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Malcolm Brogdon pourrait intégrer le club du 50-40-90 cette saison : comme si Milwaukee avait besoin d’un autre Freak…

malcolm brogdon

Il monte, il monte, le Brogdon.

Source image : NBA League Pass

On n’en parle pas assez, mais Malcolm Brogdon est en train de faire une sacrée saison du côté du Wisconsin, dans la lignée des Milwaukee Bucks. Ses stats au shoot lui permettraient, à l’heure actuelle, d’intégrer le prestigieux club du 50-40-90 … avant d’aller chercher le match des étoiles à l’avenir ? 

Cette saison, tous les projecteurs du Fiserv Forum sont orientés vers le Greek Freak, de quoi faire oublier certains Bucks qui réalisent une saison digne de ce nom, parmi eux le combo guard Malcolm Brogdon. 15 points, 5 rebonds et 3 passes de moyenne en shootant à 51% au tir dont 44% de loin et 98% sur la ligne, plutôt solide pour un joueur dans sa troisième année NBA, non ? Mais la vraie question n’est pas là. Elle est dans la concurrence, et dans ceux qui seraient en mesure de défier Malcolm au niveau du poignet. Qui d’autre tire aussi bien cette saison ? Voyons voir, personne. Comme vous pouvez le voir sur notre petite liste ci-dessous.

On vous parlait hier des joueurs qui sont sur les rangs pour accéder au fameux club du 50-40-90, référence unique pour parler des plus grands shooteurs de l’histoire de la ligue. Enfin… pas tout à fait. Si Mark Price, Stephen Curry, Kevin Durant, Steve Nash, Dirk Nowitzki, Larry Bird et Reggie Miller font partie de l’élite du shoot à travers l’histoire de la NBA, ils ne doivent pas être sublimés au point d’oublier d’autres noms qui ont accompli au moins autant, sinon plus. Vous l’aurez sans doute remarqué mais un certain Ray Allen est absent de cette liste alors qu’il reste le meilleur shooteur longue distance de l’histoire de la NBA, au moins dans les chiffres. Doit-on prendre les 50-40-90 pour des Freaks et oublier tous ceux qui s’en rapprochent mais échouent à quelques tirs près alors que leur nom est tout à fait méritant ? Steve Kerr, par exemple, avait réalisé une saison en 50-50-90, pourtant non prise en compte du fait d’un nombre de tirs et de lancers francs insuffisant. Le meilleur shooteur de l’équipe des Bulls 1996 devrait donc être mis de côté pour cinquante shoots à prendre ? En 2015, Kyle Korver, alors aux Hawks, avait accompli une saison en 49-49-90, encore insuffisant pour être considéré parmi ces shooteurs de légende, une injustice pour certains. Tout ça pendant que Meyers Leonard, lui, y est arrivé sur 55 matchs en 2015.

Va-t-on affirmer que Brogdon est un des meilleurs shooteurs de l’histoire s’il atteint ce seuil cette saison ? Ce serait un non-sens complet, même si sa carrière n’en est qu’à ses prémices. Si on regarde de près la liste ci-dessus, on se dit avant tout que ces joueurs ne forcent pas leur jeu. Alors certes, ils tirent sans doute de mieux en mieux et cette saison nous a déjà offert quelques surprises (hello Derrick Rose), mais c’est leur capacité à prendre des bons shoots qui leur a permis de figurer dans ce petit groupe de joueurs, c’est leur intelligence de jeu. On remarque en ce sens que plusieurs noms sont de la même équipe : deux Clippers, deux Celtics, deux Warriors, et un D.J Augustin que tout le monde voyait dégager en début de saison, il doit y avoir du retournement de veste.

Pour en revenir à Malcolm Brogdon, ce n’est pas le joueur le plus flashy, il ne remplit pas les Top 10 et il n’est même pas la troisième option de son équipe, mais il joue juste, il défend et il sanctionne dès qu’on l’oublie un peu trop. Sa vision du jeu liée au système de Mike Budenholzer fait des merveilles, dont les habitants du Wisconsin profitent en ce moment. Il ne faudrait pas oublier que le joueur est un Rookie de l’année même si sa Draft avait été l’une des plus zarb de ces dernières années. Les Bucks ont la capacité d’envoyer deux joueurs au All-Star Game cette saison avec leur première place et si beaucoup de monde, nous compris, voit Khris Middleton rejoindre le Freak au match des étoiles, un joueur comme Brogdon n’est pas très loin non plus et pourrait faire l’affaire avec un peu plus de scoring… à l’avenir.

Malcolm Brogdon tourne en 50-40-90 cette saison : révélateur d’un futur monstre du shoot ou juste un poignet en feu dans un grand système histoire de faire parler ? Les stats peuvent dire ce qu’elles veulent, on aime bien le joueur pour ce qu’il est : pas un All-Star, pour le moment, mais un vrai joueur de basket qui se donne des deux côtés du terrain et qui est fiable, tout simplement. 

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