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Eric Gordon semble voir rouge : 33 ans au milieu d’un projet Rockets qui va mettre du temps à décoller, on comprend l’impatience

Eric Gordon

Attention, daron texan pas content.

Source image : montage TrashTalk via NBA League Pass

Il est la victime d’absolument rien du tout. Parfois des joueurs sont échangés au milieu de leur nuit, alors qu’ils n’ont rien demandé, que leur maison est personnalisée à leur image, qu’il leur est tout simplement impossible de changer de vie. Et puis il y a Eric Gordon, qui rêve de monter dans un dirigeable en direction de n’importe où ailleurs, tant qu’il n’y a pas que des jeunes tatoués et un maillot rouge.

Quelle est la différence entre Benoît Paire et Eric Gordon ? Les deux n’en peuvent plus d’être ici, l’un est simplement plus poli que l’autre. On ne sait pas comment s’en est sorti le tennisman, et on ne sait pas non plus comment va procéder Eric Gordon pour trouver un nouveau pied-à-terre en NBA. L’arrière des Rockets a déjà 33 ans et touche 19,5 millions de dollars cette saison. Son exercice 2023-24 à 21 millions de dollars ne lui est pas garanti. Il faudrait pour cela qu’il prolonge à Houston, scénario improbable tant il semble au bord de la rupture à chacune de ses apparitions caméra. La nuit dernière, la défaite de 16 points pour la réception des Clippers semble avoir eu l’effet goutte d’eau. Rico la défonce s’est autorisé un petit tweet tout mignon avec un smiley rouge grognon, pas très content, colérique même, dont la sphère basket s’est logiquement emparée. Peut-être son chien a-t-il pissé sur la moquette du salon hein, bénéfice du doute quand même, mais on est plutôt de l’avis public qu’Eric Gordon s’ennuie férocement à Houston. De surcroît cette saison est la plus basse au scoring de sa carrière avec 12,2 points à 45% au tir dont 36% à 3-points, 1,9 rebond et 3,1 assists. Tout cela sent le manque d’investissement et de motivation : pas la foi de repartir à zéro avec des gosses qui s’habillent bien.

Les dernières infos très officielles à son sujet provenaient de The Athletic. Le soir de la dernière draft, Eric Gordon aurait été tout proche d’un transfert qui a finalement capoté : à cet instant, Sixers et Lakers étaient les plus chauds sur le dossier. Un épisode que l’arrière de 33 berges doit encore avoir en travers de la gorge, lui qui aurait probablement préféré toucher 19,5 millions de dollars au sein d’un roster compétitif, histoire de mieux les faire valoir qu’à Houston où les jeunes tiennent le ballon, et lui ne sert que de point d’appui posé à 45° prêt à driver ou dégainer. C’est la septième saison d’Eric Gordon à Houston, la troisième dénuée d’enjeux. On ne peut pas demander à un éléphant de vivre dans le Pas-de-Calais, autant qu’il est impossible de demander à un compétiteur de servir à une reconstruction dont il ne profitera pas. Mais avec cette dernière année de contrat un tantinet élevée, les contenders pouvant accueillir Gordon ne sont pas légion.

Les Sixers dépassent la luxury tax d’un petit million. Les Lakers ont peut-être de quoi monter un trade, donc à voir si le soleil de la côte Ouest – en dépit d’une saison victorieuse – chauffe le Hobbit. Et s’il n’avait envie que de changer d’équipe ? S’il ne croyait tout simplement pas en la reconstruction des Rockets ? Dans ce cas précis, tu l’échanges au Thunder contre Josh Giddey et un mec de fond de rotation, histoire de le replacer en mentor dans de meilleures dispositions. Primo, les Texans ne diraient pas non à un peu de gestion sur le poste 1 de Kevin Porter Jr, parfois bien brouillon. Deuzio, on déconne hein on a juste voulu faire crier deux ou trois fans du Thunder dans les commentaires : intransférable le surfer rouquemoute.

Il a mouillé le maillot pour Clutch City, a joué dans la meilleure équipe de l’histoire de la franchise (t’sais le mec qui pense qu’Olajuwon c’est une marque de vélo concurrente de B’TWIN), Eric Gordon a bien mérité son remerciement avec indemnités et tout le tralala.

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