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Kobe Bryant remporte un Oscar : c’est quoi la suite, devenir président des Etats-Unis ?

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« Comment ça, je ne ferai rien après ma carrière ? Bim, Oscar. »

Source image : Benoît CARLIER - TrashTalk

Quand on est un gagnant, on reste un gagnant. Kobe Bryant a construit sa renommée à travers le basketball. Quintuple champion NBA, auteur de vingt saisons dans la Ligue, il a fini par prendre sa retraite à 37 ans, lors d’un dernier tour de piste mémorable contre Utah. Des trophées, il en a toujours gagné, du succès, il en a toujours eu avec les Lakers. Mais on n’aurait pas pu prédire que cette retraite allait lui apporter un nouveau trophée, aussi prestigieux, en dehors des parquets NBA.

Tous les fans de la balle orange se rappellent sans doute encore du dernier match de Kobe Bryant : 60 points sur 50 shoots pris, une victoire sur le Jazz qui jouait le match sérieux  pour une qualification en Playoffs. Le Mamba a tout donné sur cet ultime moment intense sous le maillot des Lakers. Deux derniers lancers francs, et puis s’en va. Qu’on l’aime ou pas, c’était la fin d’une des légendes de ce jeu. Émouvant pour certains, déchirant pour d’autres, le départ de Kobe était effectif. Il a souhaité rendre hommage au sport qui lui a tout donné, et auquel il a tout donné. Le résultat ? Dear Basketball. Un poème, une prose dédiée à son amour de jeunesse, qu’il quitte au bout de vingt ans de carrière professionnelle. Après tant de bons et de mauvais moments, il prenait le temps, en quelques lignes, de dire au revoir convenablement au basket. Et cet adieu aux parquets s’est rapidement transformé en court-métrage.

Pour le réaliser, Kobe s’est entouré d’hommes d’expérience, comme à son arrivée en NBA en 1996. Glen Keane, une légende des films d’animation de Disney s’est emparé de l’oeuvre du numéro 8 et du numéro 24, deux époques rassemblées dans ce petit bijou du cinéma. La musique du court-métrage a été composée par l’OVNI John Williams, qui a notamment créé les bandes originales d’ET, Star Wars et Indiana Jones. Entouré d’une équipe solide, KB24 et son Dear Basketball ont donc été récompensés lors de la 90ème cérémonie des Oscars, qui avait lieu au Théâtre Dolby à… Los Angeles. Joli clin d’œil pour le Black Mamba, qui dans la nuit de dimanche à lundi, a été plébiscité avec son réalisateur. Tout deux se sont exprimés sur scène, devant l’Académie :

« Merci à Kobe d’avoir écrit ‘Dear Basketball’. Il porte un message pour nous tous : peu importe quel est votre rêve, c’est à travers votre passion et votre persévérance que l’impossible devient possible. »

Kobe répond à Glen Keane, avec une pirouette :

« Je ne sais pas si c’est possible. Je veux dire, en tant que joueurs de basket, nous sommes censés la fermer et dribbler. Je suis content qu’on fasse un peu plus que ça. »

Il s’est également exprimé un peu plus tard, devant les reporters, notamment auprès d’ESPN:

« Je me sens mieux que si j’étais champion NBA. Je vous promet, c’est vrai. J’ai grandi en espérant remporter un titre, j’ai travaillé très dur pour réaliser ce rêve. Mais gagner quelque chose comme ça, surtout depuis que j’ai quitté les terrains… j’ai entendu beaucoup de gens me dire, alors que je commençais à écrire : « Que vas-tu faire quand tu auras pris ta retraite ?’. J’ai répondu : ‘Je veux être écrivain, je veux raconter des histoires’. ‘C’est mignon, tu seras déprimé quand ta carrière sera terminée, et tu reviendras jouer’ m’ont-ils dit. Je les ai fait mentir, et être ici, recevoir une sorte de validation, c’est fou, c’est fou. »

Kobe ne perd pas le nord, et profite pour en placer une ou deux à ceux dont les commentaires n’étaient pas réjouissants pour lui. Après le malheureusement célèbre « Shut up and dribble » de Laura Ingraham, LeBron James, KD et autres s’étaient insurgés. Kobe a profité d’être sur une des plus grandes scènes au monde, pour envoyer une pique sympathique et montrer son désaccord. La Mamba Mentality est toujours présente, et elle se manifeste également au travers du ressentiment qu’il exprime envers les gens qui lui ont dit qu’il serait déprimé sans le basket, qu’il ne pourrait pas devenir écrivain.

Dans son speech de remerciement, Kobe a également remercié sa femme et ses filles, qu’il qualifie comme ses inspirations, ainsi que son compositeur. Ce qu’il y a de sûr, c’est que l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation a été attribué à Bryant et Keane, alors que la compétition était rude, avec des candidats comme Negative Space, Lou, Revolting Rhymes et d’autres. Kobe a gagné, alors que cela fait moins de deux ans qu’il a changé de vie. Il a déjà du succès dans cette nouvelle aventure, et quel succès, en étant récompensé aux Oscars. Winner, persévérant, travailleur acharné, l’ancienne star du Staples Center est égale à lui-même entre les parquets, les studios d’écriture et de réalisation, et les scènes. Une personnalité entière, forgée dans le plomb, qui ne changerait pas même s’il faisait une compétition de poterie, ou Danse avec les Stars.

Kobe Bryant a peut-être quitté la Ligue il y a presque deux ans, il n’est pas en train de se reposer sur son canapé. Il travaille, encore et toujours, sur des projets différents, mais avec la même implication. Résultat ? Cinq titres NBA, un Oscar, une médiatisation encore grandissante. Le Mamba, bien que discret et silencieux, fait parler de lui dans toutes les sphères. À ce rythme-là, il finira président des USA, en duumvirat avec Gregg Popovich. Rendez-vous en 2020.

Source texte : ESPN

1 Comment

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  1. sosogood

    6 mars 2018 à 16 h 02 min at 16 h 02 min

    Vous êtes sacrément sympa avec Kobe. Personnellement, j’ai trouvé son court métrage totalement merdique. L’histoire du gamin qui rêve de Magic Johnson et des Lakers et qui, en bossant dur et à force de détermination, devient une star Nba, c’est pas vraiment original. C’est le mythe du rêve américain à la sauce basket dont nous abreuve les vidéos Nba. J’avais un rêve et j’ai bossé comme un malade et j’y suis arrivé. Et les bonnes âmes nous diront que c’est un exemple pour les gamins. Malheureusement, c’est déjà comme ça que pense de nombreux jeunes américains, délaissant au passage leur études, pour des rêves de basket souvent illusoires. Ce qu’oublie de préciser Kobe aux gamins, c’est qu’il fait 1m98, qu’il était un athlète hors du commun, et que son daron était basketteur pro, . Déjà, ça éviterai aux nains de penser qu’ils deviendront Kobe en espérant que Mugsy Bogues soit pas à son tour oscarisé. Pour le reste, Kobe a fait du kobe en mettant son énergie à faire un vibrant hommage à Kobe. Sinon, j’ai vu des images qui s’enchaînent et qui se ressemblent tellement que tu pourrais passer le film à l’envers qu’on verrai pas la différence. La voix off de Kobe qui te rappelle pourquoi tu détestes le slam et pourquoi Grand corps malade est désormais un chanteur. Et une musique lourdingue qui semble être juste la pour te dire « attention, il faut être ému les gars »… Le court métrage a beau faire 3 minutes, t’as l’impression d’avoir subi un film entier de Jean Luc Godart. Alors oui Kobe a eu un oscar mais ça ressemble à l’oscar genre « il fallait bien donner un oscar à un noir pour prouver qu’on est pas raciste » oscar.

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