Old-School

Les 50 points de Carmelo Anthony à Miami en 2013 : un peu de Melo old-school, ça fait jamais de mal

Depuis le temps que les fans des Knicks se font chahuter, on s’est dit qu’un petit flashback ne leur ferait pas de mal pour oublier ces temps difficiles dans la Grosse Pomme. Aujourd’hui, on monte à bord de la DeLorean direction 2013 pour admirer le grand Carmelo Anthony dans ses œuvres. N’attendez pas les miettes, il n’a rien laissé.

Parfois, il est important de se rafraîchir un peu la mémoire pour se rendre compte à quel point tout peut aller vite en NBA. Si on se souvenait encore très bien de la dernière apparition de New York en Playoffs il y a sept ans, qui aurait été capable de préciser qu’ils avaient abordé la postseason avec le seed #2 à l’Est ? Le fait que J.R. Smith était encore un joueur des Knicks était en effet une bonne indication, à moins que ce ne soit dû aux qualités de coaching de Mike Woodson. Sûrement un peu des deux finalement, mais surtout quand même grâce à Carmelo Anthony qui n’avait pas encore découvert les pouvoirs magiques de la capuche mais qui se débrouillait très bien le crâne à l’air. On aurait bien voulu créditer Amar’e Stoudemire aussi mais il était une nouvelle fois absent lors du match qui nous intéresse tout particulièrement ce jour, à l’instar de LeBron James, Dwyane Wade et Mario Chalmers dans l’équipe adversaire. Tout de suite, le roster des champions en titre faisait moins peur. Avec tout le respect que l’on a pour Norris Cole, on ne remplace pas un Top 10 NBA point guard aussi facilement. Blague à part, ce 2 avril 2013 nous offre un véritable choc entre le leader de la Conférence Est et le troisième, qui a l’opportunité de repasser devant les Pacers pour monter sur la seconde marche du podium en venant s’imposer à l’American Airlines Arena.

Le décor est planté et les forfaits annoncés, sachant que les absents ont toujours tort, il est désormais temps de rentrer dans le vif du sujet avec ce grand match du numéro 7. On le sait, la NBA aime bien segmenter les rôles pour que chacun se dédie à ce qu’il sait faire de mieux. En l’occurrence, il paraît que Melo est plutôt doué lorsqu’il s’agit de mettre la balle dans le cercle dans toutes les positions. C’est ce qu’il va nous prouver en se concentrant sur cet aspect unique de son jeu sans s’éparpiller à faire autre chose. Avec les huit premiers points du match en 2 minutes 18, on se dit qu’on est sur des bonnes bases. Si bien qu’à la mi-temps il pointe déjà à 27 unités malgré que les Knicks soient en retard de huit points sur les hôtes (50-58). Carmelo est tellement focus sur le scoring qu’il ne baptise les autres colonnes de sa ligne de stats qu’au bout de cinq minutes dans le troisième quart-temps avec un rebond défensif et déjà 37 points au compteur. A l’image de sa carrière, il ne sait peut-être pas faire deux choses en même temps (surtout défendre en fait) mais il est tellement bon pour scorer qu’on lui pardonne tout le reste. Il faut même attendre le buzzer de la période pour le voir délivrer sa première assist du soir et permettre à New York de prendre l’avantage. C’est pas qu’il ne pense pas aux autres, mais on n’est pas in the zone tous les quatre matins et il faut aussi savoir en profiter lorsqu’on atteint cet état de transe.

« Ce sentiment de m’a pas quitté de toute la partie. Parfois vous commencez bien et vous êtes froids tout le reste du match mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. »

Anthony laisse quand même passer dix minutes sans mettre le moindre panier à cheval sur le troisième et le quatrième quart, comme pour entretenir le suspense et s’assurer de rester sur le parquet jusqu’au bout. On la fait pas à Melo qui connait les rouages alors qu’il est en plein prime. Puis, à moins de quatre minutes du buzzer, l’homme au bandeau remet la sauce avec toujours autant de réussite malgré un Shane Battier dans son short toute la soirée avec Mike Miller en renfort. Mais même un triple DPOY n’aurait pas suffit à stopper le collègue de Draft de Flash et BronBron ce soir-là. Poussé par ses teammates, il ira planter son 18ème panier de la soirée sur ses 26 tentatives (7/10 du parking et 7/8 aux lancers) lors de la dernière possession pour égaler, à nouveau, son record en carrière de l’époque avec 50 points sans prendre un tir à moins de quatre mètres du cercle ni perdre un ballon…

« Je savais que j’y étais presque donc mes coéquipiers me disaient de venir prendre la balle. Ray Allen et Tyson Chandler m’ont gueulé dessus donc je l’ai fait. »

Melo montera jusqu’à 62 points l’année suivante mais le souvenir de cette soirée floridienne a marqué les fans du joueur à une époque où les fifties n’était pas encore mainstream. Même sans les stars du Heat sur le terrain, New York battait le leader de la Ligue une troisième fois dans la saison, la première défaite à domicile pour Miami en 17 matchs, avant de potentielles retrouvailles plus tard dans la saison au stade des Finales de Conférence. Mais on connait la suite. Les Pacers passeront par-là un tour plus tôt, marquant le début d’une longue période de turbulences pour l’avion piloté par les Knicks qui n’a toujours pas atterri depuis.

Si ce n’est pas forcément la performance qui ressort en premier lorsque l’on parle du passage de Melo à Big Apple car il fera encore mieux un peu plus tard, cela participe quand même à sa légende. Celle d’un scoreur à la dégaine facile et la précision d’un orfèvre. De quoi faire des images sympas si les Knicks avaient un jour l’idée de retirer son maillot…

Source texte : ESPN

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