Warriors

Stephen Curry claque la porte au nez des Cavaliers : 40 points à 15/23 au tir, cet homme est le basket-ball

Stephen Curry

Et il pète un câble parce qu’il loupe un lancer. Sale perfectionniste va.

Source image : NBA League Pass

C’est ce genre de pôti bonhomme qui d’un coup, nous fait prendre beaucoup de recul jusqu’à nous demander : « Mais pourquoi les freaks de 2m20 super mobiles nous affolent-ils ? ». Bien sûr que Stephen Curry monopolise l’introduction. Chapô soliste. Chapeau l’artiste.

La jolie boxscore maison, c’est par ICI !

« Génialissime », titre Le Figaro.

« L’Albus Dumbledore du basket-ball », s’extasie Libération.

« On n’avait plus vu ça depuis Sylvain Francisco contre la Lituanie », souligne le Dauphiné Libéré.

Dans la catégorie des records qui n’en sont pas vraiment, Stephen Curry est le premier joueur de l’histoire à lâcher deux matchs de suite à 40 points à 65% au tir et au moins 5 tirs du parking. C’est beaucoup trop poussé. Il faudrait inventer une nouvelle orientation sexuelle pour les statisticiens qui vont dénicher ce genre d’info. C’est une performance de dingue hein, mais c’est juste pour le principe. Ne peut-on pas poser les stylos et les chiffres, et se suffire d’énoncer 40 points à 15/23 au tir pour seulement 2 ballons perdus ? Dans le dernier quart-temps, une activité de dingue, 15 points à 3/4 du parking et un double dagger venu renvoyer les Cavaliers dans l’Ohio. Hommage à cet écran de Klay Thompson plus illégal qu’un combat de nain organisé dans le sous-sol du Palais Bourbon par des députés qui y parient leur vote sur des textes de loi. Une pose d’appuis pas du tout posée, l’épaule gauche qui épouse le menton d’Isaac Okoro et les deux bras instantanément en l’air pour faire mine qu’il ne sait rien alors qu’il sait tout. Le basket-ball qu’on apprécie quand il se joue en faveur de notre équipe.

Performance du Chef d’autant plus dantesque qu’il n’a pas été accompagné par son frère de backcourt : seulement 9 points à 3/13 au tir pour Klay Thompson qui réalise là son plus mauvais départ en carrière. Sans les apports de Jordan Poole, Andrew Wiggins et Draymond Green, il eût été compliqué pour Stephen Curry de se dépatouiller en solitaire. Et ce malgré ses 40 pions. Les Cavaliers restent les Cavaliers, à savoir l’un des bons élèves de la Conférence Est capable de t’allumer sans briller. Ces fumiers ont failli taper le champion en titre en tirant à 40% sur la rencontre dont 27% à 3-points. Rassurant en un sens, mais moche. Seul Dono Mitchell a été grand avec 29 points à 50% au tir, 10 rebonds, 9 assists et un plus-minus de +7. On aurait aimé pouvoir dire pareil de Darius Garland, mais le 5e choix de la Draft 2019 peine toujours à lancer sa saison. Blessé le premier jour, il s’est absenté deux semaines puis est revenu au milieu des Bulls 96 : une équipe sans problèmes, un duo de déménageurs Evan Mobley – Jarrett Allen au top, Donovan Mitchell dans la course au trophée de MVP. À l’instant T, c’est à Garland de se réintégrer à sa propre équipe. Tâche dure, ingrate, mais s’il y parvient, les réalisations n’en seront que plus grandes.

Stephen Wardell Curry est ce genre de bonhomme capable de plonger une équipe de haut de tableau dans le doute, par la seule force d’un scoring inarrêtable contre la 2e défense de NBA. Chapeau l’artiste.

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