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Les Lakers imposent leur loi à Miami, 113-110 : première défaite du Heat à domicile, masterclass de LeBron et AD

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Fatigué mais vainqueur, l’ami LeBron.

Source image : NBA League Pass

C’était l’affiche surmédiatisée de cette nuit, et on peut dire qu’elle a déçu peu de monde. Enfin, surtout les fans des Lakers, qui ont vu leur armada continuer leur folle marche on the road avec une victoire sérieuse à Miami, alors que le Heat n’avait jamais encore connu la défaite à domicile cette saison.

Le contexte était connu d’avance pour faire de ce match un bonbon à déguster pour tous, en préparatif de ce froid weekend. Direction South Beach, l’ancienne baraque de LeBron, avec Chris Bosh assis au premier rang, Anthony Davis présent, Jimmy Butler prêt à en découdre et donc cette invincibilité du Heat à l’American Airlines Arena que les Lakers voulaient terminer. En début de rencontre, c’est peu dire si les affaires démarraient mal pour les visiteurs, notamment à cause d’un numéro 23 qui avait davantage des airs de 2011 que de 2019. Balles perdues à foison, banc peu efficace, face à un Heat qui se permet en attaque l’écart grandit et c’est… JaVale McGee qui tient la baraque pour Los Angeles, aux côtés d’un Anthony Davis particulièrement chaud. Le problème, pour Miami, c’est qu’avec tous leurs efforts en antenne nationale et un public qui voulait voir BronBron s’incliner, il n’y avait jamais d’écart suffisamment inquiétant en première partie de match pour que les Lakers débranchent totalement la machine. Ok, on a bien profité de la Floride cette semaine entre Orlando mercredi et Sud-Plage par la suite, mais il est temps de s’y mettre. Et le Heat, qui va s’appliquer à donner du fil à retordre aux Lakers, ne va pas vraiment créer la distance suffisante pour endormir le monstre californien. James le dira d’ailleurs de lui-même, en interview de sortie de victoire : ses coéquipiers lui ont botté le cul dans le vestiaire à la pause, en lui demandant d’arrêter de jouer à Chambouletout et de se remettre gentiment au basket le plus vite possible. Avec 7 balles perdues à la mi-temps et un investissement défensif trop léger, il est clair que James ne faisait pas rêver. Ce qui suivra, par contre, sera de l’ordre du sweet dream, comme les habitants de Miami l’ont bien connu en début de décennie avec un certain numéro 6…

On remet les pendules à l’heure, et on me suit. Kentavious Calswell-Pope et Avery Bradley plantent de précieux tirs, Jared Dudley apporte son vice et son expérience, pendant qu’en face Kelly Olynyk a l’air d’être le nouveau franchise player autodésigné du Heat. Grave erreur, dont les Lakers vont profiter avec leurs deux stars en tête de file. Anthony Davis réalise un chantier monumental sous les arceaux comme dans le tir à distance, créant des rebonds offensifs, protégeant son arceau et sanctionnant la défense de Miami lorsqu’elle laisse l’intéressé ouvert à trois-points. AD est concentré comme jamais, il est suivi par un LeBron qui va activer le mode MVP dans cette deuxième partie de rencontre. Il y a le scoring, à distance notamment pour remettre Los Angeles dans le match, mais il y a la distribution, surtout. Quand ce n’est pas pour un sniper planqué dans un coin, LBJ envoie une passe brillante pour Davis seul sous le panier, ou pour McGee dans les airs. C’est le contrôle total du King comme il sait si bien le faire, ralentissant le rythme, gérant le tempo tel un chef d’orchestre, calmant les fans de la salle et rassurant ses coéquipiers. Le moteur fume, certes, et la fin de match est suffisamment serrée pour créer un peu de confusion chez les Lakers, mais tant que les stars veillent, le troupeau peut dormir tranquille. Los Angeles ne craque pas, fait les efforts nécessaires pour l’emporter à Miami, et valide la win une fois le buzzer final sonné. La folle marche des Lakers en déplacement, qui n’ont toujours pas perdu on the road depuis le tout premier match de la saison chez les Clippers, suit sa cadence historique pendant que le Heat peut se mordre les doigts d’avoir échoué aussi prêt du but, tout en se disant que cette team de Miami a tenu le regard pendant 48 minutes avec une des deux meilleures équipes de toute la NBA.

Un très gros 33-10 pour Anthony Davis, un 28-9-12 de patron signé LeBron, les Lakers n’ont pas été sensationnels sur ce match mais ils ont fait ce qu’on leur demande de faire cette saison : agir comme une grande équipe, donc trouver en permanence un moyen de remporter la partie. Mission accomplie, et première nuit tête baissée à domicile pour Miami.

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