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Les affaires Donald Sterling et Bruce Levenson mettent les autres propriétaires NBA au centre du radar

Alors que la fin d’été est plutôt calme dans le paysage NBA en ce moment, hier explosait depuis Atlanta une bombe qui a une nouvelle fois, après l’affaire Sterling il y a quelques mois, jeté le discrédit sur les propriétaires de franchises NBA. Le boss des Hawks, Bruce Levenson, avouait en effet de lui même à Adam Silver, patron de la NBA, qu’il avait tenu des propos extrêmement stigmatisants envers les fans de sa franchise issus de la communauté afro-américaine, dans plusieurs mails envoyés aux autres copropriétaires de l’équipe, et à son GM, Danny Ferry, et qu’il souhaitait ainsi vendre ses parts, et quitter l’organisation des Hawks, afin de faire amende honorable.

Si on peut reconnaître à Bruce Levenson le fait d’avoir eu « l’élégance » de se dénoncer lui même, et d’éviter d’empoisonner la vie de tous en résistant jusqu’au bout comme l’a fait plus tôt cet été Donald Sterling, l’ancien patron des Clippers, dans l’affaire qui le concernait, on ne peut qu’être choqué de voir que des gens aussi puissants et influents que des propriétaires de franchises NBA puissent avoir des pensées aussi nauséabondes et rétrogrades.

Les autres proprios sont d’ailleurs eux mêmes très concernés désormais par les cas Sterling et Levenson, qui se sont dévoilés presque coup sur coup.

Ces deux affaires révèlent en effet qu’avec les nouvelles technologies de communication qui existent, chacun d’eux et chacun des haut gradés de n’importe quelle franchise NBA peut se retrouver sur un enregistrement compromettant, ou voir l’un de ses mails finir en première page des journaux, et être aspiré dans une tempête judiciaire aussi violente que soudaine, sans parler de la mauvaise publicité que cela engendre pour la franchise concernée (même si les Clippers ont au final su s’en tirer à leur avantage en devenant la franchise la plus chère de l’histoire, et un symbole de la lutte contre les messages d’intolérance comme celui délivré par Sterling).

Car il faut bien entendu être conscient que si Sterling et Levenson se sont fait attraper, les autres propriétaires NBA sont pour beaucoup des hommes d’affaires d’une autre génération, orientés plutôt très à droite sur l’échiquier politique, et ont forcément des idées plutôt très tranchées sur la question de la mixité sociale ou d’autres sujets similaires, et sur le type de fans qu’ils aimeraient attirer dans leurs salles. On pourrait donc très bien voir apparaitre un nouveau Sterling ou un nouveau Levenson dans les mois qui viennent.

Une possibilité confirmée par le journaliste qui voit dans le futur, Adrian Wojnarowski, qui balançait hier une anecdote absolument révélatrice sur la façon de penser de certains boss de franchises NBA :

« Tout autour de la ligue, les propriétaires commencent à inventorier leurs mémos, leurs interventions audios et vidéos lors des discussions ou meetings qu’ils peuvent tenir à l’intérieur de leurs franchises. Pas mal de propriétaires ont engagé des équipes de « nettoyage », pour tenter de retrouver et effacer tout document qui pourrait les montrer en train de parler sur des sujets raciaux, ou sur les droits des homosexuels, ou simplement des vidéos qui les montreraient en position peu avantageuse dans un bar, passé minuit ».

« Lorsque la NBA a révélé le nom du fautif hier, il y avait des signes de soulagement dans la ligue. Un exécutif haut placé d’une franchise m’a même envoyé par texto son soulagement que ce ne soit pas un des siens qui soit incriminé. Les coeurs s’étaient arrêtés de battre. Les survivants avaient passé le week end, mais il ne fait aucun doute que désormais, les dirigeants vont commencer à se demander si ils ne sont pas les prochains sur la liste ».

Si on suit cette petite histoire forte de sens racontée par le Woj, on voit donc que plus d’un propriétaire ou officiel de franchise aurait des choses à se reprocher, qui pourraient être similaires à celles qui ont couté leur place à Donald Sterling et Bruce Levenson.

Néanmoins, tous les patrons ne sont pas à mettre dans le même sac, certains (par exemple les petits nouveaux comme Steve Balmer des Clippers, ou ceux des Warriors pour ne citer qu’eux) parviennent et parviendront à casser l’idée qu’on se fait du vieux propriétaire conservateur jusqu’à l’os et qui n’hésite pas à se lâcher en public sur des questions sensibles, qui a de moins en moins sa place dans la NBA d’aujourd’hui. Adam Silver et ses équipes ont d’ailleurs montré leur efficacité pour traiter ce genre de problème en temps et en heure, et on peut compter sur la Ligue pour sanctionner et expulser tout futur fautif parmi la caste très fermée de ceux qui possèdent une équipe NBA. Ils sont désormais dans le radar de tous, et aucun écart ne sera pardonné.

Source : probasketballtalk.nbcsports.com

Image : heraldsun.com

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