Raptors

Sensationnel Kawhi Leonard cette nuit : à ce rythme-là c’est pas un contrat max qu’il faudra lui offrir, c’est le Canada

On dit souvent que ce genre de match appartiennent aux leaders, aux vrais, en somme ni à Fred VanVleet ni à Greg Monroe. Dire que Kawhi Leonard a rempli son rôle et qu’il a porté les Raptors dans ce Game 7 reviendrait à… mentir, car en vérité Kawhi a fait bien plus que ça. Cette nuit le garçon a mis la NBA toute entière à ses pieds pour nous offrir un duel qui s’annonce épique en finale de conférence, cette nuit Kawhi nous a fait hurler son nom, cette nuit Kawhi nous a vendu du rêve par tonneaux.

C’était lui et personne d’autres, il ne manquerait plus que Serge Ibaka se prenne pour le patron. L’occasion d’ailleurs de rappeler que Sergio a assuré dans ce Game 7, mais passons immédiatement à notre cœur de cible… Kawhi Leonard, quel étrange personnage, mi-ange mi-démon et paluches level gant PMU sur le Tour de France, a donc lâché cette nuit une mixtape qui fera date dans l’histoire de la NBA. Allez hop, on commence par les stats, et on vous en parle juste en dessous pendant que le café coule, le dix-septième café d’une nuit de basket commencée beaucoup trop tôt.

41 points à 16/39 au tir dont 2/9 du parking et 7/8 aux lancers, 8 rebonds, 3 passes et 3 interceptions en 41 minutes

What ? 39 tirs ? Mais le gars s’est transformé en James Harden sans barbe ou quoi ? Alors on vous arrête tout de suite, il y a 39 tirs et 39 tirs. Car ce soir le postulat s’est imposé très rapidement dès les premières possessions des Raptors : on gagne avec Kawhi ou on ne gagne pas. Personne à Toronto n’est alors foutu de rentrer deux tirs de suite, l’occasion parfaite pour l’ex de Gregg Popovich de carry toute son équipe sur ses épaules de dieu des déménageurs et ce durant l’intégralité de ses secondes passées sur le parquet. L’in-té-gra-li-té. En défense avec ses interminables bras, en attaque sur transition ou même sur attaque placée (pull-ups, fadeaways, post-up, dès que vous lui trouvez un défaut on vous file notre 06), The Klaw prend les choses en main. Pas de trashtalking, simplement regarder le sol, un peu le cercle, et de temps en temps le score, histoire de s’assurer que l’on est pas à la bourre. Viendra ensuite l’heure du beef avec Jimmy Butler, dans un duel des patrons qui réveillera nos mirettes alors endormies, puis le dénouement que vous connaissez déjà, entré directement dans la légende de la franchise canadienne. Les yeux rivés vers son objectif de victoire, souriant à peine une fois le glaive planté dans le dos de ces pauvres gamins pennsylvaniens. Désormais ? C’est vers un autre gamin que Kawhi Leonard est déjà tourné, pas la même limonade, mais un jeune grec dont la confrontation avec le daron aux tresses plaquées s’annonce d’ores et déjà légendaire. Mais que peut bien nous prévoir ce fou dangereux ? Que peut-il nous offrir de plus beau que cette exceptionnelle mixtape lâchée face à Philly ? Cet homme est dangereux car vous savez comme nous que le plafond n’est peut-être pas encore atteint, et on tremblerait d’ailleurs à la simple idée de l’évoquer… si l’on ne tremblait pas déjà en repensant au match que le bonhomme vient de nous lâcher…

Une domination sans partage et une paire de cacahuètes grosses comme des melons charentais, voilà pour la soirée (pour la série, pour les Playoffs) de Kawhi Leonard. C’était affolant, c’était indécent, et dire qu’il a été plutôt… maladroit.

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