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Les joueurs des Cavs ont mal vécu le départ de Kyle Korver : ouf, on a cru que ça allait mieux à Cleveland

Kyle Korver
Source image : YouTube/ESPN

Cette semaine, les Cavaliers ont renvoyé Kyle Korver dans l’Utah en échange d’Alec Burks et de deux seconds tours de draft. Mais du côté des joueurs, la nouvelle a du mal à passer. En même temps, il ne restera bientôt plus grand monde à Cleveland pouvant mettre un panier… Allez hop, tout le monde dans le tank et cap sur la fin de saison !  

On était tellement inquiets. Après avoir mis Gérard à l’écart, on sentait les Cavaliers se remettre un peu dans le bon chemin, on voyait des petits flashs de basket ça et là dans la Quicken Loans Arena. Ils s’étaient même offerts deux victoires d’affilée contre Houston et Philly. Non c’est sûr, quelque chose n’allait pas… Mais tout s’est arrangé : Kyle Korver transféré en pleine période faste, les joueurs seraient remontés contre la franchise qui a laissé filer le vétéran qu’ils considéraient comme un des piliers du vestiaire. Car malgré des statistiques peu élevées (6,8 points en 15,7 minutes de moyenne), le shooteur continue de planter ses triples avec autant de style que de régularité (46,3% de réussite extérieure) et l’a démontré dès sa première apparition avec le Jazz dans la nuit de vendredi à samedi avec 14 points à 4/6 de loin en 20 minutes. De quoi foutre encore plus les boules à ses anciens partenaires qui, eux, se sont faits corriger par Boston 128-85 dans un remake des dernières Finales de l’Est. En quelques mois, tout a changé et préparez vos combis, les Cavs s’apprêtent à vivre une chute qui va rivaliser avec le record de Felix Baumgartner. Dans un long papier sur ce trade de Korver, Joe Vardon de The Athletic est revenu sur l’état d’esprit des joueurs de l’Ohio.

« Plusieurs joueurs des Cavs sont contrariés par le trade de Korver, dans la mesure où l’équipe a déjà peu de tir extérieur. Korver n’est qu’à 6,8 points par match, mais il shoote toujours à 46,3% de loin et fait partie de plus grands shooteurs à trois points de l’histoire de la NBA. Ils pensent que l’enlever de l’équipe rendra les matchs plus durs à gagner. Encore une fois, ils savent ce que cette saison est devenue pour les Cavs. Il ne s’agit plus de victoires. »

Ah, parce que jusque là, on cherchait à gagner aux Cavs ? Plus sérieusement, si le timing est un peu hasardeux puisque intervenant au milieu d’une période de mieux (deux victoires consécutives, ça se fête !), le front office n’avait guère le choix de se séparer de l’artilleur. Comme le rappelle The Athletic, quand Kyle Korver a re-signé un contrat dans l’Ohio en juillet 2017, un accord oral aurait été passé permettant au sniper de s’en aller, par un trade ou un buy-out, si LeBron James venait à partir. The King arrivé aux Lakers, Kyle a donc demandé à ses dirigeants de respecter leurs engagements. Aussi, les Cavaliers se sont résolus depuis un moment à partir sur un nouveau cycle. Enlever LeBron de Cleveland, c’est un peu l’équivalent d’une bombe nucléaire qui tombe sur la franchise : tout a été rasé, maintenant il faut reconstruire. Et si le profil de KK peut convenir en sortie de banc d’une équipe candidate au Playoffs, voire au titre, il est moins pertinent de le conserver dans une team qui doit tout recommencer de zéro et qui rivalise de persévérance avec les Suns pour obtenir le premier choix à la Draft 2019. Et avec un bilan de 4 victoires pour 17 défaites, les scouts et le front office se frottent les mains pour cet été mais les joueurs, eux, commencent à râler. Certains tirent à trois points, les Cavs tirent la gueule.

C’est la fin de l’histoire de Kyle Korver à Cleveland et les joueurs commencent à comprendre que ça ne sent pas très bon pour le reste de la saison. Et en même temps les gars, vous n’avez pas attendu ce départ pour gratter le fond du classement. Mais avec Gérard sur le côté et Korver qui fait ses valises, on va manquer de shooteur extérieur dans l’équipe qui tire déjà le moins de loin en NBA : ça veut dire que l’on va vivre dans un monde où Tristan Thompson prendra plus de 13 tirs par match ? S’il vous plaît, non…

Source texte : The Athletic

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