Knicks

Spurs-Knicks ou comment une affiche tourne à la boucherie

Plusieurs évènements ce soir pour l’affiche entre les Spurs et les Knicks au Madison. En premier lieu le retour de l’une de nos muses j’ai nommé Mister JR Smith. A noter également le turn-over initié par le commandant Pop’ qui a décidé ce soir d’aligner Belinelli et Babac en starters en lieu et place de Splitter et, plus étonnant, de Kawhi Leonard. Pour savoir également si la défense des Spurs, enfin en place vendredi face aux Warriors, était au rendez-vous ce soir, c’est ici et maintenant que ça se passe, et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains ont plus que déçu…

Dès l’entame, Danny Green se rappelle au bon souvenir de son mois de Juin en empilant les points comme un maçon empile les briques. Grâce au sniper et à la connexion franco-française TP/Babac, les Spurs profitent des errements (mot poliment choisi) défensifs des Knicks pour s’échapper au score rapidement, 10-0, 18-4 puis 26-9. Tony Parker impeccable (10 pts 5 ass en 9 minutes), Ginobili et Kawhi Leonard en 6ème homme de luxe accroissent l’avance des Spurs et les Texans atteignent le premier buzzer avec un score sans appel de 35-17… Coté Knicks, aucune exécution de système, Bargnani erre en badaud aux alentours de la raquette et JR Smith a commencé les vendanges dès sa rentrée en jeu. Le MSG s’apprête à vivre une soirée difficile et ce n’est que le début…

JR Smith complètement à la rue

Le début du 2ème quart est ignoble coté New Yorkais: Les « oranges » (même leur maillot ce soir était plus que limite c’est dire…) semblent complétement perdus sur le parquet. Sur deux possessions, Leonard gambade tranquillement jusqu’au cercle tandis que pour lui répondre, Jean René Smith aka JR ball envoie brique sur brique… Rien de nouveau sous les spotlights de NY, seul Melo en isolation complète tient les Knicks en vie et quand ce bon Metta World Peace enchaine deux actions correctes pour maintenir les siens à flot, Sir Woodson décide sereinement de le rappeler sur le banc… sous les huées du Garden bien sur… Les Spurs devant tant de facilité relâchent un peu la bride et atteignent la mi-temps sur le score de 61-45.

Si les Knicks reviennent boitillant au retour des vestiaires, les Spurs se chargent de leur rappeler que pour ce soir c’est mort pour eux… A un bel air-ball inaugural de Melo répondent Duncan sur la ligne, Danny Green from downtown par 2 fois et un Parker plus que facile pour faire monter l’écart à +26. Si JR Smith rentre enfin son 1er (et seul) shoot de la soirée, Diaw et Green se chargent de saler l’addition, Duncan se gave de rebonds offensifs face à des Big Men New Yorkais qui ne sautent même plus… Grâce à un ave maria de MWP, les Knicks s’en tirent miraculeusement avec un joli -30 au buzzer et le dernier quart-temps risque d’être long pour tout le monde…

Comme souvent, le garbage time est l’occasion pour les coaches de faire courir un peu leurs portes serviettes. Toure Murry, Cole Aldrich coté Knicks et De Colo, Joseph, Ayres et Baines chez les Texans profitent ainsi de la récréation. Patty Mills y va lui de ses 15 points en 20 minutes pour confirmer son gros début de saison tandis que coté Knicks c’est le rejeton Hardaway qui fait prévaloir ses dons de soliste, on se croirait à un Rookie Challenge… Ce bouillon de match se termine à 120-89 pour les leaders de la Conférence Ouest mais Dieu que ce fut laid coté Knicks, Dieu que ce fut long…

Plus encore que la domination et l’exécution offensive parfaite des hommes de Popovich, c’est le niveau défensif des New Yorkais sans Chandler et la résignation des joueurs qui posent clairement problème. Sifflés copieusement par le MSG, les Knicks sont déjà dos au mur, souffrant de la comparaison avec les nouveaux cadors à l’Est. Mike Woodson semble sur un siège éjectable, Bargnani n’est présent que d’un coté du parquet, Smithy a été ce soir tout sauf un basketteur, Shumpert est annoncé à Denver en échange de Kenneth Faried. Les jours prochains devraient être décisifs pour une franchise en pleine décrépitude. Coté Spurs, tout va bien, Pop fait tourner et peut préparer sereinement le déplacement de mardi à Philly. Mike Woodson, de son coté, a jusqu’à mercredi pour ruminer et préparer la révolte. Ce sera face aux Hawks et cette fois ci le Madison l’attend au tournant… Dernière chance avant éjection?

 

 

 

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