Draft NBA

Zoom sur les 10 Frenchies inscrits à la Draft NBA 2019 : qui pour succéder à Elie Okobo sur l’estrade à Brooklyn ?

france edf maillot - Equipe de France

À ce rythme là, on va faire signer une pétition pour renommer la NBA en Boulazac National Association.

Source image : Adidas

Le 20 juin prochain, toutes les têtes seront tournées vers le Barclays Center pour la Draft 2019. Nombreux seront les jeunes prospects à espérer rejoindre Adam Silver sur son estrade et comme chaque année, la France fournira son lot de produits du terroir pour qu’aucune franchise ne reste sur sa faim. Focus sur les Frenchies pouvant prétendre intégrer cette cuvée 2019.

Cette année, ils sont dix Français à rêver les yeux ouverts. Entendre le commissioner prononcer leur nom serait synonyme d’un changement de vie et surtout d’une grosse pression sur les épaules de ces gamins. Certains sont plutôt là pour tester leur cote, avec peu de chances de déménager pour le pays de l’Oncle Sam. D’autres misent énormément sur cette soirée, afin de voir leur carrière changer de dimension. Sekou Doumbouya est pour l’instant le seul Européen annoncé dans les Lottery picks. A peine majeur, il représente évidement le plus gros espoir français cette année et sa perf à 34 points contre Levallois le 18 mai pourrait l’aider à impressionner les scouts en plus de son physique surdimensionné et de sa capacité à attaquer le cercle pour finir en haute altitude. Le deuxième nom qui revient le plus dans l’Hexagone pour être sélectionné dans moins d’un mois en NBA n’est autre que Jaylen Hoard, un véritable ailier imprimé au format NBA (203 centimètres pour 98 kilos). Cette saison, il a joué dans l’université de Wake Forest pour des moyennes de 13,1 points, 7,6 rebonds et 1,5 assists en 30 minutes sur le parquet. Une ligne statistique solide, néanmoins son faible pourcentage du parking risque de lui faire défaut (22% pour deux tirs primés par match). Comme tout joueur prétendant à la Grande Ligue, il devra assurer lors des workouts afin de se mettre le maximum de scouts dans la poche. Il est pour l’instant prévu 54ème par draftnet. Un dernier Français est régulièrement cité dans les mocks draft en la personne d’Adam Mokoka. Le combo-guard et meilleur jeune de Jeep Elite en 2018 a cette saison évolué en Serbie où il a produit 11,1 points, 3,7 rebonds et 3,1 assists en 28 minutes de moyenne. Une année très propre dans une ligue qui n’affiche pas moins de niveau que la NCAA. Il devra progresser sur ses pourcentages (38% au tir total) pour s’assurer sa place dans la Grande Ligue. Il est attendu en 45ème position par draftnet. Cette saison en difficulté à cause de pépins physiques, Killian Tillie ne sait pas encore s’il va retirer sa candidature. L’ailier fort de Gonzaga n’a réalisé que quinze apparitions cette année et peut donc prier pour une sélection en fin de second tour. Son profil reste intéressant avec 208 centimètres de viande, une bonne aptitude à finir dans la peinture et un tir doté d’une mécanique rare pour un big manPour le moment, Tillie n’apparaît dans aucune mock draft.

Si les quatre premiers cités ont de belles chances de réaliser leur rêve, il sera plus compliqué pour les six autres Français d’être sélectionnés. Une fois n’est pas coutume, le Cholet Basket tient son rang de meilleur club formateur de France avec deux noms envoyés à la Draft : Abdoulaye N’doye et Warren Woghiren. Le premier cité est champion d’Europe avec l’équipe de France U20. Cette saison N’doye a fortement contribué au maintien du Cholet Basket, avec notamment de grosses performances défensives (1,4 interception par match). Son tir a énormément progressé avec un changement de gestuelle assez radical, la nouvelle étant plus rapide et efficace (39% du parking). Pour un meneur, le Français est très long avec 198 centimètres et une envergue hors-norme de 2,18 mètres, d’où sa facilité à gêner les attaquants. Il garde des chances de se voir drafté au second tour. Warren quant à lui, est un pivot de 213 centimètres. Il n’a fait que quelques apparitions en Jeep Elite mais reste un des joueurs majeurs du championnat espoir. Son tir des sept mètres est très fiable (40%), ce qui fait de lui un poste 5 à part. Son manque d’explosivité et sa nonchalance peuvent inquiéter pour prétendre jouer en NBA, c’est pourquoi ses chances sont infimes. Un autre produit bleu-blanc-rouge qui pourrait créer la surprise, c’est Digue Diawara. Le joueur de Pau-Lacq Orthez peut jouer ailier ou arrière et a produit cette saison 5,4 points et 2,4 rebonds. Il est champion d’Europe U16, U18 et à même été sélectionné dans la Team France par Vincent Collet en septembre dernier. Il mesure 204 centimètres pour 95 kilos et possède un style de jeu très athlétique. Au même terme qu’Abdoulaye N’doye, il croit en ses chances d’être appelé par Adam Silver  ou Mark Tatum en juin. Enfin Ivan Fevrier, Neal Sako et Bastien Vautier vont sûrement retirer leur nom de la Draft puisque leur développement n’est pas encore achevé. Mais on leur souhaite plein de succès s’ils décidaient quand même de tenter leur chance jusqu’au bout.

En NBA, les nouveaux Frenchies ont un peu moins la cote qu’il y a quelques années. Mais avec Sekou et la génération 2000 représentée par Hayes et Maledon l’an prochain, l’Hexagone n’a aucun souci à se faire sur sa survie outre-Atlantique. Il reste néanmoins à confirmer pour ces jeunes produits de nos régions.

Source texte : Basketball Reference et NBA

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