » qui mettait en avant son comportement tyrannique avec ses coéquipiers, les jeux d’argent, la virée à Atlantic City avant un match de Playoffs, Slim Bouler… on a pu revisiter ces controverses dans « The Last Dance » il y a quelques mois et il est clair qu’elles ont pesé sur MJ, épuisé mentalement après le premier three-peat des Bulls. La rançon de la gloire en quelque sorte, Jordan décidant finalement en 1993 de raccrocher les sneakers alors qu’il était au top du top, à cause d’une perte de motivation ainsi que la mort de son papa. Tout ça pour dire que niveau pression, Jordan était servi. Cependant, il n’a pas joué à l’époque des réseaux sociaux, qui dominent aujourd’hui la sphère sportive et qui réduisent encore un peu plus la marge d’erreur des athlètes, dans le sens où ils sont constamment jugés, analysés, discutés, par n’importe qui et n’importe où.

« Ce qui a changé entre ma fin de carrière et maintenant, c’est l’apparition des réseaux sociaux, Twitter, et toutes ces choses qui ont envahi la vie des célébrités, à tel point que certains sont capables d’utiliser ça pour des gains financiers ou ce genre de choses » a déclaré Jordan lors d’une interview avec Marvin R. Shanken, publiée récemment sur la chaîne YouTube de Cigar Aficionado.

Quand il voit la manière dont les choses peuvent s’envenimer à travers le petit oiseau bleu aujourd’hui, MJ est très heureux d’avoir pu atteindre son apex dans les années 1990.

« Je ne sais pas si j’aurais pu survivre à l’ère de Twitter, où vous ne possédez pas l’intimité que vous souhaitez, et où quelque chose d’innocent à la base peut toujours être mal interprété. »

Michael Jordan à l’époque des réseaux sociaux, voilà un sujet passionnant. Vous avez quatre heures. Blague à part, cela montre que les RS peuvent représenter un véritable challenge pour les athlètes actuels, encore plus ceux qui sont constamment sur le devant de la scène. On entend souvent dire que la NBA est aujourd’hui beaucoup plus soft qu’avant et tout le blabla, ce qui est vrai dans l’aspect physique du jeu, mais il y a d’autres éléments – comme Twitter donc – qui peuvent rendre la vie d’une star plus difficile que dans les années 1990. Si le Jojo des Bulls avait évolué à l’ère du petit oiseau bleu et des caméras sur les téléphones, la perception des gens à son égard aurait peut-être été différente. Malgré les quelques polémiques qui l’ont suivi, Jordan était quasiment intouchable à travers ce qu’il dégageait à son époque et l’époque en elle-même, mais aujourd’hui, tout s’emballe beaucoup plus vite et le moindre écart, comme une partie de blackjack avant un match de Playoffs, peut prendre une ampleur encore plus grande. Cependant, selon Steve Kerr, joueur des Bulls dans les nineties et désormais coach des Warriors, Michael adopterait un comportement différent pour éviter les controverses dans ce climat d’observation constante.

« Il se serait adapté aux réseaux sociaux. C’était juste différent » avait notamment déclaré Steve au moment de « The Last Dance ».

Déclaration intéressante de Jojo, car non seulement elle met en lumière l’une des grandes différences entre le monde d’il y a deux ou trois décennies et celui d’aujourd’hui, mais elle montre également qu’il faut toujours prendre en compte le contexte dans lequel les athlètes évoluent, sur le plan sportif évidemment mais aussi extra-sportif. 

Source texte : interview de Marvin R. Shanken avec Michael Jordan, via Cigar Aficionado

1 Comment

1 Comment

  1. Leroux

    24 octobre 2020 à 16 h 41 min at 16 h 41 min

    Hé bien, non seulement ce gars est le meilleur basketteur que la terre ait connu, mais en plus il est d’une incroyable lucidité.

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