Timberwolves

Les Wolves n’y arrivent pas : défaite à la maison face à des Suns sans Chris Paul, on est encore loin du « contender » annoncé

Rudy Gobert

C’est pas comme ça qu’on imagine la vie.

Source image : NBA League Pass

Ils sont la honte absolue de la NBA. L’équipe à bannir s’il fallait n’en garder que 29. T’sais le rédacteur qui prend son boulot un peu trop à cœur. Non en vrai, les Wolves ont pris le bouillon à domicile par des Suns venus sans Chris Paul. C’est un peu gênant.

Article à lire avec cette petite musique dans les oreilles

De ces loups, le Petit Chaperon rouge n’en aurait que faire. Une balade dans la forêt tranquilou-bilou, un panier rempli de tartes, D’Angelo Russell qui s’interpose et menace de le manger s’il ne lui donne pas ses tartes : Devin Booker, qui passait dans le coin, a joué le rôle du chasseur. Même pas besoin de Chris Paul, mis au repos à cause d’une douleur au talon droit. La feuille de match dessinée maison juste ICI, et les premières conclusions en sortie d’une défaite des Wolves loin d’être un cas « isolé ». Kyle Anderson et Jaylen Nowell intéressants en sortie de banc, Taurean Prince, Nathan Knight et Jordan McLaughlin beaucoup moins. Dans le cinq majeur, Anthony Edwards sous-performe : 11 points à 4/12 au tir, 6 assists et 2 interceptions, Mikal Bridges a testé avec succès la muselière pour loup. C’est le troisième match consécutif lors duquel Ant-Man score moins de 20 points, avec un pourcentage total de 41% au tir sur ces trois rencontres. Il est l’un des facteurs de cette mauvaise dynamique des Wolves, actualisée cette nuit à cinq revers en six rencontres. À la mène, D’Angelo Russell ne fait pas mieux : le 2e choix de la Draft 2015 perd plus de ballons, distille moins de passes décisives, score moins de points et a de pires pourcentages que la saison passée. Et comme s’il fallait ajouter une dose de symbole à son naufrage individuel, D-Lo oublie de rentrer sur le parquet et laisse ses coéquipiers à quatre sur toute une possession défensive. Lunaire.

Il est presque irréprochable mais peut encore progresser, Jaden McDaniels fait office de Boniface au milieu des Morhange. De la grosse défense accompagnée cette nuit par du scoring – 24 points à 10/14 au tir – le freak de 22 ans rappelle qu’on a beau taper sur ces Wolves 2.0, ce mauvais démarrage ne reste qu’un démarrage. L’un des jolis signes d’espoir vers lequel se tourner en pleine tempête. C’est moins le cas à l’intérieur, où Karl-Anthony Towns et Rudy Gobert se partagent difficilement les espaces. Rares sont ceux qui ont connu l’association Yancy Gates – Jerry Boutsiele sous Erman Kunter à Cholet Basket : deux big men dominants qui n’ont pour autant pas amené l’équipe en Playoffs. Quand l’un pose 25 points et prend 11 rebonds, Rudy Gobert, l’autre ne score que 11 points à seulement 3/7 au tir, Karl-Anthony Towns. Une espèce de « vas-y je te laisse faire » entre deux joueurs qui profitent des caviars de leurs meneurs/arrières, mais jamais en même temps. Et quand un bonhomme comme 4 traîne sa misère sur le poste KAT (ou l’inverse) pendant 28 minutes, c’est défensivement foireux et offensivement compliqué de combler ce qu’aurait pu apporter un garçon plus… « foudroyant » et dur au mal. Un peu comme ce que faisait Jarred Vanderbilt la saison passée, et qu’il fait toujours aujourd’hui avec le Jazz. Les Wolves y ont perdu un excellent role player, bien « homme de l’ombre », bien « on ne remarque que mon absence, jamais ma présence ». C’est tentant hein, mais on ne dressera aucune conclusion hâtive sur ce trade avec le Jazz. Pas ce soir, pas avec un Rudy Gobert qui a fait son match.

Sont un peu miséreux ces Wolves. Il s’agirait de ne pas laisser le bilan positif s’éloigner trop loin, histoire de rester dans les cordes de ce que devaient être ces nouveaux Wolves : une équipe… de contenders. Rien que ça.

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