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Les Raptors qui perdent, les Pacers qui gagnent : c’était la nuit des fins de séries, même Zalando ne fait pas aussi fort

fin de série 13 février 2020

#MercrediPanzani

Source image : wikipedia

Les habitués de la nuit le savent, la soirée du mercredi est souvent synonyme de scénarios étranges et de résultats inattendus, un ensemble de faits sobrement renommé par nos soins le Mercredi Panzani. Devinez quoi ? Oh, allez, on est sûrs que vous avez déjà compris.

Barclays Center de Brooklyn, Bankers Life Fieldhouse Arena, deux lieux qui resteront donc comme les théâtres de deux grosses fins de séries en cette nuit du 12 février 2020. D’un côté des Nets qui brisent l’élan magnifique des Raptors, de l’autre d’étonnants Pacers qui retrouvent le chemin du succès face à la meilleure équipe de la Ligue, on dit pas qu’on s’y attendait mais disons qu’on vous avait prévenu…

Pour les die-hard fans des Raptors tout d’abord, cette rencontre avait une belle gueule de piège à Dino. Pourquoi ? Tout simplement car si les champions en titre restaient sur la plus grosse série de victoires de toute l’histoire… du sport canadien (quinze succès), cette série avait pu se mettre en place grâce à un calendrier des plus cléments. Les Sixers, les Nets une première fois, le Thunder et les Pacers (deux fois) peut-être, mais surtout les Wolves (deux fois), les Hawks (deux fois), les Pistons, Bulls, les Cavs , les Spurs, les Knicks ou les Wizards. Ne manquait plus que le BC La Roche sur Yon et l’Entente Sannois St Gratien et tout le gratin y passait. Malgré tout c’est donc en tant que troisième meilleure équipe de la ligue que Toronto se pointait à Brooklyn, au complet s’il vous plait et mine de rien ce n’est pas arrivé souvent cette saison, mais au bout du compte et ce malgré un gros match de Serge Ibaka et une production solide du backcourt Lowry / VanVleet… aujourd’hui les hommes de Nick Nurse restent désormais sur une série de une défaite. Merci le banc à 4/19 au tir, merci Pascal Lowry et Kyle Siakam à 10/30 au tir, et pas merci à une équipe des Nets qui aura saisi bêtement et victorieusement sa chance. Clairement pas un match qui restera dans les annales du Barclays Center mais un Joe Harris adroit et productif, un Caris LeVert qui prend ses responsabilités et un Spencer Dinwiddie qui aura fait le taf auront suffi à mettre au sol une bête fatiguée, à la mettre au sol pour la première fois depuis le 13 janvier et un dernier tir manqué par Pascal Siakam face aux Spurs. Jamais marrant hein, de voir stoppée une telle série, mais pas un drame évidemment pour une équipe qui a d’ores et déjà fermé le claque-merde de pas mal d’observateurs et qui se présentera quoiqu’il arrive en Playoffs avec le statut intéressant de oh merde, pas eux.

Autre salle, autre ambiance, chaussez vos bottes et direction l’Indiana. Et avant toute chose… gloire au grand gourou de TrashTalk, lui qui avait tout vu avant tout le monde.

Le spoil est bien présent mais tant pis vous l’aurez compris, les Bucks d’un Giannis Antetokounmpo absent car papa depuis lundi ont donc offert aux Pacers leur première victoire depuis le 30 janvier (118-111). Victor Oladipo était alors de retour dans le roster après un an d’absence, l’idylle 2020 débutait pour le mieux puisque Toto envoyait ce soir là un dagger de toute beauté, mais depuis la dégringolade avait pris le pas et ça commençait donc à tirer la gueule dans la grange… Knicks, Mavericks, Pelicans , Nets et Raptors repartiront ensuite d’Indianapolis avec les trois points, les Raptors taperont même le back-to-back chez eux, et à la joie d’être enfin au complet se substituait très vite l’angoisse d’une nouvelle saison bien mais top, d’une nouvelle saison à jouer les belles surprises avant de sortir – peut-être – trop vite en avril. Qu’on soit d’accord la victoire de la nuit face au leader de l’Est ne guérit pas les maux actuels des Pacers mais elle met en tout cas une couche suffisante de pommade pour cacher la plaie durant la pause du All-Star Weekend. On pourra en tout cas durant cette période glorifier le précieux T.J. Warren, phénoménal hier soir, apprécier la présence méritée dimanche soir de Domantas Sabonis parmi les étoiles et surtout continuer à tenter de réintégrer au mieux l’autre All-Star de la bande, celui censé en être le leader mais qui peine à retrouver sa vista depuis son retour.

Les Raptors ne sont donc plus invaincus depuis le Big-bang et les Pacers ont enfin réussi à gagner en février. Voilà ce qu’il fallait retenir de cette soirée spéciale fin de série, plus stylée encore qu’un Black Friday chez Zalando. Toutes les bonnes choses ont une fin, même en NBA, et surtout le mercredi.

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