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Blake Griffin peut partir en vacances la tête haute : le rayon de soleil rouquin dans la grisaille de Detroit

On a eu droit à ce genre de cartons.

Source image : NBA League Pass

Quelques heures après le sweep mangé face aux Bucks, on peut déjà commencer à tirer les premiers bilans de la saison écoulée du côté des Pistons. Si le résultat est logique, il y a néanmoins encore beaucoup de travail à effectuer pour Dwane Casey et le board, mais on peut quand même s’appuyer sur une grosse satisfaction : la pure saison de Blake Griffin. 

C’est il y a plus d’un an que l’ancien dunker fou des Clippers débarquait dans le Michigan. Pièce maîtresse d’un blockbuster trade qui incluait également Tobias Harris et Avery Bradley effectuant le chemin inverse, notamment, l’acquisition des Pistons a rencontré son lot de sceptiques. Et on était largement en droit de se poser tout un tas de questions, tant la carrière de Blake Griffin prenait un tournant que l’on aime pas voir. Ce dernier arrivait à Detroit avec une réputation de joueur en verre largement justifiée, et pour vous donner une idée, entre 2015 et 2018, l’ailier fort a manqué pas moins de 92 matchs de saison régulière. Des pépins chroniques qui étaient en plus accompagnés de quelques scandales extra-sportifs, on se rappelle de cette sale histoire de parpaing envoyé dans la tronche d’un membre du staff des Clippers, sur laquelle il s’était d’ailleurs pété la main. Jusqu’au bout, la trajectoire du rouquin était décidément en train de partir en live complet, lui qui avait pourtant fait une entrée fracassante dans la Ligue, réalisant une campagne rookie all-time. Alors, finalement, peut-être que c’était L.A. qui réalisait la bonne opération dans cet échange, mettant fin au cycle de Lob City pour entamer tranquillement leur reconstruction, pendant que les Pistons allaient devoir se coltiner le gros contrat de Griffin qui, sur le long-terme, allait devenir un handicap, surtout compte tenu de sa fragilité physique.

Mais comme d’habitude, rien ne se déroule jamais vraiment comme pressenti dans le monde foufou de la NBA, et si le nom de Blake n’apparaissait plus vraiment dans les nombreuses listes énumérant les meilleurs joueurs de la Ligue, après cette saison, personne n’oubliera de le mentionner. Oui, car, à Motor City, le bougre vient tout simplement de réaliser sa meilleure saison en carrière : 24,5 points, 7,5 rebonds et 5,4 passes de moyenne, ça vous dit quelque chose ? Griffin a simplement tout fait à Detroit, et si vous cherchez le grand responsable du push réalisé par la franchise pour accéder aux Playoffs sur le fil, ne cherchez pas plus loin. Une saison de mammouth et surtout une saison pleine, avec 75 matchs joués, qui lui valu, de façon totalement méritée, sa première sélection au All-Star Game depuis 2015. Quand on vous dit qu’il revient de loin, ce n’est pas du baratin, et c’est justement ce qui rend ce renouveau taille patron encore plus beau. On pouvait remettre en question la pertinence de blinder le secteur intérieur dans une Ligue résolument toujours plus tournée vers l’extérieur, mais si il y a bien une chose réussie à Detroit cette saison, c’est que le duo Griffin/Drummond a été un des frontcourts les plus redoutables de l’Est, voire même de toute la NBA. On peut aller plus loin en disant même que Blake s’est établi comme l’un des tout meilleurs joueurs de sa Conférence, tout poste confondu. Un gros coup de cœur donc, qui a quand même été quelque peu entaché par une saleté de blessure, encore, cette fois au genou droit, qui l’empêcha de disputer pleinement cette postseason, pourtant durement grattée. Seulement deux petits matchs disputés dans le sweep face à Milwaukee, sûrement à 50% de ses capacités, au mieux, mais en restant tout de même dans ses stats avec 24,5 points, 6 rebonds et 6 caviars. Griffin a serré les dents, en patron, et a d’ailleurs été salué par son head coach pour son abnégation. Il peut partir en vacances la tête haute, très haute, avec la certitude d’être l’élément indispensable au fonctionnement de sa team et une opération qu’on espère impeccable au genou.

Cette campagne assez exceptionnelle de Blake Griffin méritait largement son petit focus. Une chose est sûre désormais, on n’oubliera plus de compter notre rouquin préféré comme l’une des forces dominantes de la NBA, et ce dès la saison prochaine. Don’t sleep on Blake.

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