Rockets

James Harden est un grand malade : 54 points contre Orlando, deux jours après les 55 points à Cleveland…!

James Harden

C’est limite insultant pour le reste de la Ligue.

Source image : NBA League Pass

Mais qui peut bien stopper James Harden en ce moment, sous la forme d’un être humain ? Difficile à dire. Seulement 48h après une pointe à 55 points face aux Cavs, le barbu des Rockets en a planté 54 sur la tête d’Orlando, pour une nouvelle victoire de Houston. Le type est littéralement en feu.

En fait, ça en devient limite embarrassant pour le reste de la Ligue. Et pas pour affirmer qu’il y a un écart de niveau énorme entre Harden et les autres joueurs évoluant en NBA, mais offensivement…? On est sur un territoire qui se rapproche de celui de l’insulte, pour quelconque défenseur envoyé ou système mis en place afin de le stopper. Actuellement sur des bases historiques d’un pur point de vue statistique, donc à l’approche des 40 (!) points de moyenne par match, Harden a imposé à toute la planète basket une réalité prise pour acquis et pourtant assez incroyable : n’importe quelle soirée du barbu terminée sous la barre des 35 points est considérée comme une nuit calme pour l’intéressé. Oui, 36 points c’est devenu une base l’an dernier, 40 est en train de devenir sa norme, et 50… well… disons que c’est actuellement fréquent pour Harden. On l’avait déjà vu taper la barre du cinq-zéro à plusieurs reprises depuis fin-octobre, et dans différents styles. Mais deux matchs de suite à plus de cinquante pions ? Avec une facilité aussi déconcertante et une réussite à faire pleurer les statisticiens ? Mercredi, ce sont les Cavs qui ont pris tarif avec 55 puntos, James n’allant chercher que 5 lancers-francs sur l’ensemble de la rencontre. Ce vendredi, donc juste assez de temps pour prendre un avion, essuyer les restes de Collin Sexton sous ses pompes et se rendre à Orlando, c’est le Magic qui a pris 54 unités sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Et pourtant, ce ne sont pas les défenseurs de qualité qui manquent dans ce coin de la Floride. Mais en ce moment, il pourrait y avoir un membre des Avengers envoyé en isolation défensive sur Harden que ce serait du vent pour le barbu des Rockets. Cinquante points, encore, deux soirs de suite, une performance aussi rarissime qu’exceptionnelle, aussi banalisée que scandaleuse.

N’oublions pas, avant de rentrer dans les détails, de distribuer les louanges à chacun. Et donc à Russell Westbrook, autour d’un nouveau bon match, dans l’ombre du numéro 13 aux chiffres dévorants. Souvent laissé dans le rétro de Harden, le meneur a imposé un rythme intéressant en début de partie pour permettre aux siens de bien se lancer, et PJ Tucker y est lui aussi allé de sa contribution personnelle. Pour ? Et bien pour ce que toute la NBA redoute en ce moment, laisser la place à James Harden dans le siège de pilote offensif des Rockets. Ce qu’il y a d’hallucinant, car il n’y a pas d’autre mot, dans les deux dernières performances du All-Star, c’est que celles-ci sortent du schéma habituel. Ce schéma, on le connaît et il fatigue les nombreux observateurs qui voient en Harden un gratteur de lancers francs. Près de 14 tirs gratuits provoqués chaque soir cette saison, à force de le voir jeter ses bras dans l’opposition ou utiliser parfaitement son corps pour entendre le sifflet, James se faisait beaucoup d’ennemis et de manière compréhensible. Pas envie de voir une sorte de farce du basket visuellement parlant, pouvait-on lire ici ou là encore ces derniers temps. Sauf qu’à Cleveland et Orlando, c’est comme si le barbu avait décidé de lancer un gigantesque majeur à ses détracteurs, en rentrant dans leur propre jeu. Vous pensez vraiment que j’ai besoin de 15 lancers par soir pour obtenir ma production habituelle ? Watch this. Chez les Cavs, seulement 5 lancers tentés, et chez le Magic, seulement 6 au total sur sa soirée. Non seulement Harden a divisé par deux sa quête de free throws sur ces rencontres, mais en plus il a explosé son rendement en tapant deux fois de suite la barre des 50. Que faire, à ce moment-là ? Pas grand chose, hormis s’incliner devant ce monstre de basket, d’attaque et de lecture du jeu, qui est en train de totalement banaliser des performances dont rêveraient tous les basketteurs présents sur sa planète.

C’est un jeu, une blague, un spectacle des plus drôles, quand on voit James Harden dominer en ce moment. S’il n’est pas parfait, loin de là, le monstre de Houston est dans une zone qui, qu’on l’apprécie ou pas, ne mérite que le respect. Allez, 55 puis 54 en prenant peu de lancers, on attend la prochaine mixtape avec 50% de popcorn et 50% d’impatience.

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