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Pascal Siakam s’estime en pleine confiance cette saison : merci Pascal, on n’avait pas remarqué

Raptors - Delon Wright

Il commence gentiment à nous faire rêver le Pascal-là.

source image : NBA league pass

Pascal Siakam est pour l’instant la plus grosse surprise de la saison. Non content d’avoir incroyablement progressé en très peu de temps, il marque de son empreinte chaque match et de la meilleure équipe de NBA s’il vous plait. L’euphorie des Raptors est en grande partie due à l’énergie du Camerounais qui est devenu un incontournable de la Ligue. Si le mec s’améliore encore dans les années qui viennent, les raquettes adverses peuvent déjà commencer à chialer dans une bassine. 

Dans la course pour la meilleure progression de l’année, Pascal Siakam est très bien placé. L’année dernière, il ne tournait qu’à 7 points et 4,5 rebonds en 20 minutes. Pour sa troisième saison dans la Ligue, le Camerounais place cette fois-ci 15 points, 6,5 rebonds, 3 passes à 58% aux tirs. Alors certes, son temps de jeu a drastiquement évolué, ce qui peut expliquer cette grosse progression. Mais au-delà des statistiques, c’est son rôle qui est en train de se transformer. Habitué aux missions défensives en sortie de banc et à un travail de besogneux, Pascal est désormais impliqué dans la création du jeu. Il n’est pas rare désormais de le voir attraper un rebond, courir en contre-attaque et délivrer la bonne passe au bon moment. A la manière d’un Draymond Green, son influence défensive est tout aussi importante que celle offensive. Son parcours est d’ailleurs similaire à celui de l’aboyeur des Warriors qui avait dû lui aussi attendre sa troisième année pour définitivement exploser dans un rôle de couteau suisse. Car c’est bien ça qui fait la force du joueur de Toronto. Il peut absolument tout faire sur un parquet et défendre à tous les postes. D’où vient ce changement ? Interrogé au micro de Slam Onlinel’intéressé nous explique l’origine de sa transformation.

« Je pense que le principal problème dont je souffrais étais la sensation de ne pas appartenir à la Ligue. J’étais hésitant à faire certaines choses et je pense que lorsque vous vous mettez au travail et que vous voyez les résultats que vous obtenez, il est plus dur de ne pas croire en vous. Je suis désormais confiant dans ce que je fais pour m’améliorer et grâce à ça, tout ce que je fais va payer, je le sais. Affronter des superstars comme Russell Westbrook, Kevin Durant et James Harden et tenir son rang ? Il est impossible de ne pas avoir un boost de confiance après avoir entendu les meilleurs de la NBA louer vos progrès. »

« Je pense que la chose la plus importante pour moi maintenant et d’être capable de faire jouer les autres. C’est un cliché récurrent pour les enfants africains d’être simplement considéré comme un grand qui court, dunk et défend lors de leur arrivée en NBA. Je veux être capable de changer les choses. Je veux que les enfants pensent qu’ils peuvent réaliser les mêmes prouesses que les meneurs et qu’ils sont capable de réaliser plein de choses différentes. C’est la chose dont je serais le plus fier et je travaille énormément dessus. »

Tout le travail effectué cet été à Los Angeles en compagnie des meilleurs dès 6 heures du matin, se voit désormais sur le parquet. Pascal joue avec une confiance décuplée. Il n’a pas peur de partir en coast-to-coast contre deux défenseurs, son spin move ultra rapide enrhume tous ses adversaires en une bourrasque et ses capacités athlétiques lui permettent de scorer sur la tête de n’importe qui. Il bénéficie également des arrivés de Danny Green et de Kawhi Leonard. Quand vous voulez marquer un panier et qu’en face de vous se trouvent les deux anciens des Spurs, Serge Ibaka, Pascal ainsi que Kyle Lowry, autant dire que vous bégayez pas mal. L’équipe roule tellement bien qu’il n’est pas difficile de trouver sa place. Lorsque l’ailier-fort est sur le terrain, les Raptors scorent 13 points de plus sur 100 possessions et encaissent 4 points de moins. On appelle ça valuable, non ? Sa polyvalence est idéale face à des équipes très profondes comme les Celtics ou les Warriors. On l’a par exemple récemment vu défendre sur KD. Et bien s’il ne l’a logiquement pas stoppé, sa longueur et sa vitesse ont beaucoup gêné le scoreur de la baie d’Oakland. Non seulement, il a une bonne tête de MIP, mais à ce rythme là, il pourrait être dans la course du meilleur défenseur dans les années qui viennent.

Oh Canadaaaa ! Bientôt, c’est toute la NBA qui chantera l’hymne des voisins à tue tête. Si les Raptors continuent à rouler sur la concurrence, ils pourraient bien atteindre les Finales et affronter les vainqueurs de l’Ouest (oui oui, les Warriors… ). Et autant vous dire qu’avec la progression de Pascal Siakam et le complémentarité de tout l’effectif, la franchise de Masai Ujiry peut étouffer n’importe qui. Avis aux amateurs de bondage.

Source texte : Slam Online

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