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Les médias en PLS pour payer la présence de leurs journalistes à Orlando : qui est chaud pour dépenser 750$ par jour ?

Russell Westbrook 29/06/2020

La soupe à la grimace pour des dizaines de boîtes.

Source image : YOUTUBE

Dans un mois, tout le monde sera heureux du retour de la NBA… enfin presque. Les joueurs sont chauds, les franchises ultra-vigilantes et les télévisions prêtes à faire feu. Sauf qu’au milieu de tout cela, les journalistes sont tombés de (très) haut en voyant leurs futures conditions de travail.

En ce moment, les journalistes sportifs de la presse écrite devraient être en train de fouiner un dossier ou des rumeurs pour la Free Agency. Sauf qu’une pandémie mondiale paralyse le globe entier et bouleverse tout, partout, tout le temps. Alors que la NBA a pris des mesures extrêmement strictes pour la reprise du jeu à Orlando le 30 juillet, les plumes spécialistes de la Grande Ligue ont halluciné en voyant certains coûts. Pour The Globe and Mail, quotidien canadien national, Cathal Kelly a laissé parler son cœur et ses appréhensions dans un article personnel. Au-delà des anecdotes nostalgiques du journaliste, Kelly est préoccupé par la fin de saison à Orlando. Et il y a de quoi. Fini les avantages et les privilèges pour la presse, chez Mickey la présence d’un seul journaliste coûtera 750$ par jour (!) à son employeur. Une somme colossale, voire dévastatrice si l’équipe suivie se hisse en finale. Pour Cathal Kelly par exemple, si Toronto serait bien inspiré d’aller chercher le back-to-back, pas sûr que cela arrange The Globe and Mail et les journalistes qui couvrent les Raptors.

Du moins, ceux qui pourront les suivre, ou l’une des 21 autres équipes. Car évidemment, n’importe quel média ne peut pas se payer le luxe d’envoyer l’une de ses plumes dans le monde pas si merveilleux que ça de Disney World. Autre frais exceptionnel, si un journaliste doit être remplacé, par exemple durant le mois de septembre, ce changement sera facturé 6 000$, à la charge totale du journal bien sûr. À la vue de ces chiffres exorbitants, certaines raisons peuvent traduire de telles folies. D’abord l’hôtel, et puis le fait que chaque journaliste sera testé quotidiennement après avoir été mis en quarantaine une semaine avant le départ pour Orlando, et sept autres jours dans l’hôtel. Des frais que l’on imagine élevés, mais à ce point, pas sûr que la majorité des parieurs aurait misé sur 750$ la journée. Une situation certainement réglée pour les « petits » titres de presse, hélas, et un casse-tête interminable pour les médias avec des moyens plus importants, qui ne devront certainement miser sur un seul journaliste, pour une période courte (?), et prier pour ne pas avoir à faire de changement. Clairement. Rajoutez à cela un contexte sans public, donc sans ferveur, sans proximité avec les joueurs et membres du staff, sous la perpétuelle menace du virus, dans un climat anxiogène… ça fait beaucoup, non ? Il ne faudrait pas s’étonner de voire certains journalistes de Portland prier l’absence des Blazers en Playoffs, du moins pour cette année.

Les titres de presse écrite américains ne s’attendaient certainement pas à ce genre de « monde magique ». Si un sort maléfique vient plutôt de s’abattre sur les employeurs et leurs plumes, on ne devrait pas voir grand monde en cabines, conférence de presse, au bord du terrain pour capter les paroles et les informations de la bulle NBA à Orlando. Courage, comme on dit.

Source texte : The Globe and Mail

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