Dossiers NBA

Quand pognon ne rime pas avec production : focus sur les ailiers forts NBA « surpayés » en 2019-20, y’a eu du braquage par ici

Kevin Love 24 janvier 2020

Y’a quelques gros noms par ici.

Source image : YouTube

Dans un monde parfait, chacun serait payé à sa juste valeur et il n’existerait aucun déséquilibre entre la production d’un joueur et son salaire. Sauf qu’on ne vit pas dans un monde parfait, loin de là. Pour diverses raisons, certains mecs sont largement sous-payés, tandis que d’autres sont bien surpayés. Les joies du business en quelque sorte. Ça méritait bien un petit focus, et après les bonnes affaires chez les ailiers forts, place à ceux qui touchent beaucoup trop de billets verts par rapport à ce qu’ils apportent sur les parquets.

Comme avec les ailiers forts sous-payés, quelques précisions par rapport aux critères de sélection. Vous ne retrouverez pas ici de joueurs aux gros salaires qui n’ont pas pu s’exprimer à cause de blessures. On parlera ici de gars qui touchent trop de billets verts par rapport à leur production sur les parquets, donc déjà faut être un minimum sur les parquets. Vous ne retrouvez pas non plus des mecs qui ont signé des grosses prolongations de contrat n’ayant pas encore démarré, car cette sélection est basée sur la saison 2019-20. Enfin, on a également voulu éviter au maximum les doublons avec l’article concernant les ailiers forts surcotés, car ce n’est pas top de lire deux fois la même chose. Voilà voilà, vous savez tout. 

P.S. : la baisse potentielle des salaires liée à la suspension de la saison n’a pas été prise en compte.

Tobias Harris (Philadelphia 76ers)

Salaire 2019-20 : 32,7 millions de dollars
Stats 2019-20 : 19,4 points (47,2% au tir, 36,2% à 3-points, 80,6% aux lancers), 6,8 rebonds, 3,2 assists
Situation contractuelle : dans la première année d’un contrat de 5 ans et 180 millions

Tobias Harris est un solide joueur de basket. Tobias Harris est un attaquant doué, et un mec qui fait les efforts en défense. Mais on peut tourner l’équation dans tous les sens, le joueur des Sixers fait partie de la catégorie des joueurs surpayés, lui qui est rémunéré comme un véritable franchise player alors qu’il n’est qu’une pièce du collectif des Sixers à côté des deux All-Stars Joel Embiid et Ben Simmons. Une pièce importante certes, qui remplit bien son rôle, mais dont le salaire n’est tout simplement pas approprié. L’été dernier, alors que Jimmy Butler s’envolait pour Miami, Philadelphia n’a pas hésité à casser sa tirelire pour le prolonger dans le but de continuer à jouer le titre, Tobias récolant un salaire similaire à celui de Kawhi Leonard. Les Sixers ne voulaient pas perdre Butler ET Harris, ce qui est compréhensible d’autant plus que Philly avait lâché du bon matos pour récupérer ce dernier en février 2019 (Landry Shamet et plusieurs choix de Draft). Mais aujourd’hui, difficile de ne pas coller l’étiquette « surpayé » à Tobias Harris, même si ce n’est pas de sa faute. Et ça va durer encore quatre ans.

Kevin Love (Cleveland Cavaliers)

Salaire 2019-20 : 28,9 millions de dollars
Stats 2019-20 : 17,6 points (45,0% au tir, 37,4% à 3-points, 85,4% aux lancers), 9,8 rebonds, 3,2 assists
Situation contractuelle : dans la première année d’un contrat de 4 ans et 120,4 millions

Après la campagne compliquée de l’an passé durant laquelle il a raté une bonne soixantaine de matchs, Kevin Love a plutôt bien rebondi au niveau de ses performances individuelles cette année. Mais la saison 2019-20 a tout de même été chaotique à Cleveland. Beaucoup de défaites, l’échec John Beilein, un Kevin Amour très frustré et demandant même à être transféré… bonjour le bordel. Avec le contrat de Love, qui est payé quasiment comme un franchise player et ce pour quelques années encore, aucun échange n’a pu se faire entre les Cavaliers et une autre équipe. Pas étonnant pour un mec qui est considéré au mieux comme une troisième option chez un candidat au titre à travers la Ligue. Vous l’avez compris, le gros contrat signé par Kevin en 2018 juste après le départ de LeBron James peut aujourd’hui être considéré comme un boulet, surtout que Love a déjà 31 ans et que son deal dure jusqu’en 2023.

Paul Millsap (Denver Nuggets)

Salaire 2019-20 : 30 millions de dollars
Stats 2019-20 : 12,0 points (48,6% au tir, 44,0% à 3-points, 83,3% aux lancers), 5,9 rebonds, 1,6 assists
Situation contractuelle : dans la dernière année d’un contrat de 3 ans et 90 millions

On connaît l’importance du vétéran Paul Millsap dans le collectif de Denver. On sait à quel point il apporte défensivement, on sait que ses stats ne montrent pas tout, on sait qu’il est un leader. On ne remet rien de tout ça en question, c’est juste qu’il ne vaut tout simplement pas 30 millions par saison. Il est payé comme l’un des meilleurs joueurs à son poste, mais il n’est plus le All-Star qu’il était il y a quelques années à Atlanta, même s’il reste très propre. Son temps de jeu baisse de plus en plus depuis son arrivée à Denver en 2017, et il a quand même raté une bonne vingtaine de matchs cette saison à cause de divers bobos. Faut pas oublier qu’il a 35 balais le bonhomme et qu’il était dans sa 14è saison NBA. Son contrat est sur le point de se terminer et quelque chose nous dit qu’il ne recevra pas 30 millions de billets verts sur son prochain.

James Johnson (Minnesota Timberwolves)

Salaire 2019-20 : 15,1 millions de dollars
Stats 2019-20 : 8,4 points (47,9% au tir, 36,3% à 3-points, 64,6% aux lancers), 3,7 rebonds, 2,3 assists
Situation contractuelle : dans la troisième année d’un contrat de 4 ans et 59 millions, avec une player option sur la dernière année

Banni pour le début du camp d’entraînement sous prétexte qu’il était hors de forme, James Johnson avait mal démarré sa saison avec Miami, et ses galères ont duré jusqu’en janvier, lui qui n’a pas joué entre la fin novembre et le début de l’année 2020 pour diverses raisons pas toujours très claires. Il a ensuite retrouvé avec brio la rotation d’Erik Spoelstra en profitant notamment des blessures, avant de se faire transférer chez les Timberwolves en février, où il a plutôt bien contribué en sortie de banc, tout en apportant son expérience. Johnson a ainsi su redresser la barre, mais ce n’est pas pour autant qu’il quitte la catégorie des joueurs surpayés pour cette saison. Plus de 15 millions l’année (Top 15 à son poste niveau salaire) pour un role player polyvalent de 33 ans, ça fait quand même beaucoup, surtout qu’il y a une player option à presque 16 millions qui traîne pour l’an prochain.

Cristiano Felicio (Chicago Bulls)

Salaire 2019-20 : 8,2 millions de dollars
Stats 2019-20 : 3,9 points (63,0% au tir, 78,3% aux lancers), 4,6 rebonds
Situation contractuelle : dans la troisième année d’un contrat de 4 ans et 32 millions

Cristiano Felicio. Rien que le nom donne le tournis aux fans des Bulls. Vous vous rappelez de cette scène l’an passé quand les Taureaux ont joué à quatre contre cinq dans le money time parce que Felicio manquait à l’appel ? Oui, c’est de lui dont on parle. Une légende de Chicago. Si son salaire n’est pas énorme sur le plan purement économique, le Brésilien a incontestablement sa place dans le groupe des joueurs surpayés vu son terrible niveau de jeu. Aujourd’hui, son contrat de 32 millions de dollars obtenu en 2017 pique les yeux quand on voit ce qu’il propose – ou plutôt ne propose pas – sur les parquets. Non utilisé par Jim Boylen en début de saison, Felicio n’a disputé que 22 rencontres au total cette année, lui qui s’était pété le poignet au mois de novembre. C’est ce qu’on appelle jeter 8 millions par les fenêtres.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, et on vous laisse la compléter avec d’autres joueurs que vous considérez comme surpayés sur la saison 2019-20. Si vous voulez le tableau complet des salaires NBA pour les ailiers forts, c’est par ici. Sur ce, on n’a plus qu’à vous souhaiter un bon dimanche.

Source chiffres : Spotrac

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