Pacers

Victor Oladipo a réussi son comeback : la jauge clutchitude est déjà bien haute, on va enfin voir ce que les vrais Pacers valent

Petit évènement cette nuit puisque la Bankers Life Fieldhous d’Indianapolis a enfin pu acclamer son arrière Victor Oladipo, après 370 jours de privation tout de même. Une année à se soigner pour l’ancien joueur du Magic et du Thunder, une année à bricoler pour les Pacers, et enfin l’occasion de tous tirer dans le même sens, ensemble, et en direction des Playoffs, évidemment. Welcome back Dipo.

Il n’était pas titulaire, logiquement, car on ne met pas la charrue avant les bœufs et surtout pas dans l’Indiana. Puis à un peu plus de quatre minutes de la fin du premier quart le public a commencé à gronder de bonheur, les affichettes jaunes frappées du n°4 se sont faites de plus en plus nombreuses dans les travées et le MIP 2018 est enfin rentré, remplaçant Jeremy Lamb pour le côté concret mais bottant surtout et définitivement le cul à une longue année de galère passée à se battre contre le temps. Une longue année passe également à voir qu’en son absence ses teammates n’avaient absolument pas été ridicules, c’est toujours ça, et c’est donc plein de rage et de bonnes idées que Vic nous revenait après cette longue traversée du désert. Et pour cette première ? Disons que le nouveau partenaire de Malcolm Brogdon sur le backcourt (miam-miam) nous a offert juste ce qu’il fallait en matière de teasing pour nous faire zapper sur les Pacers absolument tous les soirs jusqu’à la fin de saison.

Un premier tir – raté – très rapide dès son entrée en jeu, concentration maximale en défense mais l’impression qu’il était peut-être difficile cette nuit de concilier émotion de retrouver les parquets et émotion de le faire en des temps si compliquées pour la NBA, mais application en tout cas, envie de faire jouer les copains, et premier bucket rentré après trois minutes, histoire de retrouver la sensation de la ficelle caressée par le cuir. Par chance ce match de reprise sera l’un de ceux qui donnent envie de rester branché jusqu’au bout, c’était pas gagné avec les Bulls en face, et le destin nous offrira même une fin de match parfaite en cette soirée comeback. Car après une grosse quinzaine de minutes à se chauffer les mollets, Victor Oladipo est bien présent sur le parquet au moment où les Pacers doivent se bouger l’arrière-train pour ne pas se laisser surprendre. 110-107 Bulls, quelques secondes à jouer, sortie de temps-mort… et Victor Oladipo hérite de la gonfle. L’impression tout à coup que rien n’a changé, que Toto n’a jamais passé un an sur des lits ou des chaises, car l’insouciance de Chandler Hutchison sera très rapidement punie. Laisser un mètre à un All-Star pour prendre son tir ? Même après un an d’absence et quasiment deux mètres derrière la ligne à 3-points ? L. O. L. Ficelle, égalisation, petite danse, sourires, amour, he’s back.

La prolongation  sera par la suite gérée par les Pacers, logique, et on part donc sur ce postulat plaisant concernant Monsieur Oladipo : un match, une perf, une victoire. 100% réussite, 100% plaisir, 100% sourires, on peut quasiment dire que c’est un premier triple-double validé par le revenant et ce dès son premier match, terminé en larmes en interview après avoir évoqué, évidemment, la Mamba Mentality inhérente à son retour. Dans l’Indiana en tout cas on se frotte les mains, on va pouvoir passer aux choses sérieuses.

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