One-on-One

Avis de la rédaction – Les meilleurs coachs de la saison NBA 2019-20 : place numéro 3, chacun donne son avis !

Top 6 rédaction

Du Spoelstra, du Jenkins, du Budenholzer, mais toujours pas de Steve Kerr.

Source image : montage TrashTalk

Voici le dernier petit jeu auquel la rédaction de TrashTalk s’est livré ces derniers jours : établir un Top 6 par poste, qui prend en compte uniquement la saison 2019-20 attention, car sinon le cinq de rêve de la rédac serait probablement composé de J.R. Smith, Lance Stephenson, Nick Young, Carlos Boozer et Joakim Noah, le tout coaché par Tyronn Lue. Huit rédacteurs, huit avis, une petite moyenne et let’s go, l’occasion aussi de revenir sur le bout de saison de nos loulous préférés. La suite vous la connaissez, on met les kevlars et les casques et on se retrouve en section commentaires ?

Bastien

Mike Budenholzer : on le prend un peu trop pour acquis, et du coup certains en viennent à trouver normal ce que font les Bucks. Non, ce n’est pas normal ce que font les Bucks. On a pas une équipe aussi appliquée en attaque, terrifiante en défense, expérimentée et athlétique sans un grand coach. On a pas un des différentiels les plus outrageux de l’histoire de la NBA et un groupe qui vit bien sans un grand coach. Pas de surprises, Milwaukee a reproduit son jeu de l’an dernier… mais en faisant encore mieux. Sans leur coup de mou récent et la suspension de la saison, les 70 victoires étaient clairement atteignables. Et on trouve ça normal avec Bud.

Alex

Erik Spoelstra : Kendrick Nunn et Duncan Robinson sont des non-draftés. Le premier est un rookie, le deuxième un sophomore. Ils sont tous les deux titulaires d’une des meilleures équipes de l’Est. Ils sont deux pièces cruciales de l’attaque avec le 6ème meilleur ratio de la ligue ! Bam Adebayo a explosé et ce n’est très certainement pas fini. Goran Dragic s’est mué en 6ème homme de luxe et a fait un magnifique boulot dans ce rôle. Et Jimmy Butler… Le swingman soit-disant difficile à gérer est subitement devenu un leader charismatique. A Miami, il y a Pat Riley dans les bureaux, il y a des plages magnifiques et il y a Erik Spoelstra sur le banc. Cela fait 12 ans et on a tendance parfois à oublier le niveau de génie de Spo, ce talent qu’il a pour toujours tirer le meilleur, voire plus, du groupe mis à sa disposition.

Ben

Mike Budenholzer : les Bucks misaient sur la continuité à l’exception du départ de Malcolm Brogdon à Indiana et ça s’est senti dans les résultats. Un record de précocité pour se qualifier en Playoffs et 29 franchises tenues à bonne distance dans le rétroviseur. Ils étaient même partis pour aller titiller des équipes all-time avant de soudainement lever le pied juste avant la suspension de la saison pour faire reposer le moteur à l’approche des Playoffs (enfin c’est ce qu’on croyait à l’époque). Giannis est encore meilleur que sa saison de MVP, les Bucks ont le meilleur defensive rating et la meilleur attaque en NBA ainsi que la plus haute pace. En bref, ils déroulent et Bud continuent de composer cette symphonie en n’oubliant personne. Un chef d’oeuvre s’il en est mais il faut bien en laisser un peu pour les autres après ses titres en 2015 et surtout en 2019.

Nico

Erik Spoelstra : véritable extension de Pat Riley, Erik Spoelstra a réalisé un boulot fantastique cette saison, prouvant encore une fois qu’il faisait partie des meilleurs hommes en cravate de la NBA. Le développement des jeunots, la cohérence du collectif, l’enseignement de la culture Heat, la capacité à maximiser les éléments qu’il possède sous la main au service de l’équipe…  tout ça, c’est coach Spo. Qui imaginait le Heat dans le Top 4 de l’Est en début de saison ? Pas grand monde. Avec l’arrivée de Jimmy Butler, le retour de blessure de Goran Dragic et le changement de statut de Bam Adebayo, il fallait trouver la bonne formule tout en mettant les bonnes articulations autour. Et c’est exactement ce que Spoelstra a fait. L’intégration de Jimmy a été parfaite, Bam a réalisé la progression attendue, Dragic a brillé en sixième homme, tandis que des jeunes comme Kendrick Nunn, Duncan Robinson, Tyler Herro ou encore Derrick Jones Jr. ont apporté une contribution très solide. Ça fait podium sans souci dans la course au Coach de l’Année.

Gio

Taylor Jenkins : première remarque méga-personnelle, wow il y a donc un coach en NBA… plus jeune que moi. Voilà, c’est tout, les cheveux blancs toussa toussa. Peu de doutes en début de saison sur le fait que Jenkins avait une bonne tête de winner pour faire pousser Winnie, mais très honnêtement… qui pensait que les choses iraient aussi vite à Memphis ? Très vite on a senti l’influence de Bud dans le jeu prôné par Taylor et ses Ours, un jeu fait de contre-attaques, de transition, de jeu rapide mais surtout pas d’attaques placées, ou alors un minimum. A des années lumières donc du Grizzlies spirit que l’on connait tant, et il fallait bien ça pour sublimer les qualités de Ja Morant, Jaren Jackson Jr. ou Brandon Clarke, sans oubler les belles surprises made in Jenkins, j’ai nommé les Dillon Brooks ou même De’Anthony Melton. Le coach rookie savait ce qu’il avait en magasin et il a donc construit une nouvelle identité en ville avec les qualités de chacun, preuve d’une intelligence que certains de ses confrères n’auront jamais. A 35 ans Taylor a de très beaux jours devant lui, alors à l’année prochaine un petit plus haut dans le classement ?

Alexandre T.

Erik Spoelstra : j’en avais fait mon favori en début de saison pour le titre de COY et je suis bien fier de le voir si haut dans ce classement. Combien de temps encore va-t-on douter d’Erik Spoelstra ? Encore une fois, le mec a su bricoler le meilleur équilibre possible pour son Heat tout en faisant éclore du jeune. C’est solide, ça joue dur et ça regarde pas son nombril lorsqu’il s’agit de gagner. Et si je mettais deux no-names non draftés en titulaires de mon backcourt et que je faisais sortir Dragic du banc ? Mais bien sûr que ça marche ! Après tout personne ne connaissait Kendrick Nunn et Duncan Robinson avant le début de saison. Jimmy Butler la diva ? On va lui montrer la dureté de South Beach et il va redevenir le mec que tout le monde adore, celui qui veut se donner plus que les autres. Si en plus, il peut se fondre totalement dans le collectif et porter ce groupe de cols bleus vers le haut, pourquoi se priver ? Attention à la suite, Miami est de retour aux affaires.

Clément

Mike Budenholzer : certes, les Bucks étaient attendus à un très haut niveau, mais était-il évident qu’ils auraient tant d’avance sur le reste de la conférence Est et qu’ils rouleraient autant sur la ligue en général, surtout lors d’une saison si ouverte et indécise ? Pas forcément… Et pour ça, le mérite revient beaucoup à Mike Budenholzer qui a su tirer le meilleur de chacun de ses joueurs, qu’ils soient titulaires ou remplaçants. Giannis en monstre inarrêtable, Middleton en parfait lieutenant, Brook Lopez en 3 and D grand format, Eric Bledsoe en pilote de la Formule 1 qui roule chaque match à toute vitesse. Tout le monde connaît son rôle, sait ce qu’il doit apporter à l’effectif et ne sort pas du tout de son registre, et il est nécessaire de saluer l’immense boulot de Mike Budenholzer, grand artisan de la sublime saison des Bucks. A Milwaukee ça attaque, mais ça défend encore plus.

Arthur

Mike Budenholzer : malheureusement pas disponible sur Parcoursup, l’école Bud a encore sorti un coach NBA en la personne de Taylor Jenkins. Après Quin Snyder et Kenny Atkinson, Mike Budenholzer continue de transmettre sa science dans la ligue, à ses joueurs, et aux autres coachs. En plus d’être l’image de Milwaukee, il est l’exemple à suivre pour les entraîneurs et certains discutent déjà d’un retrait de costard (non mais ça serait cool). Si la patte offensive des Daims est bien présente, peut-on parler de leur défense ? Premier rempart de la ligue avec Brook Lopez dans la peinture, une oxymore que beaucoup peinent à croire. Si le destin en a voulu autrement, les Bucks seront une nouvelle fois prêts l’an prochain, et il sera difficile de contrecarrer les plans du Bud.

Rédacteur

#6 #5 #4 #3 #2

#1

Nicolas Billy Donovan Frank Vogel Taylor Jenkins Erik Spoelstra
Giovanni Brad Stevens Frank Vogel Mike Budenholzer Taylor Jenkins
Ben Billy Donovan Taylor Jenkins Frank Vogel Mike Budenholzer
Alex T. Mike Budenholzer Taylor Jenkins Billy Donovan Erik Spoelstra
Clément Nate McMillan Frank Vogel Mike Malone Mike Budenholzer
Arthur Billy Donovan Taylor Jenkins Frank Vogel Mike Budenholzer
Alex M. Brad Stevens Mike Budenholzer Frank Vogel Erik Spoelstra
Bastien Taylor Jenkins Erik Spoelstra Rick Carlisle Mike Budenholzer

Le n°3 c’est donc tout bon, et si vous êtes un petit malin vous aurez donc compris de quoi on risque de parler demain. En attendant ? On vous souhaite une bonne fin de semaine sur le banc et surtout, restez chez vous.

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