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[Saison 2013/14] : L’envol des Pelicans ?

Depuis le départ de Chris Paul et David West, New Orleans patauge en bas de tableau NBA. La reconstruction est lente, mais certaine. Des joueurs s’illustrent, d’autres confirment, et la franchise de Louisiane semble retrouver un peu de sa superbe. Nouveau nom, nouveaux visages, nouvelles couleurs : le début d’une belle équipe ?

Une saison 2012/2013 en dent de scie.

S’appuyant sur leur nouveau rookie, Anthony Davis, sélectionné en première position de la draft 2012 les Hornets continuent leur reconstruction. Eric Gordon est toujours blessé, et la saison s’annonce longue pour l’équipe. Ils la démarrent péniblement, sans jamais trouver de solutions pour enchaîner plusieurs victoires de rang. Et la blessure après seulement 6 matchs d’Anthony Davis ne vient pas arranger les choses. Sans star pour mener le jeu comme il se doit, les Hornets continuent de galèrer à chaque match, et les victoires ne sont pas vraiment au rendez vous.

Le changement de nom de la franchise arrive alors sur le devant de la scène, et les rumeurs s’accentuent au fil des semaines. Les Bobcats en profitent alors pour tenter de reprendre l’appellation « Hornets » pour Charlotte. Des noms fusent de partout mais un ressort particulièrement : Pelicans, comme l’oiseau emblématique de la région. Les réactions à ce nouveau nom sont globalement mauvaises, mais Tom Benson, le proprio de la franchise, décide tout de même de le choisir le 24 Janvier 2013.

Entre temps, Eric Gordon revient de sa blessure, et retrouve un niveau de jeu tout à fait acceptable. Son association avec le très prometteur Greivis Vasquez est bonne, et les fans retrouvent un peu le sourire. Mais l’apport d’Anthony Davis se fait de moins en moins ressentir, et l’équipe finit malgré tout à l’avant dernière place de la conférence Ouest (27 victoires pour 55 défaites).

L’inter saison est plutôt bien gérée de la part des dirigeants, puisqu’ils parviennent à signer Jrue Holiday et Tyreke Evans en échange de Greivis Vasquez, Nerlens Noël (sélectionné en 6eme position de la draft 2013) et Robin Lopez. Greg Stiemsma est alors signé pour combler le manque de pivot dans l’équipe, tout comme l’arrière Anthony Morrow, qui tente de relancer sa carrière. Le renouveau s’installe en Louisiane !

Essai2

L’effectif.

Les Pelicans abordent la saison 2013/2014 avec un effectif jeune et peu expérimenté. La moyenne d’âge est de 24 ans, mais les ambitions sont clairements affichées : Les Playoffs et rien d’autre !

●Nº0 Al-Farouq Aminu (ailier)

Arrivé au club lors du transfert de Chris Paul, le jeune Nigérian continue de progresser et de gagner du temps de jeu saison après saison. Alignant des moyennes tout a fait correctes pour son rôle dans l’équipe (7,3 points, 7,7 rebonds, 1,2 steals en 27 minutes), Aminu arrive dans un moment clé de sa carrière. Il doit prendre un réel envol pour faire progresser son équipe, et pour passer un cap dans sa jeune carrière.

●Nº33 Ryan Anderson (ailier fort)

Depuis son titre de MIP en 2011/2012, Anderson a passé un cap dans sa carrière. Ses moyennes sont en nettes augmentation, et il est évident qu’il était l’option offensive numéro un de l’équipe la saison dernière. Reste à voir maintenant s’il arrivera à se remettre du suicide de sa petite amie, et à conserver son leadership malgré le retour en forme de Gordon, et les arrivées d’Evans et Holiday. Ca va être difficile, mais Anderson est un joueur régulier.

●Nº12 Tyreke Evans (arrière)

T-Rex est loin de son meilleur niveau, mais il n’en demeure pas moins un très bon joueur. Cette saison sera sûrement la plus importante de sa carrière. Possédant de grandes capacités en pénétration, il pourrait apporter énormément a cette équipe. Il faut maintenant qu’il réussisse à s’imposer malgré la présence d’Éric Gordon au même poste. Pas une mince affaire.

●Nº11 Jrue Holiday (meneur)

Pièce maîtresse de l’effectif des Sixers la saison passée, Jrue Holiday aura cette fois moins de responsabilités, notamment au scoring. Son association avec Gordon et Davis devrait valoir le coup d’oeil. Un trio jeune, rapide, explosif… Si la mayonnaise prend, les défenses adverses vont plier sans aucun doute.

●Nº10 Eric Gordon (arrière)

Sa grave blessure lors de l’exercice 2012/2013 laisse planer quelques doutes quant à son véritable niveau. Il a réussi un assez bon retour en fin de saison, et devra confirmer dès le début de la prochaine pour ne pas laisser les Pelicans couler. Car même s’il est beaucoup mieux entouré aujourd’hui que depuis son arrivée en Louisiane, Gordon reste le véritable leader de cette équipe. Mais les dirigeants du club ne croient pas vraiment en lui, et s’il rate son début de saison, c’est le transfert assuré…

●Nº23 Anthony Davis (ailier fort/pivot)

Auteur quoi que l’on dise d’une bonne saison rookie, Davis a montré qu’il possédait un gros potentiel. Certains l’annoncent comme le futur Garnett ou Duncan, et d’autres pensent que sa carrière sera une déception totale… C’est à lui de nous prouver, et ce dès la saison prochaine, qu’il sera un joueur d’exception. La réussite de l’équipe dépendra de sa capacité à dominer la raquette.

Reste de l’effectif :

●Nº25 Austin Rivers (arrière)

●Nº2 Darius Miller (ailier)

●Nº14 Jason Smith (ailier fort/pivot)

●Nº34 Greg Stiemsma (pivot)

●Nº22 Brian Roberts (meneur)

●Nº… Anthony Morrow (arrière)

●Nº… Jeff Withey (pivot)

Les Pelicans dans la lignée du Thunder ?

Que les choses soient claires, on ne compare pas les deux équipes. Mais la façon dont ces deux équipes abordent l’avenir les rapprochent : miser sur les jeunes pousses talentueuses pour monter l’équipe en haut de tableau. Alors certes, New Orleans ne possède pas de Kevin Durant ou de Russell Westbrook, mais de plusieurs joueurs bourrés de talents, capables de prendre feu à tout moment. Si la mayonnaise prend, l’équipe peut venir titiller une place en Playoffs, dans une conférence Ouest très ouverte malgré le gros niveau qui s’y trouve. Mais il faut pour cela une parfaite entente entre les Gordon, Evans, Holiday et autres… Car s’ils possèdent tous un gros potentiel, il est évident qu’il va falloir apprendre à travailler avec les autres, bien qu’ils n’aient jamais eu de réelle concurrence dans leurs équipes. Alors pourquoi pas, dans quelques années, voir les Pelicans dans le top5 à l’Ouest ? Le Thunder y est parvenu d’une façon similaire, pourquoi pas eux ?

Essai1

Qui sera le leader de ce groupe ?

Gordon? Davis ? Holiday ? Evans ? Le prochain leader de l’équipe sera un de ces quatre là. Ce qui est sûr c’est que le talent ne fait pas tout. Un leader doit également comporter un bel esprit d’équipe, une grosse rage de vaincre, des réponses en plein match à une équipe en proie au doute, mais aussi la capacité de motiver ses coéquipiers… Pas si facile que ça ! On aurait tendance à pencher vers Eric Gordon. Parce que pour le moment, les trois autres semblent un peu jeunes pour porter l’espoir de toute une région sur leurs épaules. Il se présente donc comme le plus crédible. Pour l’instant. Car la marge de progression des trois autres, tant techniquement que mentalement est assez impressionante. Sur du long terme, Jrue Holiday paraîtrait comme le mieux placé. Mais avant d’émettre ces hypothèses, attendons le début de saison !

Les Playoffs : objectif trop ambitieux ?

Plus d’un mois avant le début de saison, la couleur est déjà annoncée : objectif Playoffs. Et pourquoi pas ?Les Pelicans ont largement les capacités et les joueurs requis pour y parvenir. Mais il ne faudra surtout pas rater le début de saison. Car si le talent est bien présent dans ce roster, il y est également dans celui des autres. Grizzlies, Warriors, Spurs, Clippers, Thunder, Nuggets, Rockets, ou encore Mavericks et Lakers. Difficile pour une équipe en reconstruction d’aller bousculer ceux là. Pourtant pas impossible, un 7eme ou 8eme spot étant tout de même grandement envisageable. 82 matchs pour y parvenir, soit une implication exemplaire nécessaire à chaque rencontre. Si les dirigeants réussissent à garder tout le monde dans le droit chemin, en donnant un rôle qui convient à chacun, les Playoffs sont plus qu’envisageables. On se languit de voir cette équipe à l’oeuvre lors du prochain exercice !

Après une saison 2012/2013 ratée, l’été a été beaucoup plus radieux que prévu en Louisiane. Beaucoup de jeunes talentueux arrivés, pour un exercice 2013/2014 qui s’annonce d’ors et déjà mouvementé. L’effectif est neuf, l’identité de la franchise aussi. Les Pelicans sur le point de prendre un envol tant attendu depuis le départ de Chris Paul ?

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