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Avis de la rédaction : alors cette reprise, cette bulle, c’est comment ?

Mickey Mouse

Saison régulière terminée, et si on disait un peu ce qu’on a pensé de cette reprise ? De cette bubulle ?

Source image : Youtube

On y est, la saison régulière a livré son verdict après quinze jours passés dans la bulle d’Orlando. Une mouture inédite compte tenu du contexte sanitaire, et pas mal de choses à dire. On en profite, c’est dimanche, alors l’équipe vous livre aujourd’hui ses impressions sur ce drôle de mois d’août. Pour le reste ? Beh on vous invite en faire de même, en commentaires ou par pigeons voyageurs. Mais en commentaires c’est mieux hein.

Benoit

On craignait beaucoup de choses avant le début des matchs au sein de la bulle. Des cas positifs à l’intérieur du campus, des blessures en rafale et un niveau de jeu à nous donner envie de profiter de notre été pour enfin passer notre BTS en allumage de barbecue. Et si nos doutes étaient probablement fondés, on a été ravis de voir que le plan d’Adam s’est passé sans accroc avec en prime une jolie bagarre pour le spot final à l’Ouest. Petite larme pour les Suns qui n’ont pas réussi leur remontada malgré un sans-faute kiffant à suive mais tellement de plaisir à voir enfin ces Blazers presque au complet avec un Damian Lillard dans son prime et Melo qui retrouve une seconde jeunesse grâce à quelques kilos en moins. Big up aussi au caractère des Nets de TLC qui a totalement assumé son rôle de franchise player en l’absence de KD. C’était un peu plus douloureux pour D.C. ou les Kings mais ils pourront quand même rajouter Disney World à leur palmarès. Sacré référence. Maintenant, place à des Playoffs plus indécis que jamais. 16 équipes qui doivent se répéter les mots d’un grand sage indien ce matin : sur un malentendu, ça peut passer.

Nicolas M.

Comme beaucoup, j’avais des doutes sur le niveau de jeu qui allait être démontré chez Mickey – surtout lors des premières semaines de compétition – ainsi que sur l’ambiance autour des matchs sans la présence des fans dans les tribunes. Sur ces deux points, j’ai été assez agréablement surpris. On a eu des grosses oppositions avec de l’intensité et des perfs de grand malade (coucou Dame, T.J. et Book), tout ça accompagné d’un joli suspense pour la huitième place à l’Ouest grâce notamment à des Suns en plein boom (les Pels par contre, bonjour le flop). Bon, ça défend peu globalement mais ça on a pris l’habitude. Concernant l’ambiance, forcément au début ça sonnait creux et je n’étais pas forcément emballé par les Sims qu’on peut voir sur les écrans, mais finalement ça rend assez bien et la NBA a réalisé un bon boulot pour offrir quand même une belle expérience aux drogués se trouvant sur leur League Pass. Vous ajoutez à ça une bulle qui montre son efficacité contre le COVID-19 avec aucun test positif depuis la reprise, et on peut dire que cette dernière est plutôt réussie. Au milieu d’une pandémie mondiale, dans un contexte également marqué par la lutte pour plus de justice sociale, la NBA est en train de gagner son pari, mais le chemin est encore long.

Giovanni

Pour commencer, mea culpa assumé. « 48h et on aura un premier cas de COVID, puis deux, puis trois, et deux jours plus tard tout va s’arrêter, vous l’aurez lu en premier ». Bon, il apparaît que mes talents en voyance et en virologie sont aussi éclatés que la défense des Pels ou des Kings, et j’ai donc finalement pu apprécier comme tout le monde le spectacle proposé dans la bulle. Malgré les tentatives de putsch de Richaun Holmes ou Lou Williams, la bulle a tenu et, non contente d’avoir été solide face au virus, elle a également offert son lot de bonheur. Des défenses inexistantes et du load management ? C’est le lot de n’importe quelle fin de saison, bulle ou pas bulle. Pour le reste ? De belles histoires, collectives comme individuelles, un manque de public qui personnellement ne m’a pas choqué plus que ça, un inédit play-in tournament que j’aimerais retrouver les prochaines saisons, des Playoffs que j’attends comme un texan attend ses ribs, bref beaucoup e positif pour moi depuis quinze jours. Ça restera compliqué à expliquer à nos enfants hein, mais pour moi la NBA a pour l’instant plus que réussi son pari.

Alexandre

Cette fin de saison régulière dans la bulle nourrissait beaucoup d’interrogations et a généré pas mal de bonnes surprises. Avant que les équipes commencent à faire tourner pour gérer leurs effectifs en vue de la suite, le niveau de jeu fut meilleur que prévu et le fait de n’avoir que 22 équipes a homogénéisé les confrontations et les enjeux. L’aspect sanitaire a été impeccablement maîtrisé par les instances NBA qui ont mis en place un dispositif qui permet aux joueurs et aux différents staffs d’évoluer en sécurité. Espérons que cela continue pendant les Playoffs. Sinon deux grosses déceptions pour moi côté terrain avec deux équipes qui ont complètement manqué ce rendez-vous de la bulle : les Pelicans et les Kings. Et une grosse (mais alors très grosse) satisfaction avec ces Suns qui, même s’ils n’ont pas atteint le play-in tournament, ont été la meilleure équipe de cette fin de régulière en donnant tout, en proposant un jeu flamboyant et surtout, en montrant les progrès d’un groupe qui saura sur quelles bases repartir la saison prochaine !

Nicolas V.

Après une pré-saison pour le moins… molle, on attendait une reprise de saison régulière dynamique, d’autant plus qu’avec le contexte très particulier cette année d’un point de vue basket, beaucoup d’équipes pouvaient prétendre au titre. Dans les faits ? Un très bon délire, parce que la NBA a remarquablement géré (du moins jusqu’à aujourd’hui) tout ce qu’il fallait pour que ça ne finisse pas en scénario de film d’horreur avec contamination à grande échelle au sein de la bulle. Et ça, ça reste important pour que les joueurs puissent se concentrer uniquement sur leur job. Ainsi, si les favoris de chaque conférence ont joué assez tranquillement sans se cramer, le concept de play-in est juste une merveille d’idée, car ça s’est battu comme des chiens à l’Ouest (sauf les Pelicans et les Kings, bravo à vous) pour aller titiller LeBron au premier tour. Un Devin Booker qui tire d’étonnants Suns, du Damian Lillard dans la forme de sa vie… et des surprises, comme T.J. Warren en mission divine et TLC qui a plusieurs fois pris la gonfle chez les Nets. On pense enfin à Washington, qui repart d’Orlando les fesses bien rouges et avec Moe Wagner qui a pris un gros coup de tête made in Athènes dans la ganache. Finalement, on s’est fait kiffer comme il faut, maintenant cap sur les Playoffs, car le vrai job ne fait que commencer pour les seize survivants.

Thomas

L’excitation d’une reprise de la NBA à Orlando me réjouissait tellement que les doutes sur celle-ci me paraissaient peu importants. Peut-être une nostalgie de mes moments à Disneyland Paris à tirer sur des Aliens dans Buzz l’Eclair ou de la Maison de Mickey qui surgissait. Un niveau de jeu flingué, des cas de coronavirus en masse ou une ambiance d’enterrement sur les parquets, ça pouvait faire peur. La NBA a pourtant réussi à nous caler une fin de saison d’anthologie. Des surprises, des game winners et du trashtalking, tout ce qu’il faut pour nous hyper (presque) tous les soirs. Et tant pis si les Kings, les Pels ou les Wizards ont joué avec leurs pieds, ces derniers réussissant même l’exploit de finir derrière les Hornets qui ne sont même pas dans la bulle. Pour nous en foutre plein les mirettes, on a eu des clients : T.J. Warren s’est transformé en Michael Jordan, Devin Booker a enfin réussi à faire gagner ses Suns et Damian Lillard s’est excité pour fermer les bouches de Paul George et Pat Beverley. Merci Dadam Silver pour le plan proposé. En plus, de ça le bazar pour l’ultime spot de l’Ouest nous a fait frétiller avec quatre candidats jusqu’au dernier soir. Un système de play-in sorti du chapeau qui fait mouche. Hâte de savoir qui des 16 équipes encore en lice repartira avec le trophée Larry « Bubble » O’Brien. Ça n’a pas fini d’envoyer du pâté chez Walt Disney !

Antoine

Mine de rien, Adam Silver est en train de réussir un pari complètement dingue. Je ne suis évidemment pas le seul à avoir eu des doutes quant à la viabilité d’une reprise à Disney World dans une bulle. Le tout avec un barrage entre le huitième et le neuvième pour accéder aux Playoffs, bizarre tout ça. Et finalement, ça aura été génial. D’ailleurs, on signe d’ores et déjà pour une intégration définitive du play-in pour les prochaines saisons. Grâce à ce magnifique enjeu supplémentaire, on a eu droit à une course folle à quatre équipes qui se tenaient en un match. Et puis le run des Suns, impossible de ne pas être fan des Cactus sur cette bulle, Devin Booker a mangé absolument tout le monde en face de lui comme aurait pu le faire un numéro 24 (ou 8 c’est selon) dans son prime. Le tout pour une série de huit victoires pour zéro défaite, alors qu’ils étaient annoncés comme de simples figurants. Non, vraiment, merci les Suns d’avoir égayé mon cœur dans cette bulle. Evidemment, on pourrait parler de plein d’autres choses, TLC, Damian Lillard qui tourne à 50 points de moyenne, la défense des Pels qui aura été source de nombreux fou rires, bref. En fait, on a déjà une belle bulle, qui peut le devenir encore plus avec les Playoffs. Et si pour certains, le titre de 2020 aura une valeur un peu moindre que les autres, pour moi c’est presque l’inverse. Je m’explique, la NBA a réuni les meilleures équipes de la Ligue au sein d’un même endroit pour jouer au basket. Pas d’avantage du terrain, pas vraiment de fans, juste des joueurs. Le tout avec une problématique simple pour tout le monde : si on vous met tous au même endroit, dans les mêmes conditions, c’est qui les meilleurs ? Y’a un côté playground dans cette bulle qui me fait encore plus kiffer. Tout le monde vient sur le même terrain tous les jours pour se la coller et on voit qui est le meilleur. Voilà, la bulle d’Orlando est d’ores et déjà une réussite pour moi, ne reste plus qu’à kiffer les Playoffs tranquillement.

Allez zou, on se positionne à la réception du courrier et on attend vos impressions en commentaires, alors à tout de suite.

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