Documentaires

« Shut Up and Dribble » va bientôt débarquer : le trailer de la série produite par LeBron James est sorti

Cela fait quelques temps que l’on sait que LeBron James va produire une série documentaire, dénommée Shut Up and Dribble, en référence à la phrase assénée par Laura Ingraham, journaliste de Fox News au King, à KD et aux joueurs NBA dans l’ensemble. Si la sortie du premier épisode n’est pas prévue avant octobre, le trailer vient lui d’être dévoilé. Quinze secondes d’images et de paroles impactantes, un avant-goût fort sympathique. 

On ne reviendra pas ici en détail sur la sordide déclaration de Laura Ingraham, cette journaliste de Fox News qui avait demandé à LeBron James, Kevin Durant et tous leurs camarades de se taire, de ne pas commenter l’actualité politique ou sociale du pays. Le dégoût étant assez présent, le microcosme de la NBA s’est mobilisé autour du Cyborg, à l’exemple de son prédécesseur aux Lakers, Kobe Bryant, tout comme Gregg Popovich. Plutôt que d’agiter tout cela, nous allons nous concentrer sur la formule employée, « Shut Up and Dribble ». Cette maxime, qu’elle voulait impactante risque bien de se retourner contre elle. Parce que si le surnom King est valable pour LBJ dans le monde du basket, il l’est aussi dans la communication. Au lieu d’entrer dans un débat sans fin, le néo-Angelino a profité de cette phrase bien mal venue, et l’a tournée à son avantage. Qu’est ce que ça donne ? Une série documentaire, qui va porter le nom de ces quatre mots qui ont raisonné dans tous les esprits. L’arrivée du gamin d’Akron à L.A. lui a permis de lancer la création de cette œuvre plus aisément. Et alors que la sortie du premier des trois volets de cette série devrait sortir aux alentours du mois d’octobre (pas loin du lancement de la saison NBA, tiens tiens), et que l’attente se fait forte autour de ce projet, voilà un trailer court mais alléchant qui nous est proposé par Showtime Sports.

Il s’en passe, des choses, en quinze secondes. La première image est en noir et blanc, et elle dépeint un de sportifs les plus connus pour ses engagements sociaux et sociétaux, Bill Russell. La deuxième protagoniste est Jemele Hill, une journaliste d’ESPN (apparemment sur le départ), qui prononce la phrase de mise en contexte : « Le sport a été un lieu pour les mouvements sociaux et politiques, et ça l’a toujours été. » Pendant ce temps, on voit le grand Kareem Abdul-Jabbar, un symbole de la lutte pour l’égalité de tous et une voix des mouvements sociaux, aux prises avec Caldwell Jones. Puis vient inévitablement LeBron James, lors d’une interview concernant le mouvement I Can’t Breathe, qui s’est mis en forme en 2014 pour d’Eric Garner, un Afro-Américain, après son décès survenu par l’étranglement d’un policier. Cela rappelle la mobilisation des Cavaliers, décrite par le « C’était notre moment de faire savoir aux gens comment nous nous sentions en tant qu’équipe » de LeBron James, alors que l’on entend les « Hell no, we won’t go« , un célèbre chant de protestation aux Etats-Unis. La présence de visages de la Ligue, provenant d’époques différentes, ainsi que de Jemele Hill laisse présager d’une vision globale, intergénérationnelle et intemporelle de ce qu’est la lutte sociale ou politique pour sa condition lorsque l’on est noir aux USA. Un des axes abordés semble être l’impact que les sportifs Afro-Américains peuvent avoir sur leur communauté, comment ils peuvent œuvrer pour en améliorer le quotidien, les droits, l’image.

C’était court, mais intense. Avec seulement quinze secondes, le trailer de Shut Up and Dribble vient de donner envie à des milliers de fans d’être déjà en octobre, en plus de la reprise de la NBA. Il faudra se montrer patient, mais LeBron James vient de nous donner un superbe amuse-bouche, qui prédit des documentaires de qualité, profondément humains et ancrés dans un aspect politique et social du sport. Le King va nous montrer qu’un sportif, c’est bien plus que quelqu’un payé pour pratiquer son sport, bien plus.

Source texte : Youtube/Showtime Sports

1 Comment

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  1. Wastafawaï

    31 août 2018 à 21 h 21 min at 21 h 21 min

    Des « paroles impactantes » ? Sans déconner ça veut rien dire…

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