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Damian Lillard fait serment d’allégeance aux Blazers : « Je ne vais pas me vendre pour gagner un titre »

Damian Lillard

Fidélité : qualité de quelqu’un qui est fidèle, dévoué, attaché à quelque chose, à quelqu’un.

Source image : NBA League pass

Récemment invité à Charlotte pour disputer le quatrième All-Star Game de sa carrière, Damian Lillard suivra la prochaine free agency en train de siroter un mojito dans son canapé ou sur une île paradisiaque. Le meneur des Blazers est encore sous contrat jusqu’en 2021 et il n’a pas prévu de déménager de l’Oregon.

Ces dernières années, la fidélité est presque devenue un gros mot en NBA. Alors que Tim Duncan et Kobe Bryant ont fait leurs adieux il y a déjà quelques temps, Dirk Nowitzki est l’un des derniers exemples de joueur actif à n’avoir porté le maillot que d’une seule franchise depuis sa draft. Même Tony Parker a quitté le Texas. Ce mouvement ne date pas d’hier, mais les différents épisodes de la saga « The Decision » de LeBron et le célèbre « Next Chapter » de Kevin Durant sont passés par là, sans parler des demandes de trade de Kawhi Leonard, Jimmy Butler et plus récemment encore d’Anthony Davis. Comme l’expliquait le King dans une déclaration dernièrement, les joueurs prennent les décisions qu’ils jugent être les meilleures pour eux, que ce soit pour gagner plus d’argent ou pour tenter de décrocher une bague si précieuse sur un CV. Tant pis pour les franchises. D’ailleurs – Danny Ainge et Masai Ujiri se reconnaîtront peut-être – ces dernières ont également montré qu’elles savaient être intransigeantes et sans pitié lorsqu’il s’agissait de négocier un transfert de leur franchise player si ça pouvait leur permettre d’obtenir une meilleure contrepartie. Mais dans ce climat de méfiance générale où chacun est tenté de penser pour lui, Damian Lillard a décidé de réaffirmer sa loyauté envers Portland et les Blazers dans le podcast Posted Up de Chris Haynes pour Yahoo! Sports.

« Je veux une bague mais il y a des choses qui comptent encore plus pour moi. En tout cas, je ne vais pas me vendre pour gagner un titre. Nous jouons tous pour être champions. Je me bats pour cela. Mais j’ai appris qu’il y avait bien d’autres choses tout aussi importantes, que cela soit les relations humaines, l’impact que nous pouvons avoir sur d’autres personnes et sur leur vie et aussi l’impact que nous avons sur leur carrière. J’apprécie toutes ces choses-là. […] Le choix d’une personne peut affecter la vie de tellement d’autres. En plus, aller ailleurs ne vous garantit pas de gagner un titre. C’est pour des raisons comme cela que je me dis que je suis mieux là où je suis. Quand ma carrière sera terminée, je saurais avec qui j’aurai encore des relations. Je sais quelles personnes sauront que j’ai été franc avec elles et que j’ai pris en considération la situation des gens et de leur famille avant de m’intéresser seulement à ce qui serait le mieux pour ma carrière ou ce que d’autres aimeraient me voir faire. »

En six saisons à Portland, le point guard n’a raté qu’une seule fois les Playoffs mais il n’a jamais réussi à dépasser le stade du second tour. A 28 ans, Dame entre dans son prime et il pourrait logiquement être tenté de rejoindre une grosse écurie pour augmenter ses chances de caresser le trophée Larry O’Brien au mois de juin mais ce n’est pas le style de la maison et il restera dans l’Oregon tant que la franchise ne le mettra pas dehors pour essayer de hisser les Blazers au sommet de la NBA. Actuellement au milieu d’un contrat de 120 millions de dollars sur cinq ans, Lillard préfère construire des amitiés fortes avec le staff et ses coéquipiers pour travailler en confiance plutôt que de se laisser distraire par les rumeurs incessantes. Un positionnement en adéquation avec celui du management local qui a décidé de faire confiance à sa colonne vertébrale malgré un sweep humiliant au premier tour des Playoffs l’année dernière et qui avait filé des grosses plaques pour construire un roster sur la durée à l’été 2016. Le calcul est plutôt bien vu pour Rip City qui se place comme un petit marché avec beaucoup moins de pouvoir d’attraction que certains gros tels que Golden State, les Lakers ou même les Knicks même si leurs résultats sportifs sont meilleurs. Autant miser sur la durée en entourant le mieux possible le ROY 2013.

Damian Lillard nous redonne un peu foi en l’humanité et nous prouve que la loyauté existe toujours, même en NBA. On fera moins les malins quand Portland aura mis son meneur sur le marché des transferts sans nous prévenir mais en ces périodes d’incertitudes les propos du rappeur font du bien. Et rien que pour ça, on lui souhaite de gagner un titre avec les Blazers. L’histoire serait belle.

Source texte : Yahoo! Sports

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