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NBA Flashback 2018-19 #23 : ce jour où la blessure de Victor Oladipo aurait pu mettre un terme à la saison des Pacers, oui mais non

Victor Oladipo

Oui mais non, car ces Pacers ont un cœur gros comme ça.

Source image : YouTube

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ? 

La NBA ne regorge pas uniquement de belles histoires. Non, elle « s’amuse » parfois froidement à nous cueillir au réveil, peu importe l’heure du réveil d’ailleurs. La vision horrifique d’un lancer-franc de Joakim Noah ou d’une contre-attaque de Sim Bhullar, n’importe quel match des Knicks, n’importe quel match de Greg Monroe, une photo de la fiche de paie de Bismack Biyombo, bref tout un tas de techniques immondes pour nous foutre la gerbe en pleine nuit. Parmi ces infâmes stratagèmes ? Les blessures, ennemies jurées du fan NBA et encore plus du joueur, notamment lorsqu’elle vous indique presque instantanément que votre saison est terminée…

Et ce fut malheureusement le cas ce soir du 24 janvier 2019 à la Bankers Fieldhouse Arena. A l’époque les Pacers sont en grande forme (32-15), quasiment autant que leurs hôtes du soir… les Raptors (36-14). L’occasion de rappeler que sur la première moitié de saison les Pacers font plus que confirmer leur belle saison précédente. De quoi en faire des favoris à l’Est ? Reste peut-être encore un step ou deux à franchir mais en tout cas regarder jouer Indiana en 2019 est synonyme de moment plaisant pour les yeux. Malheureusement et comme mentionné juste au dessus, ce Pacers-Raptors sera malheureusement tout sauf un plaisir pour la rétine, à moins d’aimer voir les gens souffrir. Quatre minutes à jouer dans le deuxième quart, les joueurs de Nate McMillan sont devant, une fois de plus, mais la saison des Pacers va prendre un tournant très relou en une fraction de seconde. Kyle Lowry au touchdown, Pascal Siakam à la réception, Victor Oladipo qui s’oppose à la connexion… mais Victor Oladipo qui s’affale lourdement en bout de course. Les images parlent d’elles-même, la détresse dans les yeux de Vicky également, et la nouvelle tombera rapidement en sortie de match : rupture du tendon quadriciptal, opération à venir et fin de saison. Pu-tain. A ce moment-là ? Le mal est palpable pour les Pacers car on parle d’une saison qui sera quoiqu’il arrive tronquée, car on parle d’un mec qui s’était tout simplement transformé en super-héros depuis un an, trophée de MIP et sélection au All-Star Game à l’appui. Un vrai leader mais un leader sur le flanc, de quoi mettre toute la fin de saison en suspens dans l’Indiana…

Oui mais voilà,

Oui mais voilà, si les Pacers avaient montré en 2018 une force de caractère impressionnante jusqu’à aller défier les Cavs de LeBron James les yeux dans les yeux en Playoffs, cette fin de saison sans leader prouvera… que cette force de caractère est dans l’ADN du groupe tout entier. Darren Collison et Cory Joseph à la mène, Bojan Bogdanovic pour jouer les leaders offensifs de fortune, Thaddeus Young en homme à tout faire et le duo Sabonis/Turner pour jouer les égoutiers, elle est là ma team de badass. 32-15 avec Toto, 16-19 sans, bilan évidemment logique, mais pas d’éboulement malgré les prévisions une fois de plus bien négatives des observateurs. Longtemps à la lutte avec des Celtics autrement outillés, c’est finalement face à ces mêmes C’s que le squad de desperados jaunes et bleus s’inclineront en Playoffs, blow-out bien plus sec que la physionomie des matchs le laissait pourtant penser. Une marche un peu haute mais un sentiment général de fierté pour un groupe amputé trop tôt de son leader offensif, défensif et psychologique. Alors une dernière fois, bravo messieurs.

Victor Oladipo sera logiquement de retour en décembre, et il y retrouvera un squad plein de confiance et rejoint cet été par Malcolm Brogdon, lequel sera donc le nouveau compagnon de backcourt de Mr Popo. Assez pour faire des Pacers des favoris à l’Est ? Toujours pas. Suffisant pour nous faire regarder tous leurs matchs ? Oh que oui. Parce que les Pacers depuis deux ans, avec ou sans Totor, THIS IS basket-ball.

Et comme d’habitude… vidéo relou donc si tu veux pas là voir, bah tu la regardes pas.

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