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Paul George voulait faire venir le meilleur ailier-fort aux Pacers en 2017 : un refus à l’origine de sa demande de trade

Paul George - Amende 15000 dollars

Y’a moyen d’avoir envie de se barrer…

Source image : YouTube

Copieusement hué lors de son dernier passage à Indianapolis au mois de décembre, Paul George avait tenu des déclarations mystérieuses, insinuant qu’il n’était pas le principal fautif de ce divorce avec les Pacers et que ce n’était pas lui qu’il fallait siffler. On en sait désormais un petit peu plus sur les conditions de son départ à OKC.

Avant de former un duo avec Russell Westbrook au Thunder puis de signer chez les Clippers cet été, Paul George a longtemps fait les beaux jours de l’Indiana. Impossible d’oublier les confrontations entre les Pacers et le Heat de LeBron lors des Finales de Conférence en 2013 et 2014. Chris Andersen n’a pas effacé Paul George de sa mémoire non plus. Les fans de la Bankers Life Fieldhouse ont vu grandir Paulo jusqu’à devenir une superstar de la Ligue. Mais la belle histoire s’est arrêtée en 2017. Dans une apparition sur le podcast de Quentin Richardson et Darius Miles pour The Players’ Tribune, le 10ème choix de la Draft 2010 est revenu sur les raisons de son divorce avec Indianapolis. Le départ de Danny Granger alors qu’il était en pleine convalescence, l’échange de George Hill et les rumeurs de trades le concernant directement, il y avait de quoi se sentir trahi. Mais c’est une autre goutte d’eau qui a finalement fait déborder le vase comme nous l’explique l’Angelino.

« Je ne vais pas donner les noms car je veux garder ça privé. Alors je vais le présenter comme ça : à l’époque, le meilleur ailier-fort m’avait dit qu’il voulait venir à Indy pour faire équipe avec moi. »

Malheureusement, les dirigeants n’étaient pas enclins à réaliser le rêve de PG.

« Nous sommes un petit marché. On ne peut pas le faire. Nous sommes un petit marché. On ne peut pas se le permettre. De mon côté, je me dis ‘Le meilleur ailier-fort veut venir ici et vous ne voulez pas que cela se réalise ?’ Ils ne voulaient pas le faire. Après cet appel, je me dis : ‘Ils ne me comprennent pas.’ J’ai appelé mon agent en lui disant : ‘Mec, fais moi sortir d’ici. Ils ne veulent pas gagner.' »

Petit bond en arrière. Personne n’a oublié la tragique blessure de Paul George et cette double fracture tibia-péroné lors d’un scrimmage avec Team USA juste avant la Coupe du Monde 2014. La suite ? Saison presque blanche pour Paulo avant que Young Trece ne revienne à son niveau All-Star un an plus tard. Et pourtant, les Pacers ne passent plus le premier tour des Playoffs, butant successivement sur les Raptors et sur les Cavs d’un certain BronBron en 2017. L’heure est donc au changement à Indy et pourtant les dirigeants ne semblent pas avoir envie de signer ce fameux ailier-fort d’après Paul George. De quoi rendre chafouin l’ami Paulo.

Mais de qui peut bien vouloir parler Paul George ? Impossible de ne pas se souvenir de la folle intersaison 2017. Jimmy Butler échangé à Minneapolis, Chris Paul qui rejoint Houston ou l’échange Kyrie Irving – Isaiah Thomas entre les Cavs et les Celtics… Les deux seuls ailiers-forts All-Stars disponibles sur le marché étaient Blake Griffin et Paul Millsap. Le premier a prolongé aux Clippers et l’autre a signé à Denver. Voulait-il plutôt parler de LaMarcus Aldridge ou d’Anthony Davis qui affichaient de grosses stats cette saison encore ? Joueur des Pelicans à l’époque, AD était déjà au sommet de son art et il aurait pu former un tandem incroyable avec le natif de Palmdale. Mais du côté des Pacers, on était apparemment plus chaud pour signer un Trevor Booker. Résultat, PG13 est échangé à OKC contre Victor Oladipo et Domantas Sabonis. Trois ans plus tard, on se dit que ce trade a contenté tout le monde… Paulo a encore passé un cap supérieur loin de l’Indiana et les Pacers ont construit une base solide en rajoutant deux futurs All-Stars dans leurs rangs en provenance de l’Oklahoma.

On peut comprendre la déception de Paul George. Alors le franchise player d’une équipe qui ne passe plus le premier tour des Playoffs, voilà qu’il mâche le travail à son GM pour renforcer l’équipe et viser plus loin mais ce dernier n’en veut pas. Tant pis, avec le recul tout le monde semble satisfait. Mais on comprend un peu mieux les mots de PG il y a quelques mois.

Source texte : The Players’ Tribune

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