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C’était un 21 février : 20 000 perruques de Varejao et une place dans le Livre Guinness des records pour les fans des Cavs

En 2006, alors qu’un petit événement footballistique se tramait en Allemagne, la NBA avait de bien plus grandes ambitions, et Cleveland célébrait alors la coupe de cheveux d’Anderson Varejao, qui n’est pas sans rappeler de vieilles séries d’outre-Rhin. Dans une ville de grands compétiteurs, chaque record est à prendre, même, et surtout quand celui-ci implique de faux cheveux. Retour sur une page qui marquait le monde de la perruque dans la Grande Ligue, ou peut-être l’inverse : le plus grand nombre de moumoutes portées, le Guinness Book l’a validé, ça s’est passé un 21 février.

Amis des matchs de haute tension, des Playoffs et du beau jeu, vous n’allez pas être servis. Parce que la NBA, c’est aussi et surtout des fans passionnés, et des joueurs atypiques à célébrer, cet article ne parlera vraiment pas de parquet. Petite mise en contexte : en 2004, les Pistons pouvaient se targuer du record du plus grand nombre de perruques portées en un seul lieu, ça s’applaudit déjà. Mais Detroit a le sens de la compétition et prouve l’année suivante que son plus grand ennemi, c’est soi même, en améliorant encore l’exploit : on arrive à un beau total de 6638 toupets. Imbattable ? Pour le commun des mortels, peut-être. Inutile ? Sans doute ? Pourtant indispensable ? Il semblerait que ce soit le cas pour d’irréductibles fans de l’Ohio. À l’époque, dans le roster, un certain Anderson Varejao évolue dans la raquette Clevelandoise avec une coupe de cheveux dont lui seul a le secret, de quoi donner des idées. Pas de trophée à l’horizon dans le comté de LeBron ? On joue le tout pour le tout avec un record, et validé et présent dans le Livre Guinness s’il vous plait.

Le 21 février 2006, ces diables de Cavs décident donc d’organiser une soirée spéciale en l’honneur de Varejao. Comment rendre hommage au pivot ? En fournissant à l’intégralité des fans présents dans la salle de merveilleuses perruques bouclées à l’image de la pilosité du joueur brésilien. Il ne manquait plus que les maillots moule bourses et c’était le retour des années 80, Larry et Magic en moins. Bilan de l’opération ? Heinrich, un postiche ? Que diable, ce sont au total 20 562 perruques qui seront arborées sur le crane des spectateurs à la Q Arena. L’affaire est pliée, record explosé, et bonne chance aux autres franchises pour le dépasser. Les images sont émouvantes, le public sait qu’il entre dans la légende, l’ambiance est tout bonnement incroyable, il faudra attendre dix ans et un titre pour retrouver ne serait-ce qu’une partie de l’émotion de l’époque. La soirée spéciale Anderson Varejao deviendra par la suite récurrente pour marquer le coup. Avec un tel hommage, on comprend mieux comment Cleveland a convaincu le joueur d’enchaîner douze saisons à côté d’Akron. Avis aux Hawks, si vous comptez faire la même avec Trae, il serait temps de se dépêcher, les tempes commencent doucement à remonter. Merci aux fans de l’Ohio pour ce bel exploit, certaines franchises ont plus de titres, mais le record de perruques, ça, elles ne l’ont pas.

Un record l’année passée à Detroit, un Brésilien bouclé, et parfois, les idées s’enchaînent pour écrire l’histoire. Quand on aime un joueur, on le montre, et les Cavs n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour Varejao. Plus de 20 000 tignasses pour célébrer son pivot, première étape avant de retirer son maillot. Cet article n’est pas sponsorisé par Franck Provost.

Source texte : NBA.com

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