One-on-One

Kobe Bryant, un an après

Kobe Bryant 3 26 janvier 2021

Kobe n’est plus là ? Pas vraiment, disons que Kobe sera toujours là, en chacun de nous.

Source image : YouTube/California Through my lens

Hum, par où commencer ? Peut-être par cette envie commune ici de ne pas verser dans le larmoyant. Des larmes on en a tous versé, certains plus que d’autres et certains encore aujourd’hui, au détour d’une interview ou d’une paire de highlights surgissant sur notre écran. Et puis ça n’aurait probablement pas plu au joueur, ça n’aurait probablement pas plu à l’homme. Compétitivité, ne jamais rien lâcher, buste droit et on regarde devant, jamais derrière.

Malheureusement c’est plus facile à dire qu’à faire, hein Kobe, surtout quand on n’est pas toi. Stop, on a dit pas de drama, tête haute et sourires en repensant aux joies du passé. Car l’info ne vous aura sans doute pas échappé, aujourd’hui coïncide avec le premier anniversaire de la mort de Kobe Bryant, anniversaire étant d’ailleurs un terme pas vraiment idéal car peu d’entre nous avons prévu de sortir le gâteau et les bougies, enfin il semblerait. 26 janvier 2020, Calabasas, son hélicoptère qui ne gagnera pas sa bataille contre la météo, et donc cette dépêche AFP qui tombe comme une guillotine sur des millions d’innocents. 48h plus tôt on faisait la fête ? Ensemble ? Autour d’un match NBA à… Paris ? De ce souvenir heureux il ne reste donc plus rien en ce dimanche soir, 20h30 environ, lorsque le monde du basket apprend complètement KO le décès de l’une des ses icônes, ainsi que celui de huit autres personnes parmi lesquelles… trois gamines, parmi lesquelles… Gianna, l’une des filles de Kobe.

Le choc est terrible. Un sentiment assez inédit pour un paquet de gens car Kobe était jeune et il était pour beaucoup notre jeunesse aussi, car Kobe était Kobe. Pas la légende qui rassemble le plus, oh non, mais sans conteste l’une de celles qui a fait le plus beau sel de la NBA depuis trois quarts de siècle. Très vite les coups de fil se multiplient, il faut qu’on en parle mais bizarrement… on s’appelle pour ne rien dire. Très vite les chapelles improvisées se comptent par centaines sur toute la planète, de la France aux Etats-Unis, de la Chine aux Philippines et probablement jusque sur la Lune. Rémi Reverchon craque en direct, Shaquille O’Neal craque en direct, et toi même tu craques au téléphone avec maman, parce que, merde, pfiou… pas les mots.

La veille ? Le… matin même pour nous ? Kobe Bryant félicitait un certain LeBron James, lequel réussissait alors l’exploit de dépasser le Mamba au classement des meilleurs scoreurs all-time. 4h39 du matin. Seize heures plus tard voilà donc où on en était, à espérer timidement, intimement et surtout de manière utopique que l’info soit en fait une terrible erreur. Ce qui n’arrivera pas. Kobe Bryant, sa fille Gianna et sept autres personnes sont parties et rien ne sera plus jamais comme avant, les rédactions sont sous le choc et, effet contraire, tout le monde prend sa plume pour se libérer. Un tweet, un mot, quelques phrases ou un gros pavé tiens, chacun avec ses mots, qui caractériseront ce que Kobe Bryant représentait pour son auteur.

La suite ? Des clins d’œil évidemment, sur et en dehors des parquets, des images marquantes, des joueurs qui craquent eux aussi, puis cette cérémonie le 24 février au Staples Center, lors de laquelle Vanessa et ses enfants se rendront compte – si besoin était – du soutien, du respect et de l’amour de la planète basket pour Kobe, avant qu’un All-Star Game aux allures de jubilé à titre posthume ne vienne parapher le bal obligatoire car naturel des hommages. Ces quelques lignes sont les nôtre à N+1, non pas qu’elles se suffisent car rien ne semblera jamais suffisant pour effacer ce terrible dimanche, mais elles ont le mérite d’être posées. Pas pour faire pleurer dans les chaumières mais plutôt pour se souvenir, pour se souvenir en regardant devant et pas derrière… mais je crois qu’on se répète.

On ne parlera même pas de ce qui s’ensuivit, de cette année 2020 qui ne pouvait décemment pas se dérouler de manière « normale » vu la manière avec laquelle elle avait commencé, mais arguons seulement que l’héritage de Kobe Bryant dépasse très largement le cadre du basket. Kobe n’est plus là ? Pas vraiment, disons que Kobe sera toujours là, en chacun de nous.

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