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Jabari Parker à jamais admiratif de ce qu’a fait Derrick Rose à Chicago : « Il restera une légende »

Jabari Parker conseil de classe

Tu touches à Derrick, je te mets un kick.

Source image : Youtube

C’était peut-être le dernier plus gros poisson disponible dans cette free agency, et Jabari Parker a finalement été dégoté par les Bulls il y a quelques jours. Un retour dans sa ville natale pour le joueur de 23 ans, qui a été biberonné aux exploits du MVP 2011 Derrick Rose, en qui il voue un culte tellement fort qu’il en deviendrait presque flippant.

Ce n’est pas si fréquent de compter dans ses rangs des gars du cru en NBA, c’est même plutôt rare. Et oui, pas de centre de formation pour les jeunes dans les franchises, qui profitent du gros travail fait en milieu scolaire pour récupérer des joueurs, à la Draft ou non, quasi ou déjà opérationnels pour le sport professionnel. Il arrive cependant que des joueurs retrouvent leur ville, leur région, là où leur passion du basket a dévoré leurs soirées quand ils étaient gamins. Et le lien qui unit les fans et ces joueurs est bien souvent très particulier. Les fans des Bulls l’ont connu dernièrement l’espace d’une saison, en 2016/17 avec Dwyane Wade, mais aussi et surtout avec Derrick Rose au début des années 2010, pour le meilleur et pour le pire. Jabari Parker s’asseyait encore en tribunes à cette époque, et il se souvient de l’accueil pas toujours très chaleureux réservé au MVP 2011 alors qu’il luttait pour retrouver sa forme. L’ailier, fan inconditionnel de DR, ne blâme pas le public pour autant au micro de Nick Friedell, d’ESPN.

« C’est normal, en particulier avec les fans, ils ne le connaissent pas. Mais les personnes sur qui il a eu un impact l’aiment. C’est le genre de relation normale dans n’importe quelle société, une relation d’amour-haine. »

En même temps, ce serait mal venu de critiquer le public devant lequel il évoluera au minimum une année. Car si le contrat signé par JP avec sa franchise de cœur est d’une durée de deux ans, la deuxième année comporte une team option, au cas où. L’amour a un prix : 20 millions de dollars par an. Mais pour cette somme, Gar Forman et le staff des Bulls attendent de Jabari plus qu’un bisou, ils veulent un joueur qui leur fait la totale : scoring, poste 3, poste 4, impact défensif. Tout ça, on sait que l’ancien Daim peut le faire… s’il est sur le parquet. Car ce sont sans doute ses nombreuses absences dues à ses deux ruptures des ligaments croisés qui ont poussé les Bulls à inclure cette option plutôt maline. Avec Derrick Rose, ils ont déjà été traumatisés par un joueur au potentiel énorme mais au corps de cristal. Mais lorsqu’on lui évoque les similitudes entre son parcours et celui du meneur trois fois All-Star (même lycée, même blessure, âge auquel DR est devenu MVP), et qu’on le taquine sur la potentielle « malédiction » de l’enfant de la ville qui revient au pays, Jab a ri mais ne rit pas. Pas touche à l’inspecteur.

« C’est toujours un héros pour beaucoup de personnes, moi y compris. Et son héritage va rester, il va de toute manière être avec les meilleurs dans l’histoire. Nous soutenons Derrick à fond, peu importe ce qu’il fait, il peut arrêter de jouer maintenant. Il restera une légende. Ses blessures ne le définissent pas. […] Je me souviens toujours des bons moments. (Rose est) un MVP. Peu de personnes peuvent dire qu’ils sont MVP de la Ligue, et tout ce dont je me rappelle c’est comment il a porté la ville, qui il était pour nous dans notre enfance, ça ne peut être que mon héros. »

Une déclaration d’amour et de respect envers son idole de jeunesse, de sept ans son aîné. Jab n’était encore qu’un ado quand Derrick faisait se lever le United Center au rythme de ses exploits. Sur 18 joueurs nés à Chicago et ayant joué avec les Bulls, un seul a été All-Star avec la tunique rouge et blanche, il s’agit de Derrick Rose. En tout cas, les Taureaux devraient rapidement intégrer leur nouvelle bête dans l’étable, tant on la sent sincère dans ses beuglements. On souhaite à Jabari Parker une carrière aussi exceptionnelle que celle de son chouchou. Il pourrait bien entrer dans sa meilleure phase dans les années qui viennent, si ses pépins physiques le laissent tranquille. Une inversion avec la carrière de Rose, plus jeune MVP de l’histoire et en déclin constant depuis son sacre individuel. En tout cas, nous aussi on l’aime Derrick, pour le chantier qu’il a mis sur les parquets NBA mais aussi parce qu’il a félicité l’Équipe de France par le biais de Grizou, et ça prouve que l’homme a du goût.

Jabari Parker est déjà comme un poisson dans l’eau à Chicago, pas étonnant pour un joueur qui n’a jamais quitté la région des grands lacs. Il connaît sa nouvelle franchise mieux que personne et pourra prouver dès la saison prochaine aux voisins de Milwaukee qu’ils auraient dû lui faire confiance un peu plus longtemps. On observera tout de même bien les matchs entre les Bulls et les Wolves désormais, les gars seraient capables de se faire des passes.

Source : ESPN

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