Timberwolves

Rudy Gobert affronte le Jazz ce soir : pour la première fois de sa carrière, la Gobe sera dans l’Utah en tant qu’adversaire

Rudy Gobert 9 juillet 2022

Un monument local.

Source image : BeIN Sports

Après neuf saisons de bons et loyaux services sous les couleurs du Jazz, Rudy Gobert débarque pour la première fois à Salt Lake City avec un autre maillot sur les épaules, cette nuit à 3h du mat’. Séquence émotion en prévision, de quoi se remémorer les accomplissements de la Stifle Tower dans l’Utah.

Ah, les retrouvailles en NBA. Qu’elles soient heureuses ou qu’elles soient houleuses pour les principaux concernés, elles sont au moins toujours joyeuses pour nous, les fans et observateurs. Et pour Rudy Gobert, il est temps de revenir sur des terres qu’il connaît plus que bien. Après avoir passé neuf ans à Salt Lake City, l’Utah est comme une deuxième maison pour Rudy, qui confiait à Rémi Reverchon qu’il “avait instantanément kiffé les paysages et les montagnes autour” et que la vie là bas lui avait permis de “se connecter avec la nature”. Et non, pour ceux qui se le demandent, notre Rudy national ne parle pas ici d’un voyage à Katmandou.

“J’ai passé neuf ans de ma vie ici et j’en garde un tas de souvenirs. J’ai noué beaucoup de relations profondes avec des gens que j’aime, et qui m’ont donné beaucoup d’amour au fil des années. Ça risque d’être un peu bizarre d’aller dans le ‘vestiaire visiteurs’ mais j’imagine que ce retour sera plein de joie et d’amour.” Rudy Gobert pour ESPN

Ah ça, niveau nature et grands espaces, le géant de Saint-Quentin ne doit pas être dépaysé dans le Minnesota. Au niveau du jeu non plus d’ailleurs, on ne peut pas dire que les choses aient grandement changé. Contrairement aux prédictions des plus optimistes, D’Angelo Russell et Anthony Edwards ne sont pas particulièrement plus généreux en passes que ne l’était Donovan Mitchell du côté du Jazz. Spida lui, que Rudy a déjà eu l’occasion de retrouver en début de saison, a par contre l’air de bien se plaire dans l’Ohio où il lead des Cavs troisièmes de l’est. Chez les Wolves, la fête est moins souvent au rendez-vous : un bilan à peine à l’équilibre, une défense toujours pas en place malgré l’arrivée du triple DPOY et des automatismes qui ne viennent pas.

Le Jazz, qui caracole toujours parmi le top 6 de la Conférence Ouest à la surprise générale, va sans doute dérouler le tapis rouge à Rudy Gobert (on imagine les vidéos tribute et les jolis messages des fans du Jazz dans la salle), mais pas question de faire de cadeau à Gobzilla et ses louveteaux. Toujours démunis de Karl-Anthony Towns, les Timberwolves devront compter sur le Français pour rappeler à Walker Kessler qui a été le patron de ce Jazz pour la décennie passée. Rudy lui même avoue en tout cas anticiper un retour fort en émotions.

La longue construction du projet Jazz, les espoirs de grandeur après une saison au top de la Ligue, puis les désillusions successives et la fin du parcours. Rudy Gobert aura été là, à Salt Lake City, du début à la fin de cette aventure. Il revient ce soir voir son ex avec qui, on l’espère, il saura rester en bons termes. Et ce même quand le Jazz sortira Minny au premier tour du play-in.

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