Heat

Et le MVP des finales est…

Heureux qui peut prétendre aujourd’hui connaître le futur MVP des Finales 2013. Que ce soit le Heat ou les Spurs qui remportent le trophée Larry O’Brien, personne ne semble se dégager pour ce titre ô combien prisé. TrashTalk revient sur les performances des principaux acteurs de ces Finales et vous explique pourquoi chacun de ces joueurs peut, jusqu’à présent, prétendre au trophée.

1 – Danny Green

(18,7 points à 63,3% dont 69,6% à 3 points, 3,3 rebonds)

Après avoir démarré sa série doucement avec 12 points lors de la victoire initiale des Texans, Danny Green a commencé à prendre la mesure de la défense du Heat. A tel point qu’il n’a manqué que sept shoots à 3 points en trois rencontres pour un total de 16 tirs marqués pour 23 tentés. Cette nuit, il était clairement « dans la zone » avec un magnifique 7/9 !
C’est fabuleux, et avec 18,7 points de moyenne, il est pour le moment le meilleur marqueur des Finales.
Et dire que Stephen Jackson s’estimait meilleur que lui. Une nouvelle fois, Gregg Popovich a fait le bon choix !

2 – Kawhi Leonard

(11 points à 41,9% dont 30% à 3 points, 12 rebonds)

Qui peut se targuer de limiter à ce point LeBron James (16,7 points) ? Kawhi Leonard, drafté en 2011, est tout simplement sur une autre planète. On le savait très bon défenseur, mais on doit l’avouer, on ne l’imaginait pas aussi fort sur l’homme que ce qu’il nous montre depuis trois matches. Il profite des lacunes de son adversaire pour en tirer le meilleur profit.
Face à lui, LeBron James est incapable de pénétrer (0 LF obtenu sur le match 3). A côté de ça, Kawhi a signé deux double-double. Le jeune petit ailier est un formidable rebondeur, et même s’il manque encore de régularité, son tir dans le corner fait souvent mal aux défenses.

3- Tim Duncan

(13,7 points à 37,2%, 13 rebonds, 2 passes, 1,7 blocks)

A 37 ans, Dream Tim n’est plus le 4 dominant que l’on a connu durant les années 2000, mais force est de constater qu’il a toujours un rôle déterminant pour son équipe.

Lors du premier match, il a su se relever après un premier quart difficile pour inscrire 11 points dans le deuxième quart-temps. Il y a réalisé sa meilleure performance en compilant 20 points et 12 rebonds. Depuis il alterne le bon et le moins bon, mais sa présence dans la raquette pose d’énormes problèmes au jeu offensif du Heat, incapable de pénétrer.

4- Tony Parker

(13,3 points à 43,2 % dont 50% à 3 points, 6,3 passes)

Royal dans le quatrième quart-temps du premier match (10 points dont ce shoot sur la tête de LeBron James à 5 secondes du buzzer), le Français est en difficulté depuis deux rencontres. Mario Chalmers a même pris le dessus sur lui lors du Game 2. Cette nuit, il a démarré la rencontre pied au plancher, en distribuant le jeu comme il sait le faire (8 passes décisives en 27 minutes), mais cette fois, c’est une blessure à la hanche qu’il l’a stoppé.

Leader naturel des Spurs, TP nous a montré ce dont il était capable, espérons que sa blessure ne l’empêche pas de nous montrer de nouveau tout l’étendue de son talent.

5 – LeBron James

(16,7 points à 38,9% dont 23,1% à 3 points, 12,3 rebonds, 7,3 passes, 1,7 steals, 1 block)

Il est possible de débattre durant des heures des Finales de LeBron jusqu’ici. Tantôt génial, tantôt transparent. Les performances du « King » ne laissent personne indifférent. Avec une moyenne de points aussi faible, on ne peut pas dire que LeBron James soit au mieux, la faute à Kawhi Leonard et de manière générale à la défense d’équipe des Spurs qui l’a parfaitement bloqué durant ces 3 matches. Sa performance du Game 3 ne restera pas dans les annales tant « The Chosen One » semblait sans solution (0 LF obtenu, des tirs sans rythme).

Une réaction rapide est attendue. Quand le quadruple MVP va, tout va pour le Heat, mais quand il n’est pas en pleine possession de ses moyens, Miami s’écroule…

Mentions

Mike Miller

(9,7 points à 90,9% dont 90% à 3 points)

On ne l’attendait pas à pareille fête, mais comme l’an dernier, Mike Miller sort de sa boite au meilleur moment ! 
Depuis le début de cette série, le natif de Mitchell n’a loupé qu’un seul tir à 3 points, et il n’a shooté qu’une seule fois devant cette ligne. Un rôle totalement unidimensionnel qui lui va à ravir, et qui aurait même pu sauver le Heat durant le Game 3.

Gary Neal

(13,7 points à 45,5% dont 50% à 3 points)

On peut qualifier Gary Neal de joueur unidimensionnel, seulement capable de shooter. Un catch & shooteur pur, néanmoins capable de créer son shoot. Quand le jeune arrière prend feu, sa confiance est telle qu’il devient impossible à arrêter.

Il peut parfois tellement chauffer qu’il en fait n’importe quoi, mais hier, il a tout simplement tué le Heat avec ses tirs improbables. Les Spurs n’ont qu’une envie : que sa réussite insolente perdure.

Chris Bosh

(12,3 points à 44,4%, 0% à 3 points, 8,3 rebonds, 3 passes, 2,3 steals, 1,7 blocks)

Cette présence peut légitimement vous surprendre. Mais rendons à Chris ce qui appartient à Chris. Bosh a pris 10 rebonds par deux fois dans cette série, c’est suffisamment rare pour le souligner, surtout qu’il a Thiago Splitter et Tim Duncan (voire Kawhi Leonard) en face de lui. Le staff du Heat déclarait il y a quelques jours qu’il ne lâcherait pas l’ancien Raptor à ce sujet, et cela à l’air de fonctionner. De plus, Chris Bosh est davantage impliqué dans le jeu de son équipe qu’à l’accoutumée. Le pivot du Heat cumule en effet 8 passes décisives sur les deux dernières rencontres !

Néanmoins, son irrégularité chronique en attaque (surtout à moyenne et longue distance) empêche le troisième larron du « Big Three » de figurer plus haut dans ce classement.

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