Old-School

Le soir où Carmelo Anthony a mis le feu à Charlotte : 62 points pour claquer le record de Bernard King

C’était une performance comme on en voit peu. Disons, tous les 30 ans. Voir un membre des Knicks coller 62 points au Madison Square Garden, la Mecque du basket, devant un public en folie : seul Carmelo Anthony pouvait relever ce défi.

Ce soir là, Melo a tout simplement été intouchable et a fait passer les lynx roux pour de gentils petits chatons. Pourtant, rien ne laissait présager que l’ailier allait lâcher un match d’un tel acabit. Les Knicks étaient sur une série de quatre défaites consécutives (dont une face aux Clippers malgré un Carmelo à 26 points, 20 rebonds) et le bilan de la franchise commençait lentement mais sûrement à devenir alarmant. Une victoire était donc impérative face à Charlotte, qui affichait un bilan semblable en ce 24 janvier 2014. Dès le début, Melo va rentrer dans le lard de la franchise de Caroline du Nord et signer une première mi-temps dantesque. 20 points dans le premier quart-temps à 8/10 au shoot, pour atteindre les 37 unités à la pause, là aussi avec un pourcentage insolent. Les pauvres Bobcats sont dépassés face à la palette offensive de l’ailier. Symbole de cette première partie qui laissait présager un match historique : un buzzer beater tout en finesse de la ligne médiane. Quand tu vois le mec tout rentrer comme ça, tu comprends tout de suite que la soirée va être loooooooooooongue pour ses défenseurs…

La second mi-temps de Melo va être de la même trempe, permettant même à ses coéquipiers de briller. Les Bobcats ont beau tenter des prises à deux, ils se font soit sanctionner par l’ailier à la main bouillante, soit par un de ses potes qui a le temps de déplier le transat et de se faire un mojito avant de shooter, tellement la présence de l’ancien Nugget donnait de l’espace. Melo sort sous les acclamations de la foule au début du dernier quart-temps et ne foulera plus le parquet. Qui sait ce qui se serait produit si Mike Woodson avait écouté le public new-yorkais qui scandait le nom de l’ailier et espérait le voir titiller les 70 points ? Mais il n’en fut rien, ce qui n’a pas empêché le score final d’être sans appel : 125-96 pour New York, avec un Carmelo qui finit à 62 points (23/35 dont 6/11 derrière l’arc et 10/10 aux lancers) avec 13 rebonds pour atteindre la note de 63 d’évaluation en 38 minutes de jeu. Jamais, depuis Bernard King et ses 60 points en 1984, un joueur de New York n’avait inscrit autant de points dans un match. Mais avec cette performance, Melo devient également le meilleur scoreur all-time sur un match dans l’enceinte mythique qu’est le Madison Square Garden. Exit les 61 points de Kobe en 2009. Outre cette performance extraordinaire, ce match aura eu pour réussite d’être le seul rayon de soleil dans la saison des Knicks, le seul match que l’on peut évoquer chez les fans sans avoir une boule dans la gorge. Après le 54-28 de l’année précédente, la chute new-yorkaise semblait sans fin. Un fond de jeu inexistant (en même temps, c’était Mike Woodson sur le banc), un public houleux et des défaites qui s’accumulent pour terminer avec un bilan de 39-45 à une triste neuvième place. Heureusement que la gâchette a su égayer tout ça, le temps d’un soir.

Oui, cette saison des Knicks aura été décevante en tout point et ne sera que la première de ces dernières années. Mais aucun supporter des Knicks (et de NBA) ne peut oublier cette fameuse soirée, durant laquelle Melo aura non seulement dégoûté toute une franchise de Charlotte, mais aussi marqué l’histoire de son sport. Être le meilleur marqueur dans la Mecque du basket sur un match, on en rêverait. Et même, on paierait pour pouvoir réaliser ce genre de performance. Carmelo Anthony, lui, l’a fait.

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