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Kevin Durant pense qu’il n’a pas besoin de gagner un autre titre pour solidifier sa legacy : “Tout ça c’est des conneries”

On en connaît certains qui ne sont pas d’accord avec ça Kevin.

Source image : NBA League Pass

Interviewé par Chris Haynes de Bleacher Report après la raclée reçue par les Nets face aux Kings mardi, Kevin Durant s’est exprimé sur de nombreux sujets, de sa demande de transfert l’été dernier à l’état actuel de son équipe de Brooklyn. Mais KD en a également profité pour envoyer un message à ceux qui remettent continuellement en question sa legacy, autrement dit l’empreinte qu’il va laisser sur la NBA.

Le talent de Kevin Durant a toujours été indéniable. Considéré comme l’une des armes offensives les plus destructrices de l’histoire du basket, KD fait partie de ces joueurs générationnels qui ont fait avancer le jeu à travers des qualités uniques. À 34 ans et alors qu’il a connu une rupture du tendon d’Achille en 2019, Durant tourne encore cette saison à 30,3 points, 6,5 rebonds, 5,3 passes et quasiment 2 contres par match, le tout à 52% au tir, 35% à 3-points et 93% aux lancers-francs.

Pourtant, malgré les titres de meilleur marqueur, malgré un statut de MVP et de double champion NBA, la legacy de Kevin Durant continue d’être une source de débat.

Quand il a décidé de “sortir de sa zone de confort” le 4 juillet 2016 pour rejoindre les Warriors de Stephen Curry version 73 victoires, KD a immédiatement été accusé de choisir la voie de la facilité pour tenter d’atteindre les sommets de la NBA. Ces sommets, il a fini par les atteindre avec ce back-to-back remporté sous le maillot de Golden State et deux titres de MVP des Finales en prime, mais sa nouvelle réputation ne l’a jamais vraiment quitté. Pire, elle s’est renforcée depuis son départ des Warriors vers Brooklyn en 2019, à travers le fiasco de son projet commun avec Kyrie Irving aux Nets, le nouveau titre remporté par Golden State sans lui en juin dernier, et sa demande de transfert au cours de l’été.

C’est ainsi qu’aux yeux de beaucoup d’Hexperts (coucou Charles Barkley), Kevin Durant doit encore prouver qu’il peut mener lui-même une équipe au titre, en étant le leader indiscutable d’un groupe qui ne possède pas trois autres All-Stars dans l’effectif comme à Golden State. La réponse de KD par rapport à ça ?

“Tous ces trucs de m*rde du genre, ‘Tu dois gagner un [autre] titre avant ta retraite pour solidifier ta legacy’, c’est des conneries pour moi.”

Mais du coup, c’est quoi ta legacy Kevin ?

“Ma legacy est basée sur ce que Cam Thomas [un coéquipier aux Nets, ndlr.] apprend de moi et ce qu’il en retire quand il sera dans sa dixième année. C’est ça ma legacy. Ce que j’ai fait pour Andre Roberson [un ancien coéquipier au Thunder, ndlr.], la confiance que j’ai pu lui inculquer quand il était dans la ligue. C’est ça ma legacy. Le fait de pouvoir jouer avec Russell Westbrook, Steph Curry et Kyrie et en même temps rester moi-même. Oui, c’est ça ma legacy. Voilà qui je suis. C’est ce que j’apporte au jeu.

Je peux jouer avec n’importe qui, n’importe où, n’importe quand, et vous savez ce que je vais apporter chaque jour. Voilà ce qui devrait être ma legacy.”

L’impact sur les coéquipiers et la capacité d’adaptation de Kevin Durant, c’est ce qu’il faudrait retenir selon le principal intéressé. Malheureusement pour KD, le terme “legacy” est aujourd’hui tellement associé à l’aptitude d’un joueur à emmener son équipe jusqu’au titre que tout le reste arrive au second plan, surtout quand on parle d’éléments qui ne sont pas quantifiables.

La transmission des savoirs envers un jeune joueur comme Cam Thomas, c’est très honorable mais ce n’est pas ça qui va faire pencher la balance dans un débat sur son héritage.

Sa capacité à s’intégrer dans n’importe quelle équipe pour claquer 30 points, de martyriser les défenses à la fois en catch & shoot et en isolation, et de s’adapter constamment selon les besoins de son équipe, ça représente évidemment une grande partie de sa greatness, mais cela ne permet pas de changer la perception de ceux qui estiment qu’il n’est pas un leader.

Qu’il le veuille ou non, qu’il ait raison ou pas, Kevin Durant ne peut pas dicter les termes de sa legacy. Tout ce qu’il peut faire, c’est continuer de maximiser les années qu’il lui reste en NBA, autant sur le plan individuel que collectif, pour n’avoir aucun regret au moment de raccrocher définitivement les sneakers. Et quand ce moment viendra, peut-être que la perception globale à son égard aura changé…

… ou pas.

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Source texte : Bleacher Report

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